Nous vous faisons confiance

Durant le Red Hat Summit à Boston cette semaine, un documentaire a été projeté durant les sessions d’ouverture. Ce documentaire montrait l’utilisation du logiciel libre par l’école de Penn Manor.

Charlie Reisinger qui est le directeur informatique qui a impulsé cette démarche d’ouverture a également raconté cette histoire lors d’un TEDxTalk à Lancaster.

J’espère que cette histoire inspirera d’autres écoles a donné leur confiance aux étudiants et à les aider à développer leur confiance et leur estime de soi.

Plus de détails ici : http://summitblog.redhat.com/2015/06/24/open-source-stories-penn-manor-the-power-of-open-in-education/

Pédagogie agile

Une petite note pour présenter en une vidéo et un lien, l’approche de pédagogie agile proposée par Christian den Hartigh.

Vous pouvez lire les articles de son blog ici : http://pedagogieagile.com/
Vous découvrirez ainsi comment il met en oeuvre un kanban avec ses élèves, alterne l’apprentissage individuel et l’apprentissage en groupe, et bien d’autres choses…

Agile et Kanban from christiandh on Vimeo.

Christian était en visite ces deux derniers jours chez eNovance… Et je suis impatient de constater l’impact qu’aura eu cette visite autant pour lui que pour les personnes d’eNovance !

Lift11 : troisième jour

Hasan Elahi, a été arrêté en 2002 à son retour aux Etats-Unis et suspecté d’être un terroriste… A partir de ce moment, même une fois qu’il a été démontré qu’il n’était pas un terroriste, il devait informer le FBI de tout ses déplacements. Il a alors décidé, de rendre ces informations publiques sur l’intégralité de ces déplacements, de ces appels téléphoniques, de ces dépenses par carte bancaire… etc… une prise de conscience sur les traces que nous laissons… http://trackingtransience.net/ un démarrage très puissant pour les conférences de cette troisième journée de Litf11.
Marcel Kampman, est venu présenter le projet Dream School, mené près d’Amsterdam (projectdreamschool.org), le projet est de créer la meilleure école pour les Pays-Bas et non la meilleure école des Pays-Bas. Les sources d’inspiration sont par exemple Ken Robinson. Les outil et méthodes sont publiés et disponibles librement. Le projet va conduire à la création d’une nouvelle école, fusion de trois écoles, et comptera 3000 étudiants et 300 professeurs.
Tara Shears, a pris la suite pour parler des recherches menées au CERN grâce au LHC (Large Hadron Collider) qui permettront d’identifier les incohérences dans les théories actuelles sur le comportement des particules.
Attila Bujdoso concluait cette matinée avec la session Open Stage, pour nous parler de remixer l’architecture. L’objectif étant de dépasser le mode de fonctionnement quasi solitaire de l’architecte pour permettre une co-création à plusieurs architectes. Cette question ouvre alors des questions sur les droits associés à cette création. Le projet RemixArchitecture propose d’appliquer les principes du logiciel libre à l’architecture et envisage des publications sous licences CreativeCommons : remixarchitecture.org
C’est l’heure de la pause pour le déjeuner, avec une bonne discussion sur les liens entre coworking, innovation et développement économique, une bonne dose de motivation pour faire aboutir le projet de coworking à Bordeaux !
Kevin Slavin ouvrait l’après-midi pour parler des algorithmes qui nous gouverne. Il a adopté une approche très pédagogique qui permettait de comprendre aisément son propos en partant des débuts de la détection de l’approche des avions, grâce à des amplificateurs acoustiques… pour pouvoir les détecter de plus loin, car il devenait plus rapide, on fait ensuite appel à des radars, ce qui conduit à concevoir des avions indétectables… jusqu’à ce qu’ils deviennent détectables, grâce à de nouveaux algorithmes, et c’est le crash. Une fois le point fait sur le développement d’une boucle détection/dissimulation, Kevin Slavin fait le parallèle avec le mouvement de capitaux, la volonté de certaines banques de dissimuler leurs mouvements de capitaux en divisant en petits montants, générés par des algorithmes les rendants indétectables, des transactions très importantes, qui auraient dans le cas ou elles seraient détectées un fort impact sur le cours, ont conduit d’autres acteurs à appliquer des algorithmes de détections… et à s’approcher des noeuds d’interconnexion des réseaux pour réduire au plus court leurs temps d’intervention sur les marchés. Ces mécanismes ou on laisse la main à des algorithmes pour multiplier les transactions sur les marchés conduisent parfois au crash et amène les marchés à perdre 10% d’un cout avec des transactions aberrantes à moins d’1 cent ou plus 100 000 $ pour certains titres.
Kevin Slavin citait également le cas de la production cinématographique qui utilisent les appréciations des utilisateurs des réseaux de locations ou de VOD pour déduire les films que les gens vont aimer dans le futur… ce qui constitue le cahier des charges de prochains films. L’étape suivante pour les traders sur les marchés financiers est d’opérer au sein de dark pools marchés opaques ou les algorithmes n’ont pas leur place (ni personne d’ailleurs). Une excellente intervention !
Vlad Trifa venait ensuite parler de l’Internet des objets. Le web que l’on connait a pu exister car on pouvait s’appuyer sur un standard commun, l’absence de standard ne permet pas aujourd’hui l’émergence d’un Internet des objets. Vlad Trifa encourageait alors à adopter un standard commun pour développer l’accès aux objets et ainsi pouvoir les utiliser à partir de différentes interfaces : niwea.
Sabine Hauert vient ensuite nous convaincre des bienfaits de la robotique qui est là pour nous faciliter la vie, l’exemple de l’aspirateur, du bras artificiel articulé pour une personne ayant subi une amputation, les automobiles se conduisant seules (élimination des accidents) et le robot qui s’occupe du linge à la maison du panier de linge salle au placard. La robotique peut également nous permettre de travailler mieux, avec les robots de telepresence, les entrepots automatiques, nous permettre d’explorer de nouveaux possibles, comme créer un réseau de communication avec des mini robots avions, ou se lancer dans l’exploration sur terre ou dans l’espace.
Sabine Hauert évoquait également les challenges, la préhension avec le développement de système de préhension universelle… et elle m’a définitivement fait peur en envisageant un Internet pour robots leur permettant de partager leurs connaissances et de s’apprendre mutuellement de nouvelles connaissances… Elle ne me rassurait pas vraiment en évoquant l’absence de cadre légal et la compléxité d’en adopter un (I fought the law…) et les questions d’éthique… et à ce moment à l’écran le robot était un fusil, on est plus prêt de Terminator que d’Asimov. Une question a été posée sur l’impact sur l’emploi et une réponse sur les robots feront les emplois que l’on ne veut pas faire… Et j’ajouterais que comme nous aurons un revenu de vie, cela ne sera pas si important qu’aujourd’hui !
La session Open Stage revenait à Caecilia Charbonnier qui présentait la capture des mouvements d’une danseuse et   la reproduction de ces mouvements en temps réel.
Après la pause, la dernière session de Lift11 était consacrée à l’espace, Honor Harger présentait l’histoire de la radio astronomie, possibilité découvrete par hasard à la création du téléphone dont les fils faisait de parfaites antennes et générait un bruit de fond étonnant. Lucie Green présentait ensuite ses recherches sur le soleil. Jennifer Magnolfi présentait le programme de conception d’habitat spatial de longue durée, station spatiale en orbite ou base sur la Lune ou Mars. Elle pointait une approche de conception importante proposant d’inclure la possibilité d’improvisation de l’utilisateur dans la conception initiale (cette phrase est plus profonde qu’il n’y parait…).
Cette session sur l’espace était conclue par l’astronaute Claude Nicollier qui a fait plusieurs sorties dans l’espace pour réparer le télescope Hubble (copie du slide sur les raisons du succès)
Retrouvez le programme de Lift11, les vidéos, les supports de présentation etc… sur le site : https://liftconference.com/lift11

