Revenu de Vie

Avez-vous déjà entendu parler du Revenu de Vie ? Peut-être êtes-vous déjà signataire de l’Appel pour un Revenu de Vie ? Peut-être avez-vous envie d’en savoir plus avant de vous engager dans la promotion de cette évolution de notre société ?

Qu’est-ce que le Revenu de Vie ?

L’idée du Revenu de Vie est simple. Elle consiste à considérer que le droit à la vie est le droit le plus important. Et donc, elle consiste à verser à tous les citoyens un revenu de sa naissance à sa mort qui lui permet de vivre décemment.

Est-ce possible ?

La première question que l’on me pose généralement lorsque je parle du Revenu de Vie est : Cela couterait très cher, comment le financerais-tu ? La France étant la 5ème économie mondiale en PIB, la 8ème en terme de développement humain, cela doit être possible. La France comptant 8 millions de pauvres, ce n’est pas seulement possible c’est indispensable. Pour connaitre le coût total de l’opération, il faudrait définir le montant de ce revenu et trouver le moyen le plus économique pour le verser aux 65,1 millions d’habitants du pays. A 1000 € par mois par exemple, cela représenterait 65 Mds € par mois ! A titre de comparaison, les dépenses annuelles consacrées à la protection sociale aujourd’hui représentent environ 30 % du PIB soit environ 600 Mds €… Même en imaginant que ce revenu puisse se substituer à de nombreuses prestations sociales, il faudra un peu d’imagination pour réaliser le financement. A voir ici une simulation des revenus disponibles.

Et puis, il y a des personnes qui n’en auraient pas besoin et qui en profiteraient quand même ?

Cette deuxième question est posée presque à chaque fois ! La fraude est systématiquement associée aux prestations sociales voir par exemple la Fraude aux allocations familiales. Un des avantages du Revenu de Vie est qu’il ne pourrait y avoir de fraude puisqu’il est versé à tous et sans conditions. Pas de fraude, pas de contrôle, c’est aussi une source importante d’économie !

Mais que feraient les gens ? Ils n’auraient plus envie de travailler ?

En effet, notre rapport au travail serait probablement transformé par cette évolution. Pour savoir ce que pourraient faire « les gens », vous pouvez par exemple lire l’article de Courrier International sur la mise en place du Revenu Minimum Garanti en Namibie. Le fait de ne pas travailler n’est pas nécessairement de la paresse… mais peut-être simplement le fait qu’il n’y a pas de travail. Le revenu de vie a un impact sur la demande et sur la production car il libère les possibilités d’initiative. Et l’expérience de la Namibie montre l’impact extrêmement positif en termes de santé, d’éducation, de baisse de la criminalité et de réduction la pauvreté et en terme de création d’activité.

J’espère que ces premiers éléments vous auront donné envie d’en savoir plus, de contribuer à la promotion de cette approche et de contribuer à la réflexion pour permettre rapidement sa mise place !

Sources :

Appel pour le revenu de vie

Le Revenu de Vie sur Twitter et Identica

Les miracles du Revenu Minimum Garanti

Fraude aux allocations familiales

Allocation Universelle

Social Innovation

Le samedi 26 juin de 13h à 19h à la Cantine, à Paris se tiendra le Social Innovation Barcamp.

La Cantine, située 151 rue Montmartre, passage des panoramas, 75002 PARIS, pour plus d’informations, consultez le site http://lacantine.org.

L’agilité sur Orange-innovation.tv

J’ai participé pour ayeba à la présentation de StarAfrica.com pour la chaine Orange-Innovation.tv ! Une description de la démarche agile retenue pour développer le site dans un temps très court et pour continuer à l’enrichir dans l’avenir ! Merci encore à cette excellente équipe !

Le facteur humain… coeur de l’Industrie du logiciel libre

OWF 2009

Paris, le 2 octobre 2009, dans le cadre du forum mondial du libre (Open World Forum) se tiendra la conférence : « Le facteur humain… coeur de l’Industrie du logiciel libre. »

Comment la dimension humaine collaborative et le mode de croissance organique du Logiciel Libre peuvent transformer en profondeur le monde économique et avoir un impact sociétal tangible.

Dans une période où l’importance des enjeux humains et le besoin d’énergie collaborative, n’ont jamais été si présents dans le monde économique, cette conférence donnera la parole à des représentants de projets pionniers et emblématiques, en lien avec la sphère du Logiciel Libre, qui doivent leurs succès à de nouveaux modes de collaboration. Ils partageront leurs expériences, leurs analyses et leurs initiatives pour : illustrer le rôle prépondérant du facteur humain et de l’intelligence collective dans l’industrie du Logiciel Libre, et comment cette dynamique s’étend à d’autres approches de construction collaborative. Cette conférence propose de prendre la mesure de l’apport du modèle organique open source pour faire émerger un nouveau mode cellulaire d’organisation des entreprises, diffuser et démultiplier cet état d’esprit dans les autres secteurs de la société.

