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Avantage… Bonheur

TheHappinessAdvantage

The Happiness Advantage est un livre de Shawn Achor présentant les 7 principes qui nourrissent le succès et la performance au travail et dans la vie en général.

La psychologie positive explique que le bonheur vient avant le succès.

Quels sont les 7 principes proposés par Shaw Achor :

  1. L’avantage au bonheur. En s’entrainant à voir le positif, nous améliorons nos capacités intellectuelles et relationnelles.
  2. Le levier et le pivot. Le pivot est notre état d’esprit, la façon dont nous voyons les événements. Le levier est notre potentiel (celui que nous croyons avoir…)
  3. L’effet Tetris. En nous entrainant à voir des choses positifs, nous détectons plus facilement les opportunités et pouvons alors les saisir.
  4. Tomber vers le haut. Deux chemins sont possibles après l’échec, vers le bas, vers la dépression, ou vers le haut, apprendre et grandir. Et c’est nous qui avons ce choix en main.
  5. Le Cercle de Zorro. Le plus simple à comprendre pour les agilistes. Face à une situation complexe, se focaliser sur de petits pas gérables est la seule voie possible.
  6. La règle des 20 secondes. Batir des habitudes à partir de petites taches que l’on s’assure de pouvoir commencer vite (en moins de 20 secondes)
  7. Investissement social. Car le support de vos relations est le meilleur indice prédisant votre succès futur.

L’auteur termine son livre en expliquant comment notre comportement (bon ou mauvais) est contagieux. Une bonne chose à savoir pour commencer quelque chose :)

Je recommande vivement ce livre :)

Dans de futurs articles, je vous raconterais les difficultés associées à la mise en oeuvre de notre « Happiness Index » chez eNovance, et ce que j’ai appris du cours de Berkeley sur la science du bonheur, que je suis sur edx.

Et en attendant, vous pouvez aussi regarder ce TED par l’auteur :

Photo d’entête  par JarnoCreative Commons 2.0.

English version of this post.

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ALE 2014 – deuxième et troisième jour

Cet article évoque les deuxième et troisième jour de la non-conférence 2014 du réseau ALE (Agile Lean Europe). Le résumé du premier jour est ici.

Ce deuxième jour de la non-conférence ALE 2014, débute par une session par Josef Scherer, Self-designing Feature Teams @BMW. Pour influer sur la culture d’une grande organisation, Josef explique qu’il est nécessaire d’établir une structure permettant à la culture d’exister ou d’évoluer. Josef a ensuite présenté les structures d’atelier permettant à des équipes de se recomposer en équipe dédiée à des fonctionnalités (et non plus par role dans un processus en cascade) et cela en moins d’une demi-journée.

Stephen Parry prenait la suite avec un approfondissement de sa session de la veille pour créer une organisation en capacité d’apprendre et de s’adapter. Stephen parle ici de créer les conditions, le climat permettant le développement de cette culture. Stephen a présenté l’application du diagnostique Climetrics mesurant le climat dans les organisations suivant 4 axes : Engaging, Learning, Leading, Improving. L’exemple présenté montre que pour passer d’une organisation « diriger et contrôler » il ne s’agit pas d’avoir des objectifs d’amélioration continue, mais une transformation complète de la façon de faire. Comme dans les exemples de la première session, ce sont les équipes qui ont dessiné la nouvelle organisation (et pas le management).

Paweł Pustelnik présentait comment créer et faire croitre la culture de leur organisation Future Processing. La culture se voit dans l’atmosphère, dans le climat présent dans l’équipe, dans les valeurs que les membres partagent.

Great Software… because we put people first.

J’ai trouvé intéressante l’idée d’habiller un des couloirs de l’entreprise avec les événements importants de l’entreprise depuis sa création, ainsi que celle du mur de photo de toutes les personnes de l’entreprise, également importante. Le support de Pawel est ici.