Logiciels libres à partager sans compter !

Cette affiche est le support d’une nouvelle campagne en faveur du logiciel libre dans l’éducation. Bravo à l’auteur, Antoine Bardelli !

Faites passer !

L’affiche est disponible en de nombreux formats pour impression ou web.

En bas à droite, les logos de l’April et de Framasoft que vous pouvez (devez 😉 ) soutenir !

Logiciels libres

Le site africain d’information et de communication StarAfrica.com propose à présent une sélection de logiciels libres à télécharger.

Cette sélection a été réalisée par l’APRIL Association pour la promotion et la défense des logiciels libres dans le cadre de son projet de Catalogue Libre.

En réutilisant ce travail StarAfrica.com contribue à l’objectif de promotion de l’April et offre à ses visiteurs une sélection de logiciels couvrant tous les domaines d’utilisation : bureautique, musique, vidéos, éducation, Internet.

La contribution de StarAfrica.com va s’enrichir prochainement avec une traduction des fiches en anglais.

Education profitable ?

Dans un article du 30 avril 2010, Skills for life, paru dans le supplément littéraire du Times, Martha Nussbaum de l’université de Chivago alerte sur une dérive tendant à supprimer l’enseignement des humanités au profit d’enseignement profitable à court terme.

Cet article (heureusement) traduit par Courrier International, dans son édition 1025 du 24 au 30 juin 2010, fait l’introduction du dossier « Où va l’Université ?« .

L’alerte de Matha Nussbaum provient du fait que les humanités et les arts ne cessent de perdre du terrain, tant dans l’enseignement primaire, secondaire qu’à l’université. La quête conjuguée d’économie et de compétences actionnables immédiatement tend à supprimer des programmes ces enseignements.

Pour mémoire, les humanités désignent l’étude de la langue et de la littérature grecques et latines, dans son acceptation actuelle, le terme regroupe également : l’histoire, la géographie, la philosophie, le droit, les langues et la littérature, soit toutes les disciplines qui n’entrent pas dans les sciences exactes.

Ces enseignements, exigeants par la nécessaire participation active et critique qu’ils requièrent pour être délivrés, sont de ceux qui permettent aux étudiants d’acquérir justement cet esprit critique, cette imagination qui leur permettra d’entrer en relation avec les autres et de faire vivre la démocratie.

L’enseignement de l’art est également sur la touche même si la musique arrive à se faire une petite place dans quelques familles.

Ces enseignements seront bien sur de ceux qui ne feront pas de ces étudiants des travailleurs dociles et efficaces.

Pour la démocratie, la liberté de parole, le respect de la différence et la compréhension des autres, demandons à ce que ces enseignements face partie du socle indispensable de tous les enseignements sans exception.

Mon expérience personnelle d’orientation dans une filière technique (bac E) a fait que je n’ai plus eu d’enseignement d’histoire et de géographie dès la fin de la 3ème et que par le jeu des coefficients, le français, les langues et la philosophie n’avaient pas d’intérêt…

Cette hiérarchisation des enseignements est de nature à inhiber notre créativité et à nous empêcher d’exprimer nos talents, comme le raconte Sir Ken Robinson dans la conférence qu’il a donnée aux conférences TED : l’école tue la créativité.

Et pourtant, ma vie au quotidien me démontre tous les jours le contraire… et si j’ai remplacé l’histoire et la géographie par les DVD du dessous des cartes… et les arts par l’exercice de l’attention avec UJUOComment acquérir toutes ces autres compétences indispensables pour vivre en société ?