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Changer le monde ?

how-to-change-the-worldJ’avais cet ouvrage dans ma liste de lecture depuis assez longtemps, mais…
Bref, j’ai profité qu’il soit disponible sur le stand des goodies de DARE13 (j’en profite que l’idée du stand commun pour tous les goodies de la conférence, ou chaque participant peut venir choisir les goodies qu’il ramènera chez lui est une excellente idée !).

Cet ouvrage est rapide et facile à lire. Il pointe vers de nombreux ouvrages plus complet, complexe et surement moins facilement actionnable.

Jurgen Appelo propose ici sa méthode Mojito appliquée à la conduite du changement :

  • Danser avec le système
  • Prêter attention aux personnes
  • Stimuler le réseau
  • Changer l’environnement

L’ouvrage est disponible ici en plusieurs langues (dont le français) : http://www.management30.com/product/how-to-change-the-world/

A lire et à recommander autour de vous !

Lift11 : première journée

Arrivée à Lift juste avant le déjeuner, première impression très positive, les gens que je croise sont tranquilles et accueillants. Je déjeune avec une partie de l’équipe qui fait la régie, ce qui me permet d’apprendre pourquoi les micro-casques c’est si compliqué… et pourquoi il n’y en a pas en standard dans les salles de conférence (micro-omnidirectionnel, grande sensibilité, larsen, mauvaise qualité difficilement admissible, fragile…)

Je me promène dans l’espace démo, des étudiants sont en train de faire de la balançoire dans au milieu de l’espace de présentation des projets, distrayant ;-)

Entrée dans la salle de conférence, pénombre, décors et éclairage de la scène coordonnée avec le slide de présentation des intervenants qui tourne sur une musique électronique. Les participants (Lifters) sont installés confortablement dans des fauteuils et disposent de tables pour poser leurs ordinateurs, de micro pour intervenir et de casques pour la traduction simultanée. Je me présente à mes voisins qui sont très accueillant eux aussi (ONU et Banque… pas ce que j’imaginais en venant… Il faut que je dépasse vite les idées préconçues ! ).

La session d’accueil des « participants venant pour la première fois à Lift » commence. Le fondateur et 4 liftosaures (des dinosaures de lift) viennent présenter pourquoi ils viennent et reviennent à Lift : la qualité des conférences bien sur, mais surtout l’ambiance la grande diversité de personnes que l’on peut rencontrer, que l’on doit rencontrer, en choisissant de partager avec ses voisins ses impressions. Lift apporte ainsi de nouvelles idées et de nouvelles rencontres ! Cela correspond parfaitement à mon objectif ! Parfait !

En route pour la conférence !

Don Tapscott commence la keynote d’ouverture en évoquant les récents événements en Tunisie et en Egypte pour montrer à quel point le monde a changé : les révolutions n’ont plus de leader, elles sont auto-organisées grace à la technologie permettant les interactions directes entre les personnes. Nous sommes à présent à un âge d’intelligence en réseau et il alors temps d’inventer les modèles permettant à cette intelligence en réseau de gouverner le monde !

Je retiendrais de l’intervention de Jean-Claude Biver sa suggestion de récompenser par une prime les erreurs, car l’innovation ne peut se produire qu’en prenant le risque de faire des erreurs.

David Galbraith a ensuite présenté le rôle des personnes dans l’évolution de l’Internet, présentant l’avantage des recommandations des personnes sur celles des robots, et montrant comment les évolutions des consommations produisaient un risque sur l’évolution du net et de sa neutralité.

Explain, not complain.

Ben Hammersley, probablement mon intervention préférée jusque là, engage la génération intermédiaire, à traduire aux plus agés ceux qu’ils ne peuvent comprendre de cette évolution des modèles d’organisation rendues possibles par l’Internet. Cette évolution que les plus jeunes, les digital natives, ont totalement intégré comme normale… Eux, ils ne comprennent pas que les plus vieux ne puissent comprendre ! Expliquer plutôt que se plaindre, car en Europe la majorité est constituée de ces plus agés, contrairement à d’autres pays ou les digital natives forment la majorité. Inspirant et drôle, bravo !

Open Stage pour Matthias Lufkens sur la twitplomacy, comment les dirigeants du monde utilisent twitter et interagissent entre eux, excellent !

Et premier break ! Go !
Café, pomme, discuter, jouer avec les détecteurs de mouvement, regarder des robots se promener !

Et c’est reparti avec Alexander Osterwalder et une présentation sur la structuration de la création d’entreprise par la systématisation d’exploration de business model. C’est une présentation de son livre Business Model Generation…

Dorian Selz est ensuite venu présenter l’application qu’il a fait lors de la création de plusieurs sociétés de modèle d’organisation dépassant le modèle classique du command and control, amusant cela rejoint une discussion que je viens d’avoir lors du break avec quelques lifters, je suis en terrain connu pour la cible, le chemin pour y parvenir me passionne…

Birgitta Ralston et Alexandre Bau sont ensuite venu présenter leur expérience de la création de la plate-forme de création Transplant en Norvège.