J’ai malheureusement manqué les sessions de lightning talks (probablement le meilleur me dira plus tard Pablo).

Les sessions de Pecha Kucha (20 slides x 20 secondes) était excellentes :

  • Christof Braun – Trust me – this is important
  • Alberto Brandolini – The final words about software estimation
  • Martin Klose – Coderetreat – perfect practice makes perfect
  • Pawel Brodzinski – Building Teams – We got it all wrong!

J’ai butiné au cours de ces sessions open space et participé à une seule excellente session celle de Sabina Abdulajeva qui nous faisait prendre conscience de notre corps.

Felienne Hermans concluait cette deuxième journée en proposant : « Putting the science in computer science« . C’était assez amusant d’essayer une approche scientifique sur une question troll : « quel est le meilleur langage de programmation ? ». Il s’avère que la réponse des participants ne dépends d’aucun des critères que l’on entends régulièrement cités pour défendre tel ou tel langage, mais dépends principalement de la disponibilité de librairies open source.

Le troisième jour débutait par la Keynote des enfants. J’ai oublié de préciser que ALE est une conférence à laquelle les époux(ses) et les enfants sont invités à participer ce qui contribue également à une ambiance particulière. Les enfants ont donc préparés une keynote au cours de laquelle l’ensemble des participants ont contribué à peindre une fresque avec leurs mains.

J’ai ensuite proposé une session « The Agile and Open Source Way » et j’ai obtenu enfin les feedbacks qui vont me permettre de faire évoluer radicalement le contenu de la session et d’augmenter son impact et son utilité (un grand merci pour ceux qui ont pris le temps de me donner des feedbacks).

C’est Olaf Lewitz qui a gagné l’opportunité de proposer un talk surprise. Il a choisi de nous proposer sa session « De-scaling your organization« . C’était excellent et inspirant, à la fois sur le contenu et la façon de le proposer.

Pour les lightning talks, l’émotion du moment ne fait retenir que le talk que ma fille Emma (12 ans) a donné (et en anglais). Merci à tous les participants pour leur enthousiasmes et leurs retours positifs.

Les sessions de Pecha Kucha du jour étaient excellentes également :

  • Oana Juncu – Key ingredients of storytelling
  • Antonio López – Using Social Network Analysis for an Agile transformation
  • Shannon Jean Ewan – Agile processes evolve. Agility is here to stay

J’ai participé à deux sessions open space, celle proposée par Olaf Lewitz nous a fait découvrir le personality poker et nous nous sommes dit avec Pablo que nous allions le traduire en français, et une en vue de la préparation de la conférence de l’année prochaine : ALE15 (oui j’y pense déjà et j’y serai).

Jennie Jepsen assurait la Keynote de cloture et faisait une nouvelle fois référence à la science (celle du fonctionnement de notre cerveau cette fois) pour expliquer nos problématiques de transformation.  Cela a au moins le mérite de rappeler que lorsque l’on dit science, on dit approche scientifique et qu’avant de s’intéresser à des résultats, il faut s’intéresser aux protocoles des expériences.

Un grand merci à Future Processing pour ces actions dans le cadre du sponsoring de cette édition ALE : Massage (avec les masseuses qui travaillent habituellement chez eux à temps plein), Soirée… et j’ai même gagné un cadeau en donnant une définition de ce qu’était faire du développement agile : « Build a product with all the emotions and intelligence of the team ».

Un grand merci à tous les participants, intervenants, organisateurs (quelque soit leurs roles) pour cette excellente édition !

Les liens depuis les noms des intervenants cités pointent sur leurs comptes Twitter, et je vous encourage à les suivre !

Les photos d’Olaf, de Pablo, de Tomek, de Antonio

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ALE 2014 – premier jour

Ce premier jour de la non-conférence 2014 du réseau ALE (Agile Lean Europe) était particulièrement riche ! Une richesse que je ne fais qu’effleurer dans ce compte-rendu rapide. Le programme est un mix entre des sessions préparées et sélectionnées par les participants du sofa « programme » et un open space (pour ceux qui veulent contribuer aux éditions suivantes, tout le monde peut participer aux Sofas d’organisation de la conférence, ce qui en fait une non-conférence).

