Archives du mot-clé développement durable

Un toit pour les abeilles

Surprise ! Un Petit colis dans la boite aux lettres ce matin ! J’ouvre un peu fébrile… Cela doit être un effet d’élastique avec les cadeaux de mon enfance… Et je découvre, emballé par un petit mot sympathique de l’ami Eloi de Triple C, un petit pot de miel !

Pour en savoir plus sur cette initiative qui permet à tous de parrainer une ruche pour les abeilles, aller voir Un toit pour les abeilles, ou lisez ce qu’en dit Triple C.

Et vous aussi, vous allez parrainer une ruche.

Bon miel !

Prêt à jeter

L’histoire de l’obsolescence programmé… un documentaire à regarder sur Arte : Prêt à jeter

Surpris de voir qu’une ampoule installée au début du 20 ème siècle est toujours allumée aujourd’hui… et de constater que le premier produit cible de l’obsolescence programmé était l’ampoule incandescente fixée à 1000 heures.

Des produits pour durer juste le temps de les payer et en acheter de nouveaux.

A voir !

Revenu de Vie

Avez-vous déjà entendu parler du Revenu de Vie ? Peut-être êtes-vous déjà signataire de l’Appel pour un Revenu de Vie ? Peut-être avez-vous envie d’en savoir plus avant de vous engager dans la promotion de cette évolution de notre société ?

Qu’est-ce que le Revenu de Vie ?

L’idée du Revenu de Vie est simple. Elle consiste à considérer que le droit à la vie est le droit le plus important. Et donc, elle consiste à verser à tous les citoyens un revenu de sa naissance à sa mort qui lui permet de vivre décemment.

Est-ce possible ?

La première question que l’on me pose généralement lorsque je parle du Revenu de Vie est : Cela couterait très cher, comment le financerais-tu ? La France étant la 5ème économie mondiale en PIB, la 8ème en terme de développement humain, cela doit être possible. La France comptant 8 millions de pauvres, ce n’est pas seulement possible c’est indispensable. Pour connaitre le coût total de l’opération, il faudrait définir le montant de ce revenu et trouver le moyen le plus économique pour le verser aux 65,1 millions d’habitants du pays. A 1000 € par mois par exemple, cela représenterait 65 Mds € par mois ! A titre de comparaison, les dépenses annuelles consacrées à la protection sociale aujourd’hui représentent environ 30 % du PIB soit environ 600 Mds €… Même en imaginant que ce revenu puisse se substituer à de nombreuses prestations sociales, il faudra un peu d’imagination pour réaliser le financement. A voir ici une simulation des revenus disponibles.

Et puis, il y a des personnes qui n’en auraient pas besoin et qui en profiteraient quand même ?

Cette deuxième question est posée presque à chaque fois ! La fraude est systématiquement associée aux prestations sociales voir par exemple la Fraude aux allocations familiales. Un des avantages du Revenu de Vie est qu’il ne pourrait y avoir de fraude puisqu’il est versé à tous et sans conditions. Pas de fraude, pas de contrôle, c’est aussi une source importante d’économie !

Mais que feraient les gens ? Ils n’auraient plus envie de travailler ?

En effet, notre rapport au travail serait probablement transformé par cette évolution. Pour savoir ce que pourraient faire « les gens », vous pouvez par exemple lire l’article de Courrier International sur la mise en place du Revenu Minimum Garanti en Namibie. Le fait de ne pas travailler n’est pas nécessairement de la paresse… mais peut-être simplement le fait qu’il n’y a pas de travail. Le revenu de vie a un impact sur la demande et sur la production car il libère les possibilités d’initiative. Et l’expérience de la Namibie montre l’impact extrêmement positif en termes de santé, d’éducation, de baisse de la criminalité et de réduction la pauvreté et en terme de création d’activité.

J’espère que ces premiers éléments vous auront donné envie d’en savoir plus, de contribuer à la promotion de cette approche et de contribuer à la réflexion pour permettre rapidement sa mise place !

Sources :

Appel pour le revenu de vie

Le Revenu de Vie sur Twitter et Identica

Les miracles du Revenu Minimum Garanti

Fraude aux allocations familiales

Allocation Universelle

La nouvelle couleur de l’argent

1184808_pile_of_coinsLa nouvelle couleur de l’argent, c’est le titre de l’émission Rue des Entrepreneurs de Didier Adès et Dominique Dambert de ce 30 mai 2009. L’émission est disponible en balladodifusion (podcast ;-) ) à cette adresse : La nouvelle couleur de l’argent.