14.00 – Alexis Monville (ayeba) – Introduction – C’est déjà Deming ?
14.15 – Jean-François Noubel (The Transitioner.org) – Collective Intelligence
14.30 – Luis Suarez Potts (Sun Microsystems) – OpenOffice.org community
14.45 – Florence Devouard (Consultant) – Wikimedia Foundation
15.00 – Marie Vorgan le Barzic (Silicon Sentier) – La Cantine Numérique
15.15 – Roundtable discussion – Enterprises and open communities:

  • Xavier Boileau (Generali),
  • Olivier Maurel (Danone),
  • Alain Raynaud (Founder Institute),
  • Olivier Réaud (In Principo),
  • Jim Zemlin (The Linux foundation)

15.45 – Juliette Compagnion, Laurent Bouffies – Appel à contribution de la Fondation umana æ

Cette conférence s’adresse aux décideurs, aux managers, aux acteurs des entreprises, organisations, services publics qui souhaitent évoluer vers de nouveaux modèles inspirés de ceux qui ont fait le succès des logiciels libres.

Voyage au coeur de l’intelligence collective globale

The Transitioner organisait aujourd’hui un Voyage au coeur de l’intelligence collective globale. Nous étions une quarantaine réunis au Comptoir Général pour une journée d’aventures très enrichissantes !

J’ai à la fois envie de tout vous raconter, et envie de tout garder secret afin que vous ayez la surprise lors de votre participation à une prochaine édition (une session mensuelle est envisagée à partir de la rentrée).

Une journée ou nous avons pris contact avec notre corps (avec des exercices de relaxation dynamique par exemple), avec le groupe (si si…) et commencé à explorer à travers Internet (etherpad, twitter #vicg, flickr… )  la construction d’un groupe de « proches » éloignés physiquement.

Une journée dont je repars avec plein d’idées à transposer dans mon activité de réussite de projets !

Carrefour des Possibles

Le 60ème carrefour des possibles s’est déroulé ce jeudi 4 juin à la bourse du commerce de Paris. 10 projets ont été présentés en respectant les principes de diversité autant dans les publics visés que dans les stades de développement :

  1. Moobz (moobz.fr) : Une solution de visualisation en 3 dimensions permettant aux acheteurs d’un bien immobilier sur plan d’aménager leur futur logement. La solution est proposée en marque blanche aux promoteurs immobiliers. Moobz recherche également des vendeurs de mobiliers pour enrichir son catalogue.
  2. Reconnect (reconnect.fr) : Reconnect propose aux personnes en situation précaire : un numéro de téléphone, une boite vocale, le rappel gratuit des appelants et des cartes de visites. Le service va être enrichi d’un coffre-fort numérique permettant de conserver les justificatifs officiels (identité, sécurité sociale…).
  3. Blumpit (blumpit.com) : Une interface simplifiée pour netbook ou tabletpc.
  4. PayTap (paytap.net) EquiTap (equitap.tel) : Une solution de paiement mobile accessible par téléphone pour mettre en oeuvre des transactions client/marchand ou particulier/particulier en monnaies principales ou complémentaires.
  5. Opportom (opportom.com) : Opportom propose un boitier permettant de diffuser les ouvertures/fermetures de lieux ouverts au public. Le dispositif peut-être complété par une solution de comptage mesurant l’affluence (20 minutes d’attente… J’irai plus tard…).
  6. Connecthings (connecthings.com) : Connecthings équipe les lieux publics d’un sticker comportant un code barre 2D ou un tag nfc. Une photo ou une connection avec un téléphone portable retourne à l’utilisateur des informations contextuelles.
  7. UpShot (upshotapp.com) : Pour éviter les incompréhensions entre les designers, graphistes… etc et leurs clients, UpShot propose un service de partage pour faciliter la création de visuels.
  8. FairPlayInteractive (fairplayinteractive.tv) : FairPlayInteractive propose une chaine de télévision adaptant le contenu diffusé à vos appréciations. Une première chaine musicale sera disponible sur les réseaux cablés à la rentrée.
  9. PearlTrees (pearltrees.com) : Un service permettant de garder la trace de ses navigations sur Internet puis de partager les cartes de ses visites avec d’autres internautes.
  10. Wok 3.0 (Les sens du Web) : Un moteur de recherche s’appuyant sur une évaluation de critères sensistifs.

Bonnes découvertes ! Bravo aux participants et aux organisateurs et rendez-vous au prochain Carrefour des Possibles !

Vite, une relance verte !

Vite, une relance verte ! C’est la couverture du n°954 de Courrier International.

L’article d’ouverture de ce dossier, tiré du New Scientist, est un scénario qui présente le monde en 2020, alors qu’il a profité de la crise économique pour changer vers une économie durable.

Nous sommes en 2020, dix ans après le lancement de l’énorme expérience visant à donner à notre pays une économie durable. Nous suivons deux principes de base : nous n’utilisons pas les ressources naturelles plus vite qu’elles ne se renouvellent et nous ne rejetons pas nos déchets plus vite qu’ils ne peuvent être absorbés. […]

Lire la traduction de l’article et la version originale du New Scientist.

La photo est de dupo-x-y sous licence creative commons.