La keynote de Stephen Parry présentait l’importance de créer les conditions de la confiance dans l’organisation pour lui permettre de se développer. Créer ces conditions va permettre à une organisation « Commander et Contrôler » ou plutôt comme le dit Stephen, une organisation « Diriger et Espérer » de passer à une organisation « Ecouter et Adapter ». Le support de présentation est publié ici.

J’ai particulièrement apprécié ensuite la présentation de Petri Heiramo sur l’évolution de l’organisation de Futurice. La croissance de l’organisation ayant détruit le bien être et la performance de l’organisation, la conduite d’une transformation façon agile (c’est à dire en faisant prendre les décisions par les personnes elles-mêmes) vers une organisation en Tribut (Tribes) est très intéressante. Cela va me faire une page de plus à créer dans la catégorie « Inspiration » du wiki d’eNovance (désolé cette partie est réservée aux eNovancers pour l’instant). Les Tributs font de 30 à 50 personnes et doivent en tous les cas se scinder si elles atteignent la taille de 60. Les Tributs sont pluridisciplinaires de façon à traiter une prestation pour un client de bout en bout. 3 à 4 chefs de tributs sont sélectionnés par les membres de chaque tributs pour : représenter la tribut à l’extérieur, s’assurer de la construction des équipes pour les projets clients, faire que les clients soient heureux, que les employés soient heureux, définir une stratégie de développement. Le développement des compétences est de la responsabilité de l’employé avec le support des chefs de tribut et des 2 personnes du HC (Human Care, ce ne sont pas des RH ici…).

La présentation de Pawel Wrzeszcz (Software Mill) expliquant comment ils ont aplati la hiérarchie de leur entreprise de 20 personnes (20 CEOs company) tombait ensuite bien pour aborder certaines questions comme la transparence des informations. Sur la transparence des salaires leur démarche a été :

  1. ouvrir les informations comptables
  2. publier les salaires
  3. déterminer ensemble un algorithme pertinent pour gérer les augmentations de rémunération

Alors que des disparités notables existaient dans les rémunérations, leurs publications n’a produit une tempête qu’à retardement. Ils ont trouvés le moyen de gérer cela en définissant un algorithme définissant la rémunération cible de chacun, en explicitant les règles qui définissaient qui seraient augmentés en premier quand les revenus augmenteraient. Cela a permis de focaliser toute l’équipe sur l’augmentation des revenus de l’entreprise (tout en donnant du temps pour résorber les écarts justifiés seulement par les fluctuations du marché de l’emploi dans l’IT).

Après le déjeuner, j’enchainais avec 3 sessions de l’open space. La première pour approfondir la transformation de l’organisation de Futurice, la seconde pour discuter de la difficulté à accepter l’incertitude des estimations dans l’entreprise (ou nous avons parlé du processus d’élaboration de budget Beyond Budgeting) et la troisième pour approfondir les discussions autour de la transparence dans l’entreprise.

Les sessions préparées ont repris ensuite avec le « How to quit your job » de Sergey Kotlov, que je remercie pour son idée de capturer sa satisfaction au jour le jour en fixant un seuil, si 75% de choses étaient satisfaisantes dans la journée alors il choisi le vert, sinon ce sera rouge. Je pourrais ajouter une proposition pour le Happiness Index d’eNovance en disant que si 75% de choses sont satisfaisantes alors ce serait le smiley :), si 50% ce serait le :| et à moins alors ce serait :( en associant à cela qu’un feedback rédigé est appréciable et utile dans les 3 cas.

