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	<title>Alexis Monville &#187; igpde</title>
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		<title>Patriotisme économique</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 07:39:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alexis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[EADS]]></category>
		<category><![CDATA[igpde]]></category>
		<category><![CDATA[last supper]]></category>
		<category><![CDATA[Patriotisme économique]]></category>
		<category><![CDATA[politique industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[Rancontres économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le patriotisme économique : une nouvelle politique industrielle pour le XXIe siècle ? 
Pour éclairer la question posée pour cette nouvelle session des Rencontres économiques de l’IGPDE (18 septembre 2008), Martin Piétri, qui remplaçait au pied levé l’animateur habituel Didier Adès, citait une source anonyme (et énervée) du SGDN : « avec son patriotisme économique, Villepin nous a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>Le patriotisme économique : une nouvelle politique industrielle pour le XXIe siècle ?</strong><span><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pour éclairer la question posée pour cette nouvelle session des Rencontres économiques de l’IGPDE (18 septembre 2008), Martin Piétri, qui remplaçait au pied levé l’animateur habituel Didier Adès, citait une source anonyme (et énervée) du SGDN : « avec son patriotisme économique, Villepin nous a planté ! ». En essayant de déterminer les raisons de ce courroux, la réponse était que l’on pouvait bien mieux en faire sans le dire… Je reviendrais à la fin sur la réaction du dernier intervenant à ce propos.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Les intervenants donc :</span></p>
<ul>
<li>David Thesmar, professeur associé de finance et d’économie à HEC <span>: « Quel patriotisme économique au XXIe siècle ? »</span></li>
<li><span>Grégoire Postel-Vinay, responsable du service prospective, direction générale des entreprises, ministère de l’économie de l’industrie et de l’emploi<span> : « Quels niveaux d’interventions et quels outils pour la politique industrielle aujourd’hui? »</span></span></li>
<li><span><span>Denis Verret, Senior Vice President Strategic Business and International Relations &#8211; Strategy and Marketing Organisation, EADS<span> : &#8220;Quelles réponses à la compétition mondiale pour les entreprises européennes : l&#8217;exemple EADS ?&#8221;</span></span></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal">David Thesmar, s’attachait tout d’abord à définir le patriotisme économique comme étant l’action d’empêcher les prises de contrôle d’entreprises françaises par des entreprises ou investisseurs étrangers. L’opinion étant plutôt favorable à ce genre d’interventionnisme, l’Etat se livre parfois (plutôt en fonction de la symbolique politique) à des prises de contrôle ou à des recompositions d’entreprises.</p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-163"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span> <strong>Quelle en est l’efficacité ?</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Les acquisitions d’entreprises françaises par les étrangers représentent 20 md€ (soit 0,3% de la valeur totale). Ces acquisitions sont-elles dommageables ? Pour les acquisitions par des entreprises, il n’y a pas d’analyse comparatives sur des données françaises, les études étrangères (US, Suède, pays émergents) montrent un accroissement de la productivité, des hausses de salaires et pas de réduction d’emploi (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de flux d’entrée et sortie, et qu’il n’y a pas d’impact sur la santé et donc sur la société au sens large). L’orateur remarque lors d’une question sur ce point précis que dans le classement des entreprises où il fait le mieux vivre on trouve plus d’entreprises étrangères en haut du classement. David Thesmar a l’intention de commencer à explorer ce champ en croisant avec des données de la DARES. En ce qui concerne les achats par des fonds financiers, les études récentes montrait un impact négatif en terme d’emploi pour les données US (sur des firmes achetées déjà mal en point) et de façon surprenante les données française faisait état d’une augmentation de 20% des effectifs suite à un LBO, ce qui soulève de manière claire la problématique du financement des PME en France (les entreprises seraient craintives et économes en emploi et manqueraient de moyen pour se développer).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> <strong>Effets pervers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span> David Thesmar abordait ensuite les effets pervers de ces actions de patriotisme économique. Il constatait que :</span></p>
<ul>
<li>cela divertit l’attention du politique (qui devrait se concentrer sur une action de développement par l’innovation),</li>
<li>cela conduit à un traitement arbitraire (on intervient pour l<a href="http://www.lesechos.fr/info/transport/300290156.htm" target="_blank">es chantiers de l’atlantique</a>, mais pas pour <a href="http://archives.lesechos.fr/archives/2005/LesEchos/19389-93-ECH.htm" target="_blank">Marionnaud</a>),</li>
<li>cela se concentre sur les grandes entreprises établies (alors même que ce ne sont pas celles qui sont le plus génératrices d’emploi et ni de gain de productivité), cela protège les carrières de grands patrons français en étant défavorable aux actionnaires et aux salariés,</li>
<li>cela divertit le capital humain en favorisant l’orientation des meilleurs talents à faire carrière dans les grandes entreprises au lieu de les inciter à créer leurs entreprises.</li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span> A la suite de quoi David Thesmar interrogeait : « Faut-il avoir une industrie ? Ne faudrait-il mieux pas se concentrer pour devenir les architectes de la globalisation, de la logistique ? ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Le véritable remède</strong></p>
