Un Jour Une Œuvre au Louvre

Ce mercredi 12 décembre, nous nous sommes retrouvés au Louvre pour visiter l’exposition consacrée à Mantegna.

Nous ?

Nous c’est Ivan (qui raconte l’expérience sur son blog), Jean-François et moi, trois parmi ceux qui avaient envie de participer à cette expérience de mutualisation des regards dans le monde réel, expérience que nous avons débutée sur Internet avec Un Jour Une Œuvre (http://unjouruneoeuvre.eu).

Une promenade dans l’exposition pour choisir une première toile, le choix se porte sur un petit Saint Sébastien, nous avons pris le temps de regarder, de verbaliser ce que nous regardions, un attroupement s’est créé autour de la toile, certains trépignent pour voir, d’autres interagissent avec nous : « avez-vous vu le cavalier dans le ciel ? », « c’est une souffrance exquise »… Nous avons reproduit l’expérience pour deux autres toiles avec le même effet. Expérience enrichissante que de se laisser porter par ses propres découvertes et par les découvertes des autres, difficile de ne pas se lancer dans l’interprétation de ce que l’on voit, difficile de ne pas lire les petits cartels avant d’avoir vraiment pris le temps de regarder ! Passionnant donc !

A suivre, la retranscription de nos échanges sous forme de fiche de « lecture » sur Un Jour Une Œuvre, ainsi que le prochain évènement « live » le 14 janvier, 17heure, Metro Saint Germain pour une visite de galerie d’art contemporain !

Europeana

europeanaL’idée de rendre accessible à tous l’héritage culturel européen par la numérisation du patrimoine semblait à certain une dépense inutile pour un objet qui n’intéresserait personne…

Je peux témoigner, au vu de l’intérêt croissant que suscite Un Jour Une Œuvre, que le sujet intéresse, passionne même, et qu’une fois les premières appréhensions dépassées, il permet de libérer la créativité.

L’affluence lors du lancement d’Europeana le 20 novembre a conduit à retarder l’ouverture à mi-décembre.

Rendez-vous à prendre, donc, avec 3.5 million d’œuvres d’art ! Et avec  un outil qui a l’ambition de devenir un lieu d’échange interactif !

PS : « mysli kulturne » signifie « pensez culture » dans une des 23 langues de l’union disponibles sur Europeana !

Autour d’Hamlet

J’étais au vernissage de l’exposition « autour d’Hamlet » organisé par l’éditeur carnets-livres à la Halle Saint-Pierre.

L’idée de ré-editer des traductions d’Hamlet très différentes (celle de Dumas et celle de Letourneur), et même de produire de nouvelles versions, une de l’éditeur Daniel Besace et une autre d’Ivan Sigg est géniale !

Les créations présentes autour du thème d’Hamlet et les ouvrages (faits à la main) de l’éditeur valent le détour !

C’est jusqu’au 21 novembre !

PS : par la même occasion, vous pourrez visiter l’exposition permanente d’art brut, et pourrez devenir adhérent de l’association des amis de la halle Saint Pierre qui a besoin de votre soutien.

Solutions Linux 2009

L’appel à communication pour les conférences du salon Solutions Linux 2009 (qui se tiendra du 31 mars au 2 avril 2009 à la Porte de Versailles) vient d’être publié.

Aussi, si vous souhaitez prendre la parole dans sur un ou plusieurs des 25 thèmes sélectionnés, vous avez jusqu’au 3 octobre 2008 pour faire votre proposition : http://www.confsolutionslinuxparis.com/.

Je contribuerai cette année à l’organisation des sessions : Plateformes décisionnelles, Administration électronique, Culture et numérique.

Un jour, une œuvre

Un jour, une œuvre est le nom du site Internet que je lance aujourd’hui, 10 juin 2008.

L’objectif est de présenter une simple photo d’une œuvre d’art assortie de quelques liens à suivre… Premier jalon d’un jeu de piste à suivre seul, à l’école, en famille, entre amis…

Un jour une œuvre (http://unjouruneoeuvre.eu) est la première pierre d’un projet répondant aux multiples questions que je résumerais en une : Comment permettre à tous de bénéficier de notre héritage culturel ?

à voir également :

La cagnotte numérique de l’Etat par Christophe Costes

Que faire de l’héritage ? par moi-même

J’en profite pour remercier ici tous ceux qui ont contribué au murissement du projet. Ces échanges sont très profitables, merci !

J’apprécierais énormément de recueillir vos commentaires, vos idées qui permettront de faire avancer ce projet (à publier ici ou non à votre convenance).

Ce n’est pas eux et nous, c’est toi et moi

«Ce n’est pas eux et nous, c’est toi et moi»: le 9 mai, des milliers de personnes vont fêter la diversité culturelle de l’Europe

Voici le thème de la 22ème fête de l’Europe ! Bonne fête !

