Reinventing Organizations

Reinventing Organizations est un livre de Frédéric Laloux. Le livre est structuré en 3 parties pricipales :

  • Le première partie explique l’histoire de l’évolution des organisations
  • La seconde présente les pratiques des organisations évolutives
  • La troisième présente l’émergence de ces organisations

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L’histoire

L’auteur utilise un code couleur et nous fait partir des premiers groupes humains (Infra-rouge) évoluant en bande d’une douzaine d’individu. Le groupe ne peut grandir au delà de cette taille. Viens ensuite, une époque ou ce qui se produit dans son environnement est expliqué par la magie (Magenta) le groupe se réfère à la sagesse des anciens (ne pas être mort dans un monde dangereux démontre une certaine sagesse) ou aux sorciers.

L’évolution suivante (Rouge) amène l’organisation a grandir, elle reporte à un chef tout puissant qui montrera son pouvoir en toute occasion. Des exemples de structure de ce type sont souvent pointées du doigts : gangs, mafia…

On arrive ensuite à l’organisation conformiste « Commande et Contrôle » (Ambre), c’est l’émergence de l’agriculture et d’une première forme de civilisation qui peut commencer à planifier à long-terme et à grandir. On décrit souvent ces organisations par leurs propensions à la polarisation : le bien contre le mal, nous contre eux… Un des exemples cités par l’auteur pour illustrer ce mode d’organisation est l’église catholique.

L’évolution suivante (Orange), est l’organisation du « Prédiction et Contrôle », c’est l’organisation des accomplissements, du management par objectifs, des processus, des projets et des fonctions supports (RH, Marketing, Finances…). L’organisation est souvent décrite comme une machine. Elle est rationnelle, pyramidale, l’égo y est très présent. Les inégalités sociales sont la règle.

L’évolution suivante (Vert) est une organisation plurielle, l’organisation est décrite comme une famille. On se préoccupe de respect, de justice, d’équité. On s’intéresse à la communauté et à l’ensemble des parties prenantes. On recherche un but inspirant.

A chaque évolution, nous avons tendance à regarder l’évolution précédente comme étant arriérée… Et c’est ce que feront sans doute ceux qui nous suivrons lorsqu’ils nous regarderont.

Le dernier stade actuellement connu (Bleu, j’ai choisi de traduire Teal par Bleu pour simplifier) dont parle l’auteur est une organisation décrite comme un système vivant. L’égo n’y est plus absolu, mais est une variable, on recherche l’intégrité des personnes, la construction sur les forces. Les organisations s’appuient sur les relations entre les pairs, il n’y a pas de hiérarchie et les fonctions supports peu nombreuses se consacre à du conseil.

Les pratiques

Le chapitre sur les pratiques présente les pratiques constatées par l’auteur lors des enquêtes qu’il a mené dans différentes entreprises. Un des aspects intéressants est que ces entreprises sont de toutes tailles, de tous secteurs, qu’elles ne se connaissent pas entres elles et que pourtant elles partagent de nombreuses pratiques.

Les pratiques sont regroupées suivant 3 principes :

  • auto-organisation
  • intégrité
  • but évolutif

La comparaison entre les organisations Oranges et les organisations Bleues est particulièrement instructives. Je reproduis ci-dessous les tableaux comparatifs que vous pourrez trouver dans le livre.

L’émergence

L’auteur termine l’ouvrage par une partie sur l’émergence des organisations évolutives et l’impact sur la société dans son ensemble.

L’auteur propose des pistes pour démarrer une entreprise ou transformer une entreprise existante, suivant les principes des organisations bleues.

Le livre était l’objet du Club de Lecture de Bordeaux qui s’est déroulé ce samedi 19 septembre. Des échanges passionnants qui me donnent encore plus envie de vous dire de lire ce livre 🙂

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Pour avoir un avant-gout de ce que vous pourrez découvrir dans ce livre, vous pouvez également visionner la conférence de l’auteur :

Manage it!

