Plus besoin de bureau

remoteRemote, Office not required est un livre de Jason Fried, David Heinemeier Hansson les co-fondateurs de 37 Signals (la société qui se nomme Basecamp à présent).

Remote est un plaidoyer pour le télétravail. Il apporte des arguments et des solutions à ceux qui veulent essayer de travailler à distance ou même d’organiser leur entreprise pour qu’elle puisse se passer de bureaux.

Parmi les arguments, on trouvera :

  • Les outils de collaboration et de communication existent depuis longtemps, la mise à jour manquante est l’esprit humain
  • Le travail ne s’effectue pas au travail. Le lieu de travail est devenu un lieu d’interruption perpétuelles au point que lorsque les personnes ont un travail important à faire… Elles le font ailleurs…

Parmi les points à contourner on trouvera une référence à la théorie X et théorie Y de Mc Gregor, soulignant les faiblesses des arguments des opposants au télétravail :

  • Si je ne les vois pas, comment puis-je savoir qu’ils travaillent ?
  • Si je les vois, je peux les contrôler

Cela fait ressortir le besoin de confiance pour pouvoir travailler ensemble et la nécessité de gérer le travail et pas la présence sur les chaises…

L’ouvrage, rédigé sous forme de courts billets, aborde également : les outils, les recommandations pour travailler de la maison, le coworking, l’introduction du télétravail dans une équipe, le rôle des managers, le travail avec des clients à distance, le recrutement, l’accueil des nouveaux arrivants…

Il y a même un chapitre sur les enseignements de l’Open Source, mon sujet de prédilection 🙂

Agile et Openstack

Atlanta-How-do-youCe mardi 13 mai 2014, j’ai donné une conférence avec Frédéric Lepied (VP Software Engineering chez eNovance) à l’Openstack Summit qui se tenait ce printemps à Atlanta.

L’objectif de la session était de présenter comment, chez eNovance, nous combinions Agile et Open Source pour faire grandir les équipes et contribuer à Openstack.

are-you-too-busy-to-improve2Pour illustrer les pratiques agiles, j’ai utilisé deux illustrations issues du blog de Hakan Forss dont je vous recommande la lecture. Hakan explique les pratiques et les situations qu’il rencontre en utilisant des briques Lego. L’illustration sur la rétrospective « Too busy to improve » a fait le tour du monde.

Les pratiques agiles misent sur la localisation de l’équipe dans un seul lieu, alors même que les projets open source accueillent des contributeurs de toutes les parties du monde.

De cette contradiction apparente nous avons développé des pratiques dont l’adoption nous semble être une bonne approche pour développer une organisation agile à grande échelle.

Pour ceux qui ont participé aux sessions que j’avais eu le plaisir de donner au Scrumday ou à Mix-IT, le contenu est bien sur très différents puisqu’il n’était pas nécessaire d’expliquer le fonctionnement du projet Openstack.

La vidéo de l’intervention :

 

La photographie d’illustration de l’article est de Cédric Soulas.

Développer des produits avec des équipes distribuées

Après la conférence que j’ai donné le 10 avril pour le ScrumDay, je suis en train de préparer celle que je donnerais lors de Mix-IT le 30 avril 2014.

Le résumé de la session est assez similaire entre les deux, voici celui du ScrumDay :

De nos jours, presque tout le monde sait faire grandir une infrastructure de machines en mode distribué, avec une très bonnes communication entre elles, et en évitant les points uniques de défaillance (c’est une traduction de SPOF, single point of failure). En y réfléchissant, des serveurs distribués à travers le monde ne sont pas si différents que des équipes distribuées, elles ont besoin de connexion et de synchronisation…

Vraiment ?

Nous sommes des humains … pas des machines …

Dans cette session, nous allons voir comment eNovance, une société qui conçoit des produits destinés à bâtir des infrastructures informatiques, d’ou le pitch initial… Nous allons donc voir comment eNovance a fait grandir son équipe de développement produits en mode distribué en suivant les valeurs et principes Agile. Cette session expliquera comment nous nous appuyons sur nos Product Owner pour guider nos contributions à des logiciels libres constitutifs de nos produits. Nous verrons par exemple comment nous planifions nos itérations en suivant le rythme donné par le projet Openstack. Nous verrons également comment nous organisons nos scrums, sprint planning, sprint review et retrospectives en nous adaptant à des équipiers positionnés sur différents fuseaux horaires.

La session présentera le mode de fonctionnement d’un projet open source emblématique : Openstack. Ainsi que la façon de contribuer de l’équipe eNovance.

