Dans la Dèche au Royaume Enchanté

Dans la Dèche au Royaume Enchanté est une livre de Cory Doctorow (boingboing). Ce roman m’a été recommandé par Julien Dorra lors d’une soirée des Explorateurs Du Web consacrée au monnaies complémentaires. Pour cela un très grand merci !

Le livre est sorti depuis longtemps, aussi je me bornerais à vous dire : « lisez le et vous comprendrez la puissance des monnaies complémentaires dites d’appréciation et vous aurez vous aussi envie de les adopter ! ».

Une anecdote malgré tout, la description en une page de l’intérêt de dépasser l’approche classique des projets (cascade, cycle en V) pour aller vers l’agilité est excellente ! La voici en anglais :

“Okay, so tell me, if we came to you with this plan and asked you to pull together a production schedule—one that didn’t have any review, just take the idea and run with it—and then pull it off, how long would it take you to execute it?”
Lil smiled primly. She’d dealt with Imagineering before.
“About five years,” he said, almost instantly.
“Five years?” I squawked. “Why five years? Debra’s people overhauled the Hall in a month!”
“Oh, wait,” he said. “No review at all?”
“No review. Just come up with the best way you can to do this, and do it. And we can provide you with unlimited, skilled labor, three shifts around the clock.”
He rolled his eyes back and ticked off days on his fingers while muttering under his breath. He was a tall, thin man with a shock of curly dark hair that he smoothed unconsciously with surprisingly stubby fingers while he thought.
“About eight weeks,” he said. “Barring accidents, assuming off-the-shelf parts, unlimited labor, capable management, material availability . . .”
He trailed off again, and his short fingers waggled as he pulled up a HUD and started making a list.
“Wait,” Lil said, alarmed. “How do you get from five years to eight weeks?”
Now it was my turn to smirk. I’d seen how Imagineering worked when they were on their own, building prototypes and conceptual mockups—I knew that the real bottleneck was the constant review and revisions, the ever-fluctuating groupmind consensus of the ad-hoc that commissioned their work.
Suneep looked sheepish. “Well, if all I have to do is satisfy myself that my plans are good and my buildings won’t fall down, I can make it happen very fast. Of course, my plans aren’t perfect. Sometimes, I’ll be halfway through a project when someone suggests a new flourish or approach that makes the whole thing immeasurably better. Then it’s back to the drawing board . . . So I stay at the drawing board for a long time at the start, get feedback from other Imagineers, from the ad-hocs, from focus groups and the Net. Then we do reviews at every stage of construction, check to see if anyone has had a great idea we haven’t thought of and incorporate it, sometimes rolling back the work.
“It’s slow, but it works.”
Lil was flustered. “But if you can do a complete revision in eight weeks, why not just finish it, then plan another revision, do that one in eight weeks, and so on? Why take five years before anyone can ride the thing?”
“Because that’s how it’s done,” I said to Lil. “But that’s not how it has to be done. That’s how we’ll save the Mansion.”

La source est ici : http://craphound.com/down/download.php

En français et en poche, c’est ici : Dans la Dèche au Royaume Enchanté

Pour retrouver le goût du développement

Pour retrouver le goût du développement, c’est le sous-titre du dossier consacré au développement agile par le mensuel PROgrammez ! pour son numéro de juin 2009.

Implication de l’équipe, amélioration de la qualité des produits, amélioration de la satisfaction des utilisateurs, limitation des développements aux fonctionnalités utiles, choix des méthodes (avec évidement un passage par SCRUM et XP), le récit d’une journée d’un développeur agile,  les pratiques issues du LEAN, l’adoption de l’agilité dans les équipes habituées aux approches classiques, passez à l’agile en cours de projet… sont les thèmes abordés dans ce dossier très complet qui a permi aux experts de quelques sociétés de s’exprimer sur l’agilité.

Un numéro que je vous recommande (un peu tard, le numéro de juillet est déjà sorti) mais que vous pouvez trouver en pdf sur le site du magazine : http://www.programmez.com/magazine_articles.php?titre=Le-developpeur-devient-AGILE&id_article=1232&magazine=120

Une soirée agile avec le French Scrum User Group

Pour sa deuxième réunion, le groupe des utilisateurs français de SCRUM (le French Scrum User Group) avait choisi d’organiser un WorldCafé dans les locaux de l’EPITA.

Une quarantaine de participants pour cette soirée en deux parties.

Une première partie de restitution de l’enquête sur l’utilisation des méthodes agiles (vous pouvez consulter le questionnaire ici) dont les résultats seront publiés prochainement. Si les données statistiques ne sont probablement pas représentatives des entreprises dans leur totalité, les motivations pour aller vers l’agile et les difficultés sont des données qualitatives intéressantes. Au chapitre motivations pour aller vers l’agile, on trouve dans l’ordre : les possibilités d’intégrer le changement, la réduction des délais et des livraisons plus fréquentes, l’amélioration de la qualité, la motivation d’équipes. Pour les difficultés : les interactions avec d’autres entités de l’organisation, l’implication du management, les estimations et le planning, l’identification du Product Owner (tout en anglais…).