Manage it! est un livre de Johanna Rothman édité chez Pragmatic Programmers. Vous connaissez sans doute cet éditeur qui a publié par exemple Agile Retrospectives de Esther Derby et Diana Larsen, ou Agile Coaching de Rachel Davies et Liz Sedley que mon ami Fabrice Aimetti a traduit en français. Si vous ne connaissez par Pragmatic Programmers, je vous recommande d’aller jeter un coup d’œil à leur étagère.

Lorsque j’ai parcouru les premières pages du livre, j’ai été surpris, voir rebuté, par le ton « gestion de projet classique » et finalement c’est ce qui me plait dans cet ouvrage. Pourquoi ? Parce que c’est un ouvrage que vous pouvez faire lire à des chefs de projets, ou des managers habitués aux méthodes et aux environnements traditionnels, sans qu’ils aient l’impression que vous cherchiez à les faire entrer dans une secte.

Alors certes, cet ouvrage n’aborde pas les valeurs et principes qui sont constitutif de la culture d’une organisation, ces valeurs et principes qui peuvent être renforcées ou bousculées par l’adoption de l’ « agile ».

Cet ouvrage aborde la gestion de projet, vue de la fenêtre du chef de projet, du chef de programme, des managers, et parfois des équipiers. Il s’intéresse au démarrage du projet, planifier un projet, il s’intéresse aux cycles relatifs à la vie du projet, à la priorisation, à l’estimation, à la constitution d’équipes, au pilotage, au rythme, aux réunions, au tableau de bord, à la question de la gestion de plusieurs projets en parallèle, des équipes distribuées, à l’intégration des tests, aux programmes et portfolio, et bien sur à la terminaison des projets. J’ai repris ici l’ensemble des chapitres pour vous donner une vue globale de ce à quoi vous pouvez vous attendre. Les recommandations sont simples à comprendre, et l’argumentaire utilisé peut vous être utile pour enrichir votre palette d’arguments.

J’ai particulièrement apprécié la façon d’introduire l’importance de poser des questions utiles comme :

  • à quoi ressemble le succès ?
  • pourquoi ces résultats sont souhaités ?
  • quel est la valeur de cette solution pour vous ?
  • quels problèmes ce système cherche à résoudre ?
  • quels problèmes ce système pourrait créer ?

J’ai apprécié la recommandation et la façon d’introduire des rétrospectives dans les cycles du projet (ainsi que la façon d’insister à ne pas appeler cela post-mortem en fin de projet, en espérant que personne ne soit mort au court de ce projet).

La lecture de l’ouvrage peut-être rapide (je l’ai lu dans l’avion qui me ramenait du Red Hat Tech Exchange) et j’imagine qu’il sera une référence utile lorsque vous êtes prêt à démarrer un nouveau projet, ou à intervenir sur un projet en cours.

Liberté et Cie par le club de lecture

Une nouvelle session de notre nouveau club de lecture à Bordeaux se déroulait ce samedi 20 juin 2015. Cette fois ci, un peu moins de participants que prévu (était-ce du à un ciel trop bleu ?) Claire, Isabel, Fabrice et Patrick se joignait à moi pour échanger autour du livre Liberté & Cie. Le contraste avec le livre discuté lors de la précédente session est relevé d’entrée par les participants, le format est plus universitaire, peu d’illustrations, photos, schéma…

Ci-dessous, la prise de notes au cours de la session :

2015-06-22 09.30.34Les nombreuses entreprises étudiées provenant de nombreux secteurs d’activité est un aspect important pour cette mine d’or (parfois oubliée…). Le livre donne envie d’être partagé, mais il n’est pas si simple d’en provoquer la lecture et les échanges initiaux ne suffisent pas nécessairement à aller au delà de l’impulsion.

Les points qui ressortent sont la nécessité qu’un leader déclenche la transformation, ou créé une organisation avec des principes d’organisation différents. Une organisation qui ne créée pas des règles pour les 3%, une organisation du pourquoi et pas une organisation du comment…

Oui, je sais, il est probable que pour comprendre cela, il faille lire le livre… ce que je vous encourage à faire.