<p class="MsoNormal">En partant du constat qu’un tiers du capital des entreprises françaises est détenu par des fonds étrangers, il remarquait que l’idée de créer un fond souverain à la française était une fausse bonne idée. Doté de 40 md€, il sera en effet trop petit face à des fonds comme celui d’AIG représentant 1000 md€.</p>
<p class="MsoNormal"><span>Le véritable remède serait, selon lui, de mobiliser l’épargne à long terme des français en ne subventionnant plus que l’épargne retraite avec une défiscalisation à l’entrée plutôt qu’à la sortie.</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span>Grégoire Postel-Vinay, prenait la suite avec une présentation longue et dense, vantant l’intervention de la DGE dans de nombreux domaines, dont je ne pourrais reprendre ici l’intégralité. Le seul point d’opposition exprimé avec l’orateur précédent était sur la nécessité d’avoir une industrie, point qui lui permettait d’insister sur l’importance qu’il y avait d’améliorer la formation initiale et continue.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il situait le bon niveau d’intervention de l’Etat comme devant être multilatéral et partagé, depuis le niveau local jusqu’à l’international.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Denis Verret, commençait lui son intervention par affirmer son désaccord avec la position de David Thesmar sur l’industrie, par regretter l’absence du désordre économique dans la présentation de Grégoire Postel-Vinay.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il marquait ensuite l’importance de la maîtrise de la technologie et l’importance de l’industrie pour l’autonomie politique d’un pays.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> <strong>The last supper</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Il choisissait d’illustrer ces deux aspects en rappelant l’historique qui avait conduit à une très forte concentration de l’industrie aéronautique américaine suivant l’impulsion donnée lors du Last Supper (voir références en bas d’article) convié par le Secrétaire d’Etat US Les Aspin.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Cette concentration avait été le déclencheur de la création d’EADS qui permet aujourd’hui d’avoir un leader dans tous les segments ou l’intégration européenne s’est réalisée. EADS est dans une phase d’amélioration de la gouvernance, initiée avec la nomination d’un président et d’un directeur exécutif (et non plus des couples franco-allemands précédents).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Il pointait ensuite l’avantage important dont disposait l’industrie américaine avec des budgets militaires 5 à 7 fois supérieur qui servent le financement d’avions civils. Il prenait pour cela l’exemple du développement de l’avion de transport militaire qui est un marché à gain garanti de 5 md € pour Boeing grâce au mécanisme de marché public permettant les dépassements jusqu’à 40% du coût initial (et qui va grandement servir au développement du nouveau Boeing civil 787) alors même qu’Airbus sera probablement pénalisé par les mécanismes de marché à pénalités européens dans le développement de l’A400M.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Il revenait ensuite sur l’impact de la dévalorisation du dollar et s’interrogeait sur le niveau insupportable pour l’Europe, pour la Chine, et pour l’économie US elle-même (ce niveau étant probablement entre 1,60 et 1,80).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Il concluait par la nécessité de relancer les grands programmes de développement européen, de relancer les regroupements dans l’industrie aéronautique et l’industrie de souveraineté, avec la volonté de dépasser les féodalités pour créer des centres d’excellence mondiaux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Et concernant le Patriotisme économique évoqué au début de la rencontre, il considérait que l’on pouvait le faire, le dire… en s’en donnant véritablement les moyens.</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><em>Référence au Last Supper :</em></p>
<p><a href="http://www.cdi.org/issues/usmi/complex/" target="_blank">Center for Defense Information</a></p>
<p><a title="Restructuration aéronautique Europe" href="http://www.ehess.fr/cirpes/ds/ds47/restruct.html" target="_blank">Centre Interdisciplinaire de Recherches sur la Paix et d&#8217;Etudes Stratégiques</a></p>
<p><a href="http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9B0DEEDB113EF934A15751C0A96E958260&amp;sec=&amp;spon=&amp;pagewanted=all" target="_blank">New York Times</a></p>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Falexis.monville.com%2F2008%2F09%2F20%2Fpatriotisme-economique%2F&amp;linkname=Patriotisme%20%C3%A9conomique"><img src="http://alexis.ayeba.org/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>Intelligence économique</title>
		<link>http://alexis.monville.com/2008/07/09/intelligence-economique/</link>
		<comments>http://alexis.monville.com/2008/07/09/intelligence-economique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 16:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alexis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[IE]]></category>
		<category><![CDATA[igpde]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence économique]]></category>

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		<description><![CDATA[ L’institut de gestion publique et de développement économique (IGPDE), organisme de formation interne des deux ministères dit « financiers » (Budget, Comptes publics et Fonction publique d’une part Economie, Finances et Emploi d’autre part), a organisé une première session d’initiation à l’intelligence économique. Salle comble et nombreuses demandes insatisfaites présage un succès.