L’approche de Wiktor Żołnowski nous disant que nous sommes tous géniaux (tous les êtres humains) était très intéressante pour faire comprendre la nécessité de la confiance à priori dans nos capacités, et la nécessité de partager les informations dont nous disposons plutôt que d’essayer de convaincre l’autre qu’il a tort.

J’ai apprécié pour terminer la présentation #noemployees de Juha Heimonen and Antti Kirjavainen sur leur expérimentation en cours chez Flowa. Cela m’a rappelé la réflexion de Fabrice Aimetti, un des associés d’Ayeba, émettant l’idée que la société ne devrait peut-être être qu’une société d’associés.

BveHLJ-IIAAIl0iDe nombreuses choses donc, qui me donnent envie de retoucher mon intervention planifiée vendredi matin… à suivre donc :) Je remercie au passage Target Process pour le Tshirt qu’ils ont édité pour ma session !

Les liens depuis les noms des intervenants cités pointent sur leurs comptes Twitter, et je vous encourage à les suivre !

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Améliorer la collaboration

396208-slack-logoJe profite de mes vacances pour terminer un vieil article…

Il s’agit d’un article pour faire la promotion d’un outil permettant de faciliter la collaboration pour une équipe distribuée, ou disons pour une équipe qui n’est pas toujours colocalisée.

Ayeba utilise cet outil depuis son apparition sur le marché afin de remplacer l’utilisation de l’irc et de bot, qui au delà de la maintenance n’étaient pas facile d’accès pour des utilisateurs classiques.

Slack nous permet d’avoir plusieurs canaux de discussion, permanents ou éphémères, pour échanger des informations entre les membres de l’équipe.

Jusque là, un outil de messagerie instantanée quelconque pourrait faire l’affaire…

Alors j’ajoute à cela que le partage des photos, vidéos, liens web est très bien fait et que vous verrez les éléments directement dans le flux.

Cela ne suffit peut-être pas encore ?

Slack dispose d’une multitude d’intégration avec d’autres outils, comme par exemples Trello, Dropbox, Github, Twitter, Google Drive ou simplement un flux RSS. Cela permet de centraliser toutes les notifications à un seul endroit et de les partager pour tous les membres de l’équipe concernés.

Un outil agréable et utile que je vous encourage à essayer !

Grace au programme « Give $100, Get $100″ vous pouvez bénéficier d’une réduction à la souscription. Pour se faire, cliquez sur ce lien : https://slack.com/r/024fsncy-02542bu6

 

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Little Brother

Little Brother est un livre de Cory Doctorow a recommander à tous et particulièrement aux ados autour de vous. Cela vous fait donc une bonne idée de cadeaux qui contribuera à leur faire passer un bel été en s’intéressant à ce roman qui met en scène un ado de 17 ans aux prises avec la sécurité intérieure de son pays.

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Bien sur, je vous recommande de le lire également, vous y trouverez des explications très simple sur ce qu’est la cryptographie et comment vous pouvez (ou plutôt devez) l’utiliser.

Une bonne lecture pour s’interroger sur nos libertés sur Internet et au delà.

La photographie de Cory Doctorow est de Joi Ito (Creative Commons).

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Un test à 360°

J’étudie actuellement les solutions gravitant autour de l’analyse et du développement des compétences. C’est ainsi que je suis tombé sur la solution SurveyReport. La vidéo de présentation de la solution étant attrayante et montrant que celle-ci couvrait un aspect m’intéressant particulièrement : l’évaluation par les pairs. Je décide de passer au test.

Mon intention était d’envoyer le questionnaire à un de mes contacts pour que celui-ci me livre ses impressions sur le questionnaire, les questions posées etc…

Une mauvaise manipulation (oui… je suis très tenté de mettre la responsabilité de cela sur l’interface ;) ) a fait que j’ai envoyé le questionnaire avec le message par défaut « Corporate Survey » à plus de 1000 de mes contacts.

Ceci a provoqué plusieurs effets intéressants.