La différence entre les sessions va se jouer sur plusieurs aspects :

  • l’expérience acquise par la première présentation,
  • les retours et les questions des participants,
  • les questions posées par un des organisateurs de Mix-IT qui vont orienter la présentation sur des aspects différents.

Franck Depierre, l’organisateur qui a posé ces questions stimulantes, m’a demandé de préciser certains points. Les questions sont en gras :

  • Pourquoi faudrait-il avoir toutes les équipes distribuées qui travaillent ensemble ?
    Ce sont les membres des équipes qui sont distribués à travers le monde. Pour une équipe qui développe un produit, les équipiers sont répartis entre les bureaux de Bangalore, Paris, Montreal et San Francisco, de plus certains équipiers travaillent de chez eux (Hambourg, Dallas, San Francisco, New-York, Bordeaux, Toulouse…). Les équipes sont composées de personnes ayant les compétences nécessaires pour développer le produit, leur localisation n’est pas un critère de choix.
  • N’est-il pas plus simple de faire l’intégration sans avoir de communication entre équipe ?
    Nous préférons une approche ou l’équipe livre un produit déployable. Les produits sont modulaires et combinables entre eux : une infrastructure cloud de base peut être associée à l’usine de développement logiciel par exemple.
  • A qui est destiné cette session ?
    A des agents de changement dans l’organisation, à ceux qui, dans le flux de développement d’un produit, s’intéresse à faire évoluer l’organisation de leurs équipes.
  • On a l’impression que tout est bien dans le meilleur des mondes. Quels sont les freins, les problèmes qu’il faut identifier ? Est-ce uniquement un pb de product owner ? Ne pourrais-tu pas donner des recommendations pour tout les profils de l’organisation ?
    Tout est encore loin d’être bien dans le meilleur des mondes… La distance créée de nombreux problèmes que nous n’aurions pas avec une équipe colocalisée et des communications face à face (on s’en doute)… Je compte évidement aborder ces difficultés et les solutions que nous avons identifiées pour l’instant.
  • Est-ce qu’un coach ou facilitateur aide à ce mode de travail ? Si oui, est-ce que le coach doit être unique et intervenir sur tous les sites ? Est-ce qu’il faut monter une équipe de coaches ? Quelles sont les réunions à mettre en place ? Sur quel cycle répétitif, basé sur Scrum ?
    C’est mon role dans l’organisation. Nous formons progressivement une équipe de personnes intéressées qui diffusent dans leurs équipes la culture agile et open source de l’entreprise. Et oui, avec une approche itérative 🙂
  • Comment justifier que les équipes distribuées sont plus viables que les colocalisées ?
    Les équipes distribuées permettent de regrouper des personnes compétentes sur un produit sans avoir besoin de leur imposer une localisation… Dans l’idéal, je préférerais que toutes les personnes puissent travailler dans la même pièce.

Il me reste une semaine pour revoir la session afin de maximiser la valeur des messages à transmettre ! Vous pouvez également me poser des questions via Twitter, en commentaire de ce billet ou par mail pour que je les prenne en compte dans ma préparation.

Pour en savoir plus sur cette édition de Mix-IT 2014, consultez les actualités et particulièrement les articles présentant le programme.

 

[modification du 15 novembre : la vidéo de la session de Mix-IT vient d’être publiée http://www.infoq.com/fr/presentations/produits-avec-equipes-distribuees]

Richard et l’Open Source…

rms-bwConnaissez-vous cette personne ?

Il s’agit de Richard Stallman, l’initiateur du mouvement du logiciel libre (le mouvement gnu  fête ses 30 ans cette année).

J’utilise cette photo de Richard Stallman dans une présentation que j’ai donnée à plusieurs occasions (AgileTour Brussels, Open World Forum, French Scrum User Group…). Cette présentation est intitulée : « The Agile and Open Source Way« .

Lorsque l’image de Richard Stallman s’affiche, je demande aux participants si ils connaissent cette personne. En fonction de l’auditoire, le nombre de mains levées est variable. J’explique alors pourquoi Richard Stallman n’apprécierait probablement pas d’être associé à une présentation parlant « Open Source » et j’encourage les participants à lire l’excellent article : « Why Open Source misses the point of Free Software » ou en français : « Pourquoi l’« open source » passe à coté du problème que soulève le logiciel libre« . Pour résumer, on pourrait dire que l’Open Source s’intéresse aux avantages pratiques que procure les 4 libertés (qualité, fiabilité, performance…), en mettant de coté les valeurs morales du logiciel libre.