Le programme des interventions se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> L’institut de gestion publique et de développement économique (IGPDE), organisme de formation interne des deux ministères dit « financiers » (Budget, Comptes publics et Fonction publique d’une part Economie, Finances et Emploi d’autre part), a organisé une première session d’initiation à l’intelligence économique. Salle comble et nombreuses demandes insatisfaites présage un succès.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Le programme des interventions se décompose ainsi :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Introduction à l’intelligence économique :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:74.7pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Caractéristiques de <em>l’Intelligence</em> économique,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:74.7pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Les constituants offensifs et défensifs de l’Intelligence économique</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Par François JAKOBIAK, Enseignant et consultant en Intelligence économique</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">La politique publique d’Intelligence économique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Par Jean-Michel JARRY, Adjoint au Chef du Service de coordination à l’Intelligence économique</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Cas pratique : Sensibilisation à la sécurité de l’information</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Par Pierre-Yves BOUF, Hapsis-Education</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Cas pratique, présentation de deux cas : Appropriation de l’Intelligence économique en PME</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">par Gilles MARQUIS, Consultant en Intelligence économique, Co-Act</span></em><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Cas pratique : Sécurité économique active : protection du patrimoine de l’information</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">par Bernard HAYM et Lyonnel BENDER , Direction de la surveillance du territoire (DST)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Synthèse « les réflexes de base pour passer à la pratique » <strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1cm"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">par Jean-Michel JARRY,Adjoint au Chef du Service de coordination à l’Intelligence économique</span></em><strong><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Qu’est-ce que l’intelligence économique ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">L’intelligence économique est la maîtrise et la protection de l’information stratégique pour tout acteur économique. Elle permet la compétitivité du tissu industriel, la sécurité de l’économie des entreprises et le renforcement de l’influence de notre pays (définition issue du <a href="http://www.intelligence-economique.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=33">référentiel de formation à l’intelligence économique</a>, février 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span id="more-103"></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Le terme « intelligence économique » est une dérivation de l’anglais « competitive intelligence » apparu aux Etats-Unis à la fin des années 80 avec les SCIP (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/SCIP">Society of competitive intelligence professionnals</a>). La coïncidence de date avec la chute du mur de Berlin n’en est pas une, il s’agit bien d’une véritable orientation stratégique des Etats-Unis et d’une mobilisation de l’ensemble des agences sur le champ économique, pour assurer la primauté des entreprises américaines dans le monde entier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Le Royaume-Uni est assez proche en terme d’approche à l’heure actuelle, mais bénéficie d’une large avance en terme de compréhension de l’intérêt économique comme intérêt national. On remarquera la perception positive dans ces deux pays, de l’intérêt économique d’une part et des services de renseignement d’autre part… deux paramètres influents ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">La SCIP France</span><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> sera créé en 1992, le terme « intelligence économique » sera officialisé dans le <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000410/index.shtml">rapport Martre de 1994</a> « Intelligence économique et stratégie des entreprises ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">En 2003, <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000484/index.shtml">le rapport Carayon</a> « Intelligence économique, compétitivité, cohésion sociale » donne une impulsion clé, en proposant comme première étape de politique publique : engager une réflexion prospective appliquée, définir des priorités en matière de recherche et d’innovation, de secteur d’activités clés et de choix de pays partenaires. Ce rapport conduit à la nomination d’Alain Juillet dans les fonctions de <a href="http://www.intelligence-economique.gouv.fr/">Haut responsable pour l’intelligence économique</a>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">En 2006, <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000728/index.shtml">le deuxième rapport Carayon</a> « A armes égales » propose de définir l’intelligence économique comme étant une politique voulue par le dirigeant, portée et déclinée par tous à travers une culture partagée, une organisation moins hiérarchique, fondée sur les réseaux, des méthodes et des outils.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">L’intelligence économique est une activité indispensable à la vie des organisations, d’autant plus indispensable dans le contexte de mondialisation des échanges actuel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">La compétitivité, comme finalité première de l’intelligence économique, dépasse la définition réductrice du coût de production pour intégrer des composantes dynamique et d’innovation et est définie comme étant la capacité de déceler et de répondre en permanence aux besoins exprimés (ou non) des consommateurs en faisant des profits.