Tout d’abord, j’ai obtenu de nombreuses réponses et je vais pouvoir profiter de ces réponses pour en déduire des actions d’amélioration. Un grand merci à tous ceux qui ont répondu !

Ensuite, j’ai eu de nombreuses sollicitations de la part de contacts qui ont clairement associé le questionnement sur les compétences et une évolution professionnelle imminente. Un grand merci également pour leur support !

Sans entrer dans le détail de ce test, cela pourrait être une bonne idée de réaliser ce type de test ponctuellement dans une phase d’initiation d’un travail plus approfondi avec une équipe. Mais ce que je recherche devrait offrir des possibilités d’interaction plus régulières.

A suivre donc !

 

 

 

Il est possible que vous vous demandiez : « mais pourquoi cette image ? »… Alors c’est que vous ne connaissez pas 360 :)

 

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Open Innovation

Ce 12 juin 2014, une annonce d’Elon Musk, le CEO de Tesla Motors, est venue secouer l’écosystème automobile.

L’annonce titrée : All Our Patent Are Belong To You, déclarait que toute la technologie développée et brevetée par Tesla,  était à présent disponible pour qui voudrait l’utiliser, de bonne foie, dans l’esprit des projets Open Source.

Je n’ai pas encore vu si cette annonce allait être suivi d’une ouverture plus forte des travaux de Tesla, avec peut-être des possibilités de contributions d’autres acteurs du domaine, sur une plate-forme ouverte, avec la mise en place de licence Open Source… Mais ce premier pas est déjà énorme.

Cette annonce a reçu une pluie de commentaires positifs et attiré aussi des détracteurs expliquant que l’intérêt de Tesla n’était pas qu’altruiste puisqu’ils tireraient bénéfices de cette ouverture en faisant émerger leurs solutions comme des standards.

J’apprécie évidement que ces commentaires fassent ressortir un des bénéfices d’une approche Open Source. Celui de faire que les contributeurs à une solution, plutôt que de gaspiller de l’énergie à se combattre à coup d’incompatibilités, fassent émerger des standards permettant de mutualiser les ressources.

En tant qu’utilisateur, je serai très heureux de pouvoir brancher mon auto sur n’importe quel système de n’importe quelle marque.

J’en profite pour mettre en avant deux articles, le premier du CEO de Red Hat tirant son chapeau à Tesla, le second dans OpenSource.com revenant sur les réactions variés suite à l’annonce.  Et dans le premier, Jim Whitehurst parle aussi d’eNovance

 

Le choix du titre de l’annonce est plutôt drôle n’est-ce pas ? Si vous vous demandez pourquoi, jetez un oeil à cela : All Your Base Are Belong To Us.

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La Joie

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Douglas McGregor présentait sa théorie Y en explicitant une croyance : « travailler est aussi naturel que jouer ou se reposer ». Richard Sheridan, co-fondateur et CEO de Menlo Innovations, explique que la joie dont il parle dans son livre Joy, Inc. est cette sorte de joie.

Joy, Inc. est le meilleure défenseur du binomage que j’ai lu jusqu’à présent. Par binomage, j’entends 2 personnes qui travaillent assises au même bureau sur le même ordinateur. J’aimerais dire que cette approche a été popularisée par le Pair Programming. Il se trouve que l’efficacité de la plus petite boucle d’apprentissage possible n’a pas la popularité qu’elle devrait avoir. Le paralèlle exposé du binomage dans la chirurgie est intéressant à réutiliser.