à voir sur Europa.eu

et sur feteleurope.fr

Que faire de l’héritage ?

Pour être plus précis : que faire de notre héritage culturel ? Quelles actions mener pour donner accès à cet héritage culturel d’une incroyable richesse et diversité dont nous disposons en France ? Quelles actions mener pour assurer sa pérennité et permettre son enrichissement continu ?

L’accès à cet héritage culturel est le premier point à aborder, pas seulement parce que nos catalogues (les œuvres qui sont exposées, visibles) ne représentent qu’une infime portion de ce dont nous disposons dans nos fonds (les caves de nos musées), mais aussi parce que l’accès à cet héritage nécessite des connaissances préalables acquises par une faible proportion de la population. Faible proportion, qui explique probablement la faible fréquentation des lieux de culture.

Culture pour tous ?

Certains lieux d’exposition, proposent déjà des « formules » adaptées à différentes catégories de visiteurs (visite guidée pour les enfants, expositions spécialisées par tranche d’age). Ces efforts contribuent à une part de leurs succès, augmentant leur notoriété, et à partir de là leur fréquentation, et donc leurs ressources. La question, pour beaucoup de lieux, est : comment disposer des ressources initiales permettant d’entrer dans cette dynamique ?

L’INA, en donnant l’accès à une partie des ces archives sur Internet, a trouvé les ressources lui permettant de garantir pour l’avenir sa mission de conservation et préserver ainsi une partie du patrimoine en danger. L’intérêt de ce site réside d’ailleurs dans l’animation qui est faite autour d’un catalogue d’une grande richesse, permettant au visiteur de découvrir, en flânant, quelques trésors…

Numérisation, publication, animation, sont des premières pistes pour amener de nouveaux publics à profiter de notre héritage culturel. L’expérience de l’INA laisse penser que les ressources pour poursuivre la numérisation pourraient provenir de ces spectateurs. A condition de savoir amener les moteurs de recherches à proposer ces nouvelles ressources numériques, ce qui sous-entend d’enrichir les œuvres de contenus, d’actualités et pourquoi pas des ressentis des visiteurs.

Du virtuel au réel…

Au-delà ce ces nouveaux visiteurs virtuels à qui l’on fait découvrir des thèmes, des œuvres… de nouvelles façon de s’exprimer… Comment les amener à choisir d’employer leurs temps libres dans les lieux d’exposition. C’est en sachant répondre à des questions aussi diverses que la diversité du monde que nous pourrons les amener à envisager le parcours dans un musée comme leur premier choix.

Un exemple ? Je pose la question à un ami… 35 ans Marié, 2 enfants de 5 et 7 ans… Un musée ne serait pas vraiment le premier choix, sauf… si il y a un site Internet qui rassure sur la possibilité de visite guidée pour les enfants de cet age (comme au Louvre), il faudrait que ce ne soit pas trop loin de chez lui, qu’il y ait des possibilités de restauration sur place ou à proximité… Ah ! Encore une chose, son épouse apprécie l’art pictural, il a une nette préférence pour le concret, les choses utiles… Vous avez la réponse ?

Certitude de passer un bon moment

Cette réponse, il faut que le visiteur lui accorde sa confiance. Bien sur cette confiance viendra avec l’expérience : « vous m’avez conseillé cela, j’ai passé un bon moment, alors je suis prêt à suivre à nouveau votre conseil ». Les mécanismes de recommandation utilisés par certains marchands en ligne pourraient être d’une grande aide pour améliorer la qualité des réponses apportées par un tel service.

Le partage des opinions, avis, ou même au-delà, de travaux d’études ou de recherche permettra peut-être aussi de faire émerger de nouveaux talents ou de nouvelles approches. La coordination de travaux scolaires par des professeurs pour enrichir les éléments de base de notre patrimoine serait un parmi tant d’autres exemples possibles, sous réserve que les solutions techniques nécessaire à cette production collaborative soient disponibles. Ces travaux d’enrichissement pourraient être l’occasion de renforcement de lien entre les générations, en encourageant la co-production entre des scolaires et des personnes âgées échangeant sur un patrimoine local facilement accessible pour eux.

Ce serait évidement l’occasion de rassembler autour des visiteurs les connaissances et l’expertises de professionnels aux métiers très différents : archéologues, conservateurs, archivistes, architectes, urbanistes… qui chacun dans sa spécialité dispose d’information d’une incroyable richesse sur les trésors proches de nous.

Numériser le patrimoine, l’Enrichir d’informations complémentaires, et le Partager le plus largement possible… Le partage d’information comme moteur d’accès à notre héritage culturel, ça vous tente ?