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Les composantes offensives de l’intelligence économique sont :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:46.35pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Expression des besoins d’information,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:46.35pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Acquisition des informations,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:46.35pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Diffusion des informations,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:46.35pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Exploitation des informations,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:46.35pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Capitalisation des connaissances,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:46.35pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size:10pt"><span>-<span> </span></span></span><!--[endif]--><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">En vue de prises de décisions stratégiques.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">On comprend l’importance du cycle de l’information dans la qualité des décisions de l’organisation et on perçoit donc le risque que des acteurs externes utilisent l’information pour influencer, voire déstabiliser une organisation pour leur propre intérêt. Il est donc essentiel pour une organisation de définir sa politique d’influence et de contre-influence, ainsi que d’encadrer les pratiques de lobbying des différents acteurs.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Les composantes défensives de l’intelligence économique visent à protéger et défendre le patrimoine informationnel de l’organisation. Un paradoxe de cette protection est que les entreprises qui diffusent largement de l’information en interne et en externe sont finalement moins vulnérables que celles qui pratiquent la rétention d’information à tous les niveaux. Le partage et la collaboration obligent à une prise de conscience de la valeur des informations en fonction de la stratégie de l’organisation, obligent à identifier les informations à protéger ainsi que les menaces tant externes qu’internes et faire comprendre que le patrimoine est de plus en plus immatériel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">La session s’est poursuivie en abordant la politique publique d’intelligence économique depuis <a href="http://www.intelligence-economique.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=10">le rôle de l’Etat</a> jusqu’au <a href="http://www.intelligence-economique.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=14">volet territorial</a>, à la mise en place des <a href="http://www.competitivite.gouv.fr/">pôles de compétitivité</a>. On pourrait se poser la question de la coordination d’un nombre d’acteurs important autant au niveau central qu’au niveau local.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Les sessions pratiques étaient consacrées à la sensibilisation à la sécurité de l’information, à l’appropriation pratique dans des organisations (avec l’exemple de PMI) et à la protection du patrimoine de l’information avec la DST.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Il m’est impossible de retranscrire ici les différentes expériences relatées lors de ces sessions. Je ne peux que recommander de vous intéresser à ce sujet, pour vous et votre organisation.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Parmis les anecdotes destinées à nous aider à dépasser notre naïveté naturelle, les difficultés d’impression sont des problèmes techniques ou des collectes mal intentionnées ? La circulation dans les bâtiments sans badge, L’utilisation de clé USB piégée, Le scan des ports bluetooth ou wifi ouvert, Les sociétés de ménage, de sécurité, de conseil, d’audit menant une activité de renseignement… J’en retranscris juste une ici que j’avais vécu quelques jours avant au bureau :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Le téléphone sonne : « bonjour Monsieur Monville, je suis Martine Durand de la société RIM… vous savez la société qui commercialise les Blackberry ? »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Moi : « oui »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">MD : « nous menons une enquête afin d’évaluer la satisfaction de nos utilisateurs, vous êtes bien responsable du déploiement de nos solutions dans votre entité ? »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Moi (perplexe) : « euh… non… vous devez faire erreur… je ne suis pas concerné »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">MD : « ah, surprenant c’est vers vous que l’on m’a orienté, vers qui dois-je m’orienter ? »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">J’arrête là, la retranscription… J’ai été sauvé plus par mon agenda me recommandant de couper court que par la logique simple qui ferait qu’une société sait généralement qui est en charge du déploiement de ses produits…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">De retour du stage d’intelligence économique ou une anecdote similaire était racontée par un des intervenants, j’en ai parlé à la machine à café… 3 de mes collègues les plus proches avait reçu le même coup de fil… Il est donc probable que ces appels étaient des actions d’identification de personnes dans l’organisation… pour une action de renseignement ultérieure ? Il est remarquable qu’aucun de nous n’en avait parlé (à qui ?) et n’était alerté par cet appel étrange…</span></p>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Falexis.monville.com%2F2008%2F07%2F09%2Fintelligence-economique%2F&amp;linkname=Intelligence%20%C3%A9conomique"><img src="http://alexis.ayeba.org/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Les leviers de la croissance française</title>
		<link>http://alexis.monville.com/2008/06/07/les-leviers-de-la-croissance-francaise/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 05:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alexis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[igpde]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette session des Rencontres économiques du 5 juin 2008 abordait un thème d&#8217;actualité depuis 1975 comme le rappelait l&#8217;animateur, Didier Adès, de retour pour cette session&#8230; Mauvais diagnostic ? fatalité française ?