Richard Sheridan présente les pratiques à l’oeuvre à Menlo. Les praticiens Agile en reconnaitront certaines, ou découvriront des façons alternatives de mettre en oeuvre des valeurs et principes similaires. Pour donner quelques exemples :

  • Un espace de travail ouvert et reconfigurable facilement permettant au personne de rassembler leurs bureaux lorsqu’elles travaillent ensembles sur le même projet
  • Une réunion quotidienne réunissant l’ensemble de l’entreprise tous les jours à 10h (un cercle de 70 personnes…)
  • Walkies, un rituel pour couper l’après-midi ou l’ensemble de l’entreprise fait une promenade à pied ensemble
  • Show & Tell, la revue d’itération… à l’envers… car c’est le client qui présente à l’équipe ce qui a été réalisé…
  • Un processus d’entretien, de recrutement et d’accueil qui place l’adéquation de la culture en priorité. Il n’y a pas de système de cooptation chez Menlo.
  • Un attachement à la compréhension des objectifs des utilisateurs, avec l’usage des personas… bien avant que l’on en parle dans le logiciel, avec en prime un titre amusant : high tech anthropologists
  • Faire des erreurs rapidement, comme une façon de faire croitre les personnes et les affaires
  • Bébés et enfants au bureau

A leader is best when people barely know he exists. When his work is done, his aim fulfilled, they will say: we did it ourselves. Lao Tzu

  • Une culture pour développer des leaders pas des chefs
  • Le planning en utilisant des cartes proportionnelles à l’effort (et de l’espace pour la semaine proportionnel à la capacité)
  • L’utilisation de couleur pour différentier la maintenance des nouveaux produits
  • L’utilisation du TDD (Test driven development) ou développement piloté par les tests (on code le test avant la fonctionnalité)
  • Livrer un logiciel fonctionnel chaque semaine au client
  • Uniquement des équipes colocalisée, considérant qu’aucune technologie ne peut actuellement remplacer le fait d’être présent
  • Durée et horaire de travail fixe (40 heures par semaine), considérant que le travail flexible ne l’est pas tant que cela et fait déborder le temps de travail au détriment du reste (et donc n’est pas soutenable pour les personnes… et donc pour l’entreprise). Lorsque les personnes sont hors du bureau, elles le sont totalement (ou Menlo trouve un arrangement temporaire pour permettre le travail depuis la maison pour une période spécifique)
  • Importance de connaitre la façon de répéter quelque chose de la même façon (standard, checklist) permettant l’amélioration
  • Responsabilisation (Accountability), en illustrant l’exemple du processus d’estimation, n’incluant aucune peur et de la transparence en interne et en externe
  • Communication alignée entre l’interne et l’externe. Si vous ne pouvez dire la vérité au monde… alors vous devez changer votre culture…
  • 50% de réduction sur les factures en échange d’actions ou de royalties (gros succès enregistré sur ce point)
  • Réduction de 25% pour de la flexibilité sur la date de livraison (inventé durant la récession de 2008)
  • L’impact important de réussir à « terminer » les choses sur le bonheur des employées

Vous comprenez à la lecture de cette liste que je pense que ce livre mérite d’être lu, même si je vais continuer à travailler pour démontrer la valeur des équipes distribuées et du travail asynchrone sur l’efficacité et le bonheur des équipes.


La photo des bureaux de Menlo Innovation illustrant l’article est issue de l’article de J.D. Booth pour Corpmagazine.com

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Inverser la pyramide

L’intervention de Vineet Nayar (CEO and vice chairman of HCL Technologies) lors des Mix Mashup est passionnante. Il raconte comment HCL est en transformation continue, et comment ils mènent des expérimentations pour permettre à chaque personne de HCL de contribuer à créer un meilleur service.

L’expérience de la transformation du traditionnel 360° en rendant publique et transparente l’évaluation des manager, de la mise en place d’un système de ticket d’incident que les fonctions supports doivent traiter, d’une évaluation du niveau de bonheur à la cloture du ticket, de la création de communauté de passion… etc…

A voir pour l’inspiration !

As the , embarked on a journey to re-imagine and reinvent the nature of power, leadership, and value creation inside a vast organization. Driven by the belief that the traditional management model—built to serve control-obsessed managers rather than to support customer-obsessed employees—was broken, Vineet launched a series of experiments in promoting transparency, opening up the realm of strategy to all employees, and reversing accountability so managers served frontline employees.

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