J’utilise cela pour établir un parallèle avec ce qui se produit depuis la publication du manifeste agile en 2001. Certains s’intéressent aux valeurs et principes du manifeste agile, d’autres à certaines pratiques des méthodes agiles, permettant la satisfaction des utilisateurs, une meilleure qualité, une meilleure prédictibilité…

La différence que l’on pourrait faire entre « Faire de l’agile » et « Être agile ».

 

Merci à Pascal de m’avoir fait remarquer que la présentation publiée ne permettait pas de comprendre cela et nécessitait une clarification sur les intentions.

French Scrum User Group @Google

french-sugLa dernière soirée organisée par le French Scrum User Group s’est déroulée le 4 novembre 2013 dans les locaux de Google à Paris.

Le programme de cette nouvelle soirée était très varié avec entre autres : culture waterfall dans scrum, lean startup, kanban à grande échelle et un atelier de dessin.

J’ai présenté pour ma part une nouvelle version de « The Agile and Open Source Way » qui donne des pistes pour produire des logiciels de qualité avec de multiples équipes distribuées. La source d’inspiration est le projet Openstack et comment eNovance, société experte du Cloud, intervient sur ce projet.

The Agile and Open Source Way

agiletourSpeakingAtJe donnerai le 27 septembre, à l’occasion de l’édition 2013 de AgileTour Brussels une conférence intitulée : The Agile and Open Source Way.

Le pitch de cette conférence en anglais est :

The Agile and Open Source Way is the conference for everyone who wants to scale agile in multiple distributed teams. This session will also help you to collaborate upstream with Open Source projects. 

Whether you want to improve interactions with other teams inside or outside your company, or just interested in scaling from more than one team, you will find in this session the information you need, illustrated by a real case.

Ce qui revient à dire que cette conférence est destiné à ceux qui veulent être agile à grande échelle avec plusieurs équipes distribuées. Cette session abordera aussi la collaboration à des projets de logiciel libre ou Open Source. Que vous souhaitiez améliorer vos interactions avec d’autres équipes à l’intérieur ou à l’extérieur de votre entreprise, ou êtes juste intéressé par l’agilité au delà d’une équipe, vous trouverez les informations dont vous avez besoin, et ceci illustré par un cas réel.

J’ajoute une question pour les lecteurs de ceci : Quels sont les points que vous aimeriez voir traités lors de cette conférence ?

Pour répondre : mail, twitter ou les commentaires de ce billet !

A question to readers: What are the topics that must be addressed during this conference?

Communautés et Organisations

Bénédicte Taillebois, Luc Bizeul, Sébastien Douche, Frédéric Freiss et Jean-Michel Huten étaient à La Cantine ce mercredi 15 septembre pour la répétition de la conférence « Comment les entreprises bénéficient-elles des communautés ? » qui se déroulera le 1er octobre de 11h à 12h30 durant l’OpenWorldForum.

Je les remercie chaleureusement pour leurs contributions à cette session d’entrainement dont je suis ressorti enthousiaste. Je peux à présent vous assurer que cette session sera d’un très bon niveau et que les participants (vous donc 🙂 ) retireront un grand bénéfice de cette session pour améliorer leurs organisations.

Generali, Astria, Securactive, Conseil… Issus d’entreprises très différentes par la taille et les prestations fournies et avec des parcours très différents par la formation et l’expérience, Bénédicte, Frédéric, Jean-Michel, Luc et Sébastien apporteront des réponses et des éclairages à de nombreuses questions en rapport avec les communautés et les organisations comme par exemple :

  • Qu’est-ce qu’une communauté pour une entreprise ?
  • Quelles approches pour développer les interactions au delà d’un groupe réduit ?
  • Comment réussir à impliquer les utilisateurs dans le développement d’un produit ?
  • Comment bâtir une organisation qui s’améliore continuellement ?

Et bien sur vos questions, puisque nous avons prévu de réserver 30 minutes pour les échanges avec la salle.

Les intervenants iront au delà des mots valises pour vous transmettre ce qu’ils ont appris et mis en oeuvre dans leurs organisations.

L’inscription est nécessaire pour participer à cette conférence. Je vous remercie après votre inscription à l’OpenWorldForum, de renseigner votre parcours de visite en indiquant votre participation à cette session « Comment les entreprises bénéficient-elles des communautés ? ».

Pour vous inscrire

Cette session se déroulera en Français.

Et pour trouver cette article, vous aurez peut-être besoin de ces mots clés dont je n’ai pas parlé comme : communauté, logiciel libre, open source, facilitation, coach, agile, agilité, scrum, lean, kanban, usabilité, ergonomie…

A lire également :

La présentation de la conférence sur ayeba.fr