Jean-Louis LEVET,  directeur général de l&#8217;Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), proposait de faire un diagnostique actuel de la croissance française, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette session des Rencontres économiques du 5 juin 2008 abordait un thème d&#8217;actualité depuis 1975 comme le rappelait l&#8217;animateur, Didier Adès, de retour pour cette session&#8230; Mauvais diagnostic ? fatalité française ?</p>
<p>Jean-Louis LEVET,  directeur général de l&#8217;Institut de Recherches Economiques et Sociales (<a href="http://www.ires-fr.org" target="_blank">IRES</a>), proposait de faire un diagnostique actuel de la croissance française, en commençant par s&#8217;interroger sur la nature de la croissance, et en rappelant qu&#8217;elle avance sur 4 roues : les ressources humaines, les ressources naturelles, la formation du capital (infrastructure&#8230;) et l&#8217;innovation. Le défi actuel étant d&#8217;assurer une croissance favorisant l&#8217;emploi et un développement humain et durable.</p>
<p>La croissance moyenne mondiale se situe environ à 5% avec une émergence de nouveaux pôles dont la croissance est autour de 10% et une Europe qui a quitté la période de croissance dit des &#8220;trentes glorieuses&#8221; et qui cherche maintenant un nouveau modèle, et qui devrait aller vers un modèle plus créatif basé sur l&#8217;innovation, faire le choix d&#8217;une stratégie économique commune plutôt que de s&#8217;orienter vers une concurrence fiscale improductive.</p>
<p>La France est passée en quarante ans d&#8217;une croissance moyenne de 5% par an à une croissance de 2% par an. Cela s&#8217;est traduit par un accroissement des inégalités dont les plus criantes comme l&#8217;augmentation des salaires des patrons du CAC40 de 61% en 2007 (voir (1)) (sans lien avec les performances des entreprises qu&#8217;ils dirigent) à un impact psychologique fort favorisant un climat de défiance général. De plus :</p>
<ul>
<li>une majorité d&#8217;entreprises appliquent un modèle d&#8217;organisation production/vente du passé basé sur l&#8217;économie d&#8217;échelle,</li>
<li>ces entreprises n&#8217;investissent pas dans l&#8217;innovation,</li>
<li>Il n&#8217;y a pas suffisamment de lien entre entreprises et universités,</li>
<li>il n&#8217;y a pas suffisamment de PME entre 500 et 2000 personnes</li>
<li>les aides pour encourager l&#8217;innovation sont captés à 70% par les quelques entreprises de plus de 10000 employés</li>
<li>on dénombre 50000 organismes d&#8217;aide aux entreprises&#8230; pour 50000 PMI performante&#8230;</li>
</ul>
<p>Il est à présent essentiel de mettre en oeuvre une véritable stratégie économique en dépassant les idées reçues comme :</p>
<ul>
<li>le bénéfice de la concurrence : sur certains champs la concurrence est néfaste et accroit les inégalités (comme la concurrence entre régions)</li>
<li>les conceptions du monde dépassées : les cerveaux à l&#8217;ouest et les jambes au sud&#8230; Les centaines de milliers de diplômés de l&#8217;enseignement supérieurs Indien et Chinois devraient nous permettre de remettre en cause cela facilement,</li>
<li>La substitution des services à l&#8217;industrie justifiant les délocalisations&#8230;</li>
</ul>
<p>L&#8217;essentiel de nos problèmes de croissance sont internes , ils concernent la formation initiale et la formation continue. Ils sont caractérisés par une rupture entre l&#8217;effort consentie et le résultat.</p>
<p>Les intervenants suivants, Gilbert CETTE, directeur des analyses macro-économique et des prévisions à la Banque de France et Philippe AGHION, Professeur à Harvard, tous deux membres du <a href="http://www.cae.gouv.fr/" target="_blank">conseil d&#8217;analyse économique</a>, présentaient le rapport sur <a href="http://www.cae.gouv.fr/rapports/dl/072.pdf" target="_blank">les leviers de la croissance française</a> qu&#8217;ils ont co-écrit avec Elie COHEN et Jean PISANI-FERRY.</p>
<p>Gilbert CETTE commençait par partir du constat d&#8217;une croissance insuffisante à 2%, en remarquant qu&#8217;il n&#8217;y a pas de déficit de demande interne. La comparaison internationale de la croissance potentielle, 1,9% pour la France, 2,8% pour les pays Anglo-Saxon, 2,5% pour les pays Scandinave, cette différence notable permettrait de financer aisément la protection sociale. La France pourrait mieux faire en augmentant l&#8217;input en travail et la productivité globale&#8230; Mais attention aux comparaisons internationales moins d&#8217;input en travail et plus de productivité se compensant.</p>
<p>Aussi pour augmenter la croissance potentielle, une étude sur 17 pays de l&#8217;OCDE, entre 1985 et 2003 a été menée permettant de déterminer quelles sont les variables significatives :</p>