La deuxième partie était donc un WorldCafe consacré à SCRUM. Pour les familiers du BarCamp, le format est ressemblant avec des plus et des moins…

Contrairement à un BarCamp, nous n’avons pas fait de session de présentation « en trois tags » et c’est bien dommage… (chacun se présente par son nom suivi de trois mots en guise d’introduction)

La session de définition des sujets et leurs sélections est légèrement différente, puisqu’il y a eu tout d’abord proposition par la salle d’une quinzaine de sujets puis vote pour conserver les 4 sujets qui seraient abordés par quatre tables : Mieux que SCRUM ?, Contractualisation et SCRUM, Self-Organised Team et pour terminer Product Owner.

Sur chaque table une nappe en papier, des stylos pour écrire directement sur la nappe (et des petites choses à grignotées qui étaient bienvenues vu l’heure !) et trois-quart d’heure pour échanger sur le sujet.

Lors de la restitution à l’ensemble du groupe, on affiche la nappe au mur, un des groupes avait d’ailleurs dessiné une MindMap, pratique qui pourrait être suggérée pour les prochains événements (et reprise dans les barcamps ?). Les retours des différents groupes montraient des pratiques assez différentes de SCRUM et en particulier des rôles.

Voyage au coeur de l’intelligence collective globale

The Transitioner organisait aujourd’hui un Voyage au coeur de l’intelligence collective globale. Nous étions une quarantaine réunis au Comptoir Général pour une journée d’aventures très enrichissantes !

J’ai à la fois envie de tout vous raconter, et envie de tout garder secret afin que vous ayez la surprise lors de votre participation à une prochaine édition (une session mensuelle est envisagée à partir de la rentrée).

Une journée ou nous avons pris contact avec notre corps (avec des exercices de relaxation dynamique par exemple), avec le groupe (si si…) et commencé à explorer à travers Internet (etherpad, twitter #vicg, flickr… )  la construction d’un groupe de « proches » éloignés physiquement.

Une journée dont je repars avec plein d’idées à transposer dans mon activité de réussite de projets !

Une solution à la crise ?

Un petit quizz pour l’été proposé par l’excellente équipe de la société In Principo !

L’intelligence collaborative, solution à la crise ?

Bonnes vacances à tous !

In Principo : « accélérateur de progrès »

Ce 25 mars j’étais invité à découvrir le programme CoAgilité d’In Principo. Cette présentation était introduite par Olivier Réaud, un des fondateurs, qui résumait la dénomination par une illustration d’agilité : une jolie photo de singe – indéniablement agile – illustration permettant de prendre conscience simplement que pour l’entreprise, c’est le fait d’être agile ensemble qui allait compter… L’intérêt de ce programme réside dans les limites des approches classiques qui ne sont pas adaptées lorsque le nombre de parties prenantes augmente, ou que les délais de mise en œuvre raccourcissent.

Le témoignage de Jean-Philippe Sarraut, PDG de SEFAS Innovation, venait renforcer cette présentation attractive. Jean-Philippe Sarraut se présente comme un manager de crise, qui a remis en bonne forme une entreprise en construisant un système hiérarchique ou il est à l’initiative de toutes orientations et où il prend toutes les décisions. Si il justifie ce système par la situation de crise dans laquelle se trouvait la société, il est évidemment très intéressant de comprendre ce qu’il a poussé à revoir le mode de management si radicalement. Il explique qu’en effet, ce mode de management, qu’il qualifie lui-même de brutal, empêche les initiatives et la collaboration transverse et donc les innovations pour le client. Il avait donc besoin de mobiliser à nouveau l’ensemble de ces équipes en agissant par le haut (lui-même avec son comité de direction) et en favorisant une collaboration transverse par le bas (par la constitution d’une équipe pluridisciplinaire). L’accompagnement de cette opération a été réalisé par In Principo. Il a débuté par une phase d’entretiens (1/3 des effectifs), puis par la constitution d’équipes afin de partager une vision de la situation, suivi par un choix des priorités de l’entreprise. Ces équipes ont ensuite mener les travaux de transformation, impliquant les acteurs des processus eux-mêmes collaborant au-delà de leurs départements d’origines, les décisions étant prises au « bon » niveau (c’est-à-dire le plus bas possible). Dans les approches classiques, le projet de transformation est défini dans une première phase, puis suit une phase de conduite du changement pour le déployer. Dans cette approche, les transformations sont définies par les acteurs eux-mêmes en fonction des priorités de l’entreprise, la conduite du changement est donc incluse dans le processus… les transformations se poursuivent… à suivre donc…

Une démarche s’adaptant à chaque organisation, encourageant la mise en réseau des compétences de l’entreprise, dans l’accomplissement d’un objectif commun. Et tout cela porté par une équipe fort sympathique… Mais je suis en train de faire de la pub, là, non ?