Une Excellente émission au cours de laquelle les invités ont expliqués les fonctions de la monnaie : comme unité de compte pour exprimer les prix, ou comme moyen de paiement pour les échanges, ou comme moyen de réserve pour la thésaurisation, et sur l’émergence de nouvelles monnaies complémentaires permettant d’échapper à la défaillance de notre système actuel basé sur le crédit avec intérêt.

Les invités :

  • Gilles Besnard, Chargé de mission à la direction des déplacements au Conseil général de l’Essonne, Le site
  • Bernard Lietaer, Économiste, spécialiste des monnaies, Ancien directeur de la Banque Centrale de Belgique, Son site
  • Jean-François Noubel, Président- fondateur de TheTransitioner.org, Chercheur en intelligence, sagesse et conscience collectives (ISCC), TheTransitioner.org
  • André Orléan, Directeur de recherches au CNRS (Paris-Jourdan Sciences économiques), Sa page
  • Jérôme Blanc, Maître de conférences en économie, Université Lumière Lyon 2 (Faculté de sciences économiques et de gestion), Sa page

Une occasion de vous proposer (de vous recommander) de participer au séminaire du 12 juin : Voyage au coeur de l’intelligence collective globale.

La photo est de lusi.

Vite, une relance verte !

Vite, une relance verte ! C’est la couverture du n°954 de Courrier International.

L’article d’ouverture de ce dossier, tiré du New Scientist, est un scénario qui présente le monde en 2020, alors qu’il a profité de la crise économique pour changer vers une économie durable.

Nous sommes en 2020, dix ans après le lancement de l’énorme expérience visant à donner à notre pays une économie durable. Nous suivons deux principes de base : nous n’utilisons pas les ressources naturelles plus vite qu’elles ne se renouvellent et nous ne rejetons pas nos déchets plus vite qu’ils ne peuvent être absorbés. […]

Lire la traduction de l’article et la version originale du New Scientist.

La photo est de dupo-x-y sous licence creative commons.

Au-delà du PIB le bonheur ?

Je reprends ici le titre de l’analyse de Marine Boisson, Département Questions sociales et Céline Mareuge, Département des Affaires économiques et financières, du Centre d’analyse stratégique parue dans la note de veille numéro 91, datée de février 2008.

En cette semaine du développement durable, plusieurs voix s’élèvent pour interroger les indicateurs utilisés pour les décisions politiques. Le plus connu de ces indicateurs, celui qui est invoqué le plus régulièrement est le PIB, ou Produit Intérieur Brut, dont la Croissance nous apportera implicitement le bonheur.
Le résumé proposé par les auteurs de cette note est :
« L’adage populaire selon lequel « l’argent ne fait pas le bonheur même s’il y contribue » s’est trouvé confirmé depuis une trentaine d’années par les enquêtes montrant une dissociation relative entre progressions du niveau de vie et de la satisfaction des individus. Il s’en est suivi un foisonnement d’indicateurs alternatifs au produit intérieur brut, censés être plus aptes à mesurer le « vrai » progrès et à guider les politiques publiques. Toutefois, amender ou compléter le PIB, dont la cohérence reste avérée, n’est pas si aisé. Cette note montre les difficultés rencontrées, les choix explicites ou sous-jacents à cette entreprise, que même les approches objectives, y compris la neuroéconomie, ne peuvent éviter. »

Les indicateurs alternatifs évoqués dans la note sont par exemple ceux du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), comme l’IDH (Indice de Développement Humain), IPH (Indice de Pauvreté Humaine). Une liaison avec des indicateurs de mesures des inégalités puisque comme le remarquait dés les années 20, le créateur de l’ancêtre du PIB, l’apport de revenu complémentaire à un impact très différents en fonction du revenu initial (en caricaturant si Bill Gates gagne 10000 euros de plus, il ne le remarquera pas… alors que pour la plupart de nos concitoyens etc…).

Et pour vous donner envie de lire cette note, j’extrais un autre élément de la conclusion :
« La question du point de vue collectif ne serait pas tant de garantir un droit au bonheur qu’une organisation qui favorise sa poursuite. Une vision sociale positive pour le XXIe siècle est notamment offerte par la théorie des « capabilités », développée par Amartya Sen et relayée par un nombre croissant d’acteurs institutionnels (PNUD, Commission européenne, OCDE, etc.). »

En avant donc pour une amélioration continue équilibrant les trois composantes du développement durable : Environnement, Social et Economie.

http://www.strategie.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=12