<ul>
<li>investissement éducation supérieure près de la frontière technologique ;</li>
<li>Libéralisation du marché des produits puis du marché du travail</li>
<li>Variations de la durée du travail, du taux d&#8217;emploi et du taux d&#8217;utilisation</li>
</ul>
<p>Les finances publiques ne ressortent pas comme une variable significative.</p>
<p>Les comparaisons avec les groupes de référence montrent que la proportion de diplômés dans la tranche 25 à 65 ans est de 24% en France, contre 38% dans les pays anglo-saxons et 34% dans les pays scandinaves et que l&#8217;effort financier vers l&#8217;enseignement supérieur est de 1,3% du PIB en France contre 2,8% pour les pays anglo-saxons et 2% pour les pays scandinaves.</p>
<p>L&#8217;augmentation de la croissance potentielle par rattrapage des pays scandinaves amenerait un niveau de PIB à 3,9% en 15 ans (gains de 0,4% par an).</p>
<p>L&#8217;effet de diminution des rigidités des marchés des biens et du marché du travail est moins impressionnant (l&#8217;écart est moins important au départ) mais produit un gain plus rapidement à 0,2% de PIB par an.</p>
<p>Philippe AGHION prenait la suite pour présenter les réformes proposées dans le rapport :</p>
<ul>
<li>Mobiliser la population en age de travailler :
<ul>
<li>concernant la durée du travail : privilégier l&#8217;accord par branche qui nécessite un véritable dialogue social et une très forte syndicalisation, la mesure sur les heures supplémentaires de la TEPA étant considérée comme contre productive à cause des effets d&#8217;aubaines&#8230;</li>
<li>concernant l&#8217;emploi des jeunes : favoriser le cumul emploi/étude par exonération de charge, l&#8217;effet insertion professionnelle étant très important</li>
<li>concernant les séniors : supprimer les desincitations à travailler, mener une véritable débat sur l&#8217;age de la retraite et la pénibilité du travail</li>
<li>concernant les peu qualifiés : développer le RSA, rendre la PPE plus attractive, favoriser la conciliation vie familiale et vie professionnelle</li>
</ul>
</li>
<li>Meilleur fonctionnement du marché du travail :
<ul>
<li>Indemnisation plus généreuse et placement des chômeurs plus performant</li>
<li>Contrat de travail : réduire la conflictualité, les délais et les incertitudes</li>
</ul>
</li>
<li>Libéralisation du marché des biens :
<ul>
<li>Réforme de la distribution (qui ne va pas assez loin dans le projet de loi actuel)</li>
<li>Ouverture des professions fermées</li>
<li>Favoriser le financement des PME : revoir le droit des faillites pour que les investisseurs ne soit plus les derniers créanciers, mettre en place un small business act (les marchés publics représentent 3% du PIB européens), réduire les garanties demandées aux entrepreuneurs.</li>
<li>Libéraliser les réseaux (eau, électricité, gaz&#8230;)</li>
</ul>
</li>
<li>Revaloriser et réformer l&#8217;enseignement supérieur
<ul>
<li>En augmentant le budget consacré par étudiant : 4 fois inférieur en France qu&#8217;aux Etats-Unis</li>
<li>En donnant l&#8217;autonomie aux universités, mais en évaluant la performance de celles-ci et de leur Président qui ne devrait pas être élus par les professeurs mais par un collège (incluant bien sur des professeurs)</li>
<li>Contrairement aux idées reçues : ce ne sont pas les frais de scolarité et la privatisation qui font la différence, en Suède l&#8217;université est gratuite, publique ET autonome et évaluée</li>
<li>Le rattrapage des pays scandinave nécessite de consacrer 0,7% de PIB (9 milliards d&#8217;euros)</li>
<li>La réforme Pécresse ne va pas assez loin pour l&#8217;instant</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Ce qui a été sous-estimé par les gouvernants est le poids des lobbies pour qui les positions actuelles sont satisfaisantes, la nécessité d&#8217;un changement de mentalités qui veut dire un véritable investissement dans le dialogue social pour injecter de la confiance. Ce qui semblait bien parti avec les négociations syndicales en cours depuis le début de l&#8217;année, gâchée par la non transposition du compromis auxquels étaient arrivés les syndicats&#8230; voir (2)</p>
<p>La TEPA a été mise en cause à plusieurs reprises comme une dépense improductive car agissant principalement sur la demande alors que c&#8217;est l&#8217;offre qui est problématique en France.</p>