Le nouveau paradigme des DSI

« Le nouveau paradigme des DSI » était le titre de l’intervention de Peter Hinssen (Président de Porthus.com et auparavant Entrepreneur en résidence chez McKinsey) lors de la réunion de rentrée du Club 01DSI.

Peter Hinssen propose dans sa présentation d’aller plus loin que l’alignement du SI sur le métier. Il commence par constater – la présentation était en anglais – que CIO ressemble souvent à « Carrier Is Over »…

Il poursuit en s’appuyant sur la loi de Moore pour dire que la révolution numérique n’en est qu’au tout début.

Il utilise Les Amants de Magritte comme métaphore de la relation entre les métiers et le SI : Ils ne se connaissent pas…

Le plus grand challenge des DSI à venir est lié au fait que les produits numériques de grande consommation sont plus simples et moins chers que ceux qu’ils sont à même de proposer.

Il propose donc au DSI plusieurs axes de changement :

  1. Devenir plus souple, plus adaptable, en quittant les architectures en silos pour aller vers une architecture à composants et services.
  2. Se positionner au cœur de l’organisation comme apporteur de valeur, comme celui qui rend possible les transformations, passer du rôle de suiveur à celui d’innovateur.
  3. Se préoccuper du métier, en attirant des spécialistes du métier dans son équipe, en changeant de culture, d’attitude… En connectant le cerveau droit et le gauche…

Peter Hinssen donne ensuite l’exemple de Procter & Gamble qui à externalisé 15000 Informaticiens sur 17000 et qui à envoyé les 2000 restants dans les divisions métiers comme facilitateurs d’innovation.

Le DSI devient alors celui qui permet à l’organisation de gagner en vitesse, en flexibilité, en agilité, en créativité, celui qui connait le métier et les technologies et facilite l’innovation.

Sommes-nous condamnés à l’intelligence individuelle et l’incapacité collective ?

C’est par cette question que débute l’ouvrage de Jean-François Noubel : Intelligence Collective, révolution invisible.

Question difficile à laquelle nous sommes confrontés dans la plupart des organisations qu’elles soient publiques ou privées.

Et pourtant, force est de constater que l’intelligence individuelle est vite limitée face à l’augmentation de la complexité des problématiques, et que seule une capacité d’adaptation rapide des organisations leur permet de trouver des réponses adaptées à un environnement en évolution rapide.

L’article d’Olivier Réaud de la société In Principo apporte une réponse originale à cette question : comment manager l’entreprise au cœur d’une dynamique d’écosystèmes ?

In Principo : « accélérateur de progrès »

Ce 25 mars j’étais invité à découvrir le programme CoAgilité d’In Principo. Cette présentation était introduite par Olivier Réaud, un des fondateurs, qui résumait la dénomination par une illustration d’agilité : une jolie photo de singe – indéniablement agile – illustration permettant de prendre conscience simplement que pour l’entreprise, c’est le fait d’être agile ensemble qui allait compter… L’intérêt de ce programme réside dans les limites des approches classiques qui ne sont pas adaptées lorsque le nombre de parties prenantes augmente, ou que les délais de mise en œuvre raccourcissent.

Le témoignage de Jean-Philippe Sarraut, PDG de SEFAS Innovation, venait renforcer cette présentation attractive. Jean-Philippe Sarraut se présente comme un manager de crise, qui a remis en bonne forme une entreprise en construisant un système hiérarchique ou il est à l’initiative de toutes orientations et où il prend toutes les décisions. Si il justifie ce système par la situation de crise dans laquelle se trouvait la société, il est évidemment très intéressant de comprendre ce qu’il a poussé à revoir le mode de management si radicalement. Il explique qu’en effet, ce mode de management, qu’il qualifie lui-même de brutal, empêche les initiatives et la collaboration transverse et donc les innovations pour le client. Il avait donc besoin de mobiliser à nouveau l’ensemble de ces équipes en agissant par le haut (lui-même avec son comité de direction) et en favorisant une collaboration transverse par le bas (par la constitution d’une équipe pluridisciplinaire). L’accompagnement de cette opération a été réalisé par In Principo. Il a débuté par une phase d’entretiens (1/3 des effectifs), puis par la constitution d’équipes afin de partager une vision de la situation, suivi par un choix des priorités de l’entreprise. Ces équipes ont ensuite mener les travaux de transformation, impliquant les acteurs des processus eux-mêmes collaborant au-delà de leurs départements d’origines, les décisions étant prises au « bon » niveau (c’est-à-dire le plus bas possible). Dans les approches classiques, le projet de transformation est défini dans une première phase, puis suit une phase de conduite du changement pour le déployer. Dans cette approche, les transformations sont définies par les acteurs eux-mêmes en fonction des priorités de l’entreprise, la conduite du changement est donc incluse dans le processus… les transformations se poursuivent… à suivre donc…

Une démarche s’adaptant à chaque organisation, encourageant la mise en réseau des compétences de l’entreprise, dans l’accomplissement d’un objectif commun. Et tout cela porté par une équipe fort sympathique… Mais je suis en train de faire de la pub, là, non ?