Je termine donc avec une citation d’Isabel :

On ne change pas les gens, mais on peut changer les conditions qui feront qu’ils changeront

Et par l’enregistrement graphique de Claire, effectué lors de sa lecture du livre: 2015-06-20 11.07.45

Agile France et Le Bonheur au Travail

J’ai eu le plaisir de donner une conférence sur le bonheur lors de l’édition 2015 de la conférence Agile France à Paris. Il s’agissait d’une version raccourcie et en français de la keynote que j’avais donné en ouverture lors des Drupal Developers Days : Happiness is Coming.

J’avais choisi de couper beaucoup de contenu pour pouvoir tenir dans les 25 minutes, et il aurait fallu en couper encore…

Un grand merci pour les feedbacks et les sourires !

Changer d’état d’esprit

Nick Barcet et moi avons été programmé pour la dernière session du Sommet Openstack à Vancouver (bien sur, les sessions de conception continue ce vendredi).
Lorsque nous avions soumis notre proposition pour cette session, nous cherchions un moyen d’aider nos co-contributeurs au projet Openstack.
La façon que nous avons penser qui aiderait le plus, était de partager la façon dont nous stimulons le changement dans les organisations de nos clients.

L’enregistrement de la session a déjà été publié par la fondation Openstack et est disponible ici :

Notre support de présentation est disponible ici :

Vos retours sont les bienvenues pour continuer la conversation !

Ponts et Hiérarchies

Mark McLoughlin a donné la Keynote Red Hat, au matin du second jour du Sommet Openstack de Vancouver.
Dans l’après-midi, il a donné une session plus intimiste à propos de la gouvernance du projet Openstack.
L’idée principale est qu’avec Le nouveau modèle d’organisation Grande Tente qui va permettre l’émergence de nouveaux projets, il pourrait être temps de redéfinir les valeurs principales du projet qui permettront aux contributeurs de prendre de bonnes décisions.

Mark commença son propos par une référence à la Keynote que Eben Moglen a donné à Auckland lors de LCA 2015. Dans cette keynote, Eben Moglen explique que le modèle d’organisation hiérarchique que nous connaissons tous, est le modèle du 20ème siècle, et que les organisation du 21ème siècle seront basées sur la transparence, la participation et une collaboration non-hiérachique, comme le sont les logiciels libres.

Mark a continué son introduction avec une référence au billet de Andy Hunt, The Failure of Agile. Andy Hunt est un des rédacteur du manifeste agile, aussi on peut le prendre au sérieux comme il s’agit d’en parler. Le point principal de son article est qu’un grand nombre de personnes ont divergé de l’agile en se focalisant sur les pratiques, oubliant les valeurs et principes agiles. Ils sont focalisés sur faire de l’agile, et oublient que en fonction de son expérience, un débutant a besoin de directives claires pour comprendre comment fonctionne les choses et qu’au fur et à mesure de son expérience et du développement de ses compétences, il aura besoin de coaching, puis de support et deviendra ensuite pleinement autonome et aura adapté les pratiques initiales sur le chemin en vivant les valeurs et principes agile.

Cela m’a remémoré les auto-collants que j’avais imprimé pour une conférence :
sticker-agile-tour-2013-v2
Lorsque je les avais reçu, je m’étais dit… Humm… J’aurais du aussi barrer le « be » et le remplacer par « learn » car apprendre est réellement ce que nous faisons…

Donc Mark a proposé 4 idées principales qui pourraient devenir les principes auxquels se référeraient les contributeurs à Openstack :

divers intérêts, une vision partagée, basée sur le consensus
les individus et leurs interactions plutôt que les processus et les outils
le leadership au travers de l’autonomisation, l’empathie et la confiance
toute les avancées doivent ultimement provenir d’itération de bas en haut

Je vous encourage à regarder son intervention pour en savoir plus.

Happiness is Coming

J’ai eu le grand plaisir de donner la keynote d’ouverture, sur le thème du bonheur, du 17 avril au Drupal Developer Days à Montpellier.

Voici les supports que j’ai utilisé :

Une sélection totalement partiale de tweets :


Un grand merci pour vos retours et pour les discussions qui ont suivies !

Je me sens prêt pour la prochaine DrupalCon 😉