<p>Une question a été posée sur le <a href="http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rapportCLCF.pdf" target="_blank">rapport Attali</a> (Philippe Aghion était aussi membre de cette commission) certaines dispositions sont reprises du rapport présenté. C&#8217;est une erreur selon lui de ne pas avoir présenté le coût des réformes comme la nécessité de compenser les libéralisations de certains marchés (comme les taxis par exemple) vers les acteurs qui vont avoir à assumer une transition délicate.</p>
<p>Le coût des réformes représente 1,4% de PIB au maximun avec un cout net qui s&#8217;annule en 5 ans et un effet sur la croissance de 0,5% par an&#8230;</p>
<p><em>La question que tout le monde se posait était bien sur&#8230; Mais pourquoi on ne le fait pas ?<br />
</em></p>
<p><em>Deux articles du Monde daté du même jour en rapport avec les aspects ayant visiblement contrariés les trois conférenciers :</em><br />
(1)<a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/05/patrons-pour-des-salaires-au-merite-par-philippe-maniere_1054179_3232.html" target="_blank"> http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/05/patrons-pour-des-salaires-au-merite-par-philippe-maniere_1054179_3232.html</a></p>
<p>(2) <a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/05/pourquoi-le-gouvernement-traite-t-il-le-dialogue-social-par-le-mepris-par-francois-chereque_1054176_3232.html" target="_blank">http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/05/pourquoi-le-gouvernement-traite-t-il-le-dialogue-social-par-le-mepris-par-francois-chereque_1054176_3232.html</a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/05/patrons-pour-des-salaires-au-merite-par-philippe-maniere_1054179_3232.html" target="_blank"></a></p>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Falexis.monville.com%2F2008%2F06%2F07%2Fles-leviers-de-la-croissance-francaise%2F&amp;linkname=Les%20leviers%20de%20la%20croissance%20fran%C3%A7aise"><img src="http://alexis.ayeba.org/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Que valent les prévisions économiques ?</title>
		<link>http://alexis.monville.com/2008/04/09/que-valent-les-previsions-economiques/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 06:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alexis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[igpde]]></category>
		<category><![CDATA[PIB]]></category>
		<category><![CDATA[prévision]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cycle des rencontres économiques organisé par l’IGPDE vient de reprendre ce jeudi 3 avril. Le thème d’ouverture est curieusement d’actualité (pour un sujet sélectionné une année auparavant) comme le faisait remarquer l’animateur Didier Ades en rappelant que si les prévisions économiques ont un caractère fondamental par les décisions qu’elles entraînent, elles n’ont rien d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Le cycle des rencontres économiques organisé par <a title="L'Institut de la gestion publique et du développement économique" href="http://alexismonville.wordpress.com/wp-admin/www.institut.minefi.gouv.fr" target="_blank">l’IGPDE </a>vient de reprendre ce jeudi 3 avril. Le thème d’ouverture est curieusement d’actualité (pour un sujet sélectionné une année auparavant) comme le faisait remarquer l’animateur Didier Ades en rappelant que si les prévisions économiques ont un caractère fondamental par les décisions qu’elles entraînent, elles n’ont rien d’une science exacte…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Il y a en effet eu beaucoup de questions posées autour de la révision de prévision du PIB français juste après les élections. Ce que j’ai appris lors de ces rencontres, c’est que nous ne saurions la vérité sur ce chiffre qu’en mai 2011 lors de la publication des comptes définitifs pour l’année 2008 avant cela tout ne sera que prévisions basées sur des données incomplètes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Denis FERRAND, Directeur de la conjoncture et des perspectives de Coe-Rexecode, avait la charge d’introduire cette conférence en présentant les <em>Principes et réalités des prévisions économiques</em>. Son propos était de rappeler que la prévision est une affaire de conteur, dont on pourra mesurer l’habilité à la qualité de l’histoire qu’il va raconter. Ce que l’on demande au prévisionniste est d’évaluer différents scénarii possibles puis de s’engager sur un scénario.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Alain CHAPPERT, Directeur des Etudes et Synthèses Economiques de l’INSEE, venait présenter les deux métiers de l’Institut : la production d’information (sur lesquelles vont s’appuyer les prévisionnistes) et les prévisions à court terme avec la publication de notes de conjoncture. Il rappelait le cycle de révisions des comptes publiés par l’INSEE, depuis les comptes trimestriels publiés 45 jours après la fin du trimestre, aux comptes provisoires publiés en mai de l’année suivante, aux comptes semi définitifs publiés en mai deux années plus tard, jusqu’aux comptes définitifs publiés en mai trois années plus tard. Première surprise donc, il faudra presque 3 ans et demi pour connaître le véritable chiffre du PIB dont la croissance nous préoccupe chaque trimestre…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Alain CHAPPERT rassurait l’auditoire en précisant le niveau de révision depuis 94 du PIB trimestriel… niveau en moyenne de 0,27 points par trimestre… comparé au PIB de 0,5 pts par trimestre environ (sur un rythme de 2 % annuel, c’est assez effrayant !) Cette incertitude a d’ailleurs donné lieu à des discours politique en décalage complet avec la réalité, l’histoire d’une révision de prévision de croissance à la baisse (qualifiée de trou d’air par le ministre de l’époque) contredite nettement plus tard par une croissance du double de la prévision. C’est la part de subjectivité et l’absence de transparence de la méthode d’évaluation qui pourrait être mise en cause.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"><em>Cette évaluation en partie subjective du PIB, servant de base à des décisions politiques de première importance, pourrait être un argument supplémentaire à ce qui souhaite l’utilisation d’autres indicateurs prenant en compte les externalités des flux monétaires.</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Philippe Bouyoux, Directeur des politiques économiques à la DGTPE prenait le relais des représentants de l’Etat de cette conférence. Il remarquait que si les travaux de prévision de l’INSEE se traduisent par une note de conjoncture à 6 mois, les travaux de la DGTPE sont annexés aux projets de loi de finances et ont donc une portée plus longue. Ces travaux ont pour objectifs le cadrage des décisions budgétaires et l’identification de points faibles dans l’économie. Il notait toutefois que certains évènements peinent à être explicités par les modèles développés en citant en exemple la baisse des exportations qui reste en bonne partie inexpliquée (les composantes habituelles d’une fluctuation des niveaux d’exportation n’expliquent pas les baisses constatées… sur les chiffres prévisionnels… la réalité rejoindra peut-être le modèle ?). La DGTPE réuni un groupe technique de prévisionnistes du secteur privé afin de comparer ses prévisions, groupe technique auquel participe Mathilde LEMOINE, Directeur des études économiques et de la stratégie marché de HSBC qui concluait les sessions de présentation avec le titre « Comment penser l&#8217;imprévisible ? ». Elle revenait sur la nécessité de courage et de constance pour résister aux pressions de différentes natures, internes et externes, qui peuvent peser sur le prévisionniste. Elle donnera d’ailleurs une vision de la fiabilité des prévisions lors de la table ronde en expliquant le concept de « biais », positif ou négatif, qui lui permettent d’inciter les clients à se diriger vers le marché français plutôt qu’un autre par exemple.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Une dernière anecdote pour terminer, à la question de l’animateur sur le niveau du taux de change euro/dollars dans un an, la prévisionniste d’HSBC expliquait les paramètres à prendre en compte : politique monétaire, élections… celui de la DGTPE coupait court en indiquant que leur méthode était de retenir la moyenne des trois dernières semaines, méthode qui cumulait les deux avantages de ne pas révéler de politique monétaire et de ne pas être plus mauvais que des modèles biens plus sophistiqués…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">A la question de savoir comment se diriger vers des comptes définitifs au trimestre, la réponse a été que cela ferait peser une charge complémentaire sur les entreprises ??? Les mêmes entreprises qui tiennent leurs comptes pour des motifs de bonne gestion ou d’obligation sociales ou fiscales ? A l’heure ou les comptes des entreprises sont massivement informatisés, et à l’heure du décisionnel (la  Business Intelligence) cela ne me semble pas un argument très solide…</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial">Incertitude, révision, subjectivité, biais… à la question « que valent les prévisions économiques ? » titre de cette conférence, je crois que les participants avaient acquis une opinion plutôt tranchée, s’orientant vers le zéro…</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"></span></em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial"><em>Première session de ces rencontres économiques 2008 passionnante donc ! A bientôt pour la suite…</em></span></p>
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