Yasmine Abbas enchaine avec une présentation sur les néo-nomades, et j’ai du un peu décrocher car je ne suis pas sur d’avoir bien compris le sens de son propos : un monde ou la mobilité choisie ou subie produit du stress et du gachi ? un monde à changer ?

La transformation d’organisation pour dépasser le modèle du commande et contrôle est évidement un terrain connu pour moi, une question dans les conversations « off » m’était posée. Cela doit être difficile à vendre car il faut trouver un client qui est réellement envie de changer et pas un qui ne veut se contenter que de cosmétique pour prolonger le status quo ? Hummm avec ce que j’ai appris aujourd’hui je dirais qu’il faut continuer à expliquer que l’on peut changer… et ne surtout pas rester à se plaindre de ceux qui ne veulent pas changer ;-)

Les lifters se retrouve ensuite pour une soirée fondue très sympathique au cours de laquelle j’ai apprécié à nouveau les échanges et l’enthousiasme (et la fondue aussi oui ;-) )

Revenu de Vie

Avez-vous déjà entendu parler du Revenu de Vie ? Peut-être êtes-vous déjà signataire de l’Appel pour un Revenu de Vie ? Peut-être avez-vous envie d’en savoir plus avant de vous engager dans la promotion de cette évolution de notre société ?

Qu’est-ce que le Revenu de Vie ?

L’idée du Revenu de Vie est simple. Elle consiste à considérer que le droit à la vie est le droit le plus important. Et donc, elle consiste à verser à tous les citoyens un revenu de sa naissance à sa mort qui lui permet de vivre décemment.

Est-ce possible ?

La première question que l’on me pose généralement lorsque je parle du Revenu de Vie est : Cela couterait très cher, comment le financerais-tu ? La France étant la 5ème économie mondiale en PIB, la 8ème en terme de développement humain, cela doit être possible. La France comptant 8 millions de pauvres, ce n’est pas seulement possible c’est indispensable. Pour connaitre le coût total de l’opération, il faudrait définir le montant de ce revenu et trouver le moyen le plus économique pour le verser aux 65,1 millions d’habitants du pays. A 1000 € par mois par exemple, cela représenterait 65 Mds € par mois ! A titre de comparaison, les dépenses annuelles consacrées à la protection sociale aujourd’hui représentent environ 30 % du PIB soit environ 600 Mds €… Même en imaginant que ce revenu puisse se substituer à de nombreuses prestations sociales, il faudra un peu d’imagination pour réaliser le financement. A voir ici une simulation des revenus disponibles.

Et puis, il y a des personnes qui n’en auraient pas besoin et qui en profiteraient quand même ?

Cette deuxième question est posée presque à chaque fois ! La fraude est systématiquement associée aux prestations sociales voir par exemple la Fraude aux allocations familiales. Un des avantages du Revenu de Vie est qu’il ne pourrait y avoir de fraude puisqu’il est versé à tous et sans conditions. Pas de fraude, pas de contrôle, c’est aussi une source importante d’économie !

Mais que feraient les gens ? Ils n’auraient plus envie de travailler ?

En effet, notre rapport au travail serait probablement transformé par cette évolution. Pour savoir ce que pourraient faire « les gens », vous pouvez par exemple lire l’article de Courrier International sur la mise en place du Revenu Minimum Garanti en Namibie. Le fait de ne pas travailler n’est pas nécessairement de la paresse… mais peut-être simplement le fait qu’il n’y a pas de travail. Le revenu de vie a un impact sur la demande et sur la production car il libère les possibilités d’initiative. Et l’expérience de la Namibie montre l’impact extrêmement positif en termes de santé, d’éducation, de baisse de la criminalité et de réduction la pauvreté et en terme de création d’activité.

J’espère que ces premiers éléments vous auront donné envie d’en savoir plus, de contribuer à la promotion de cette approche et de contribuer à la réflexion pour permettre rapidement sa mise place !

Sources :

Appel pour le revenu de vie

Le Revenu de Vie sur Twitter et Identica

Les miracles du Revenu Minimum Garanti

Fraude aux allocations familiales

Allocation Universelle

Voyage au coeur de l’intelligence collective globale

The Transitioner organisait aujourd’hui un Voyage au coeur de l’intelligence collective globale. Nous étions une quarantaine réunis au Comptoir Général pour une journée d’aventures très enrichissantes !

J’ai à la fois envie de tout vous raconter, et envie de tout garder secret afin que vous ayez la surprise lors de votre participation à une prochaine édition (une session mensuelle est envisagée à partir de la rentrée).

Une journée ou nous avons pris contact avec notre corps (avec des exercices de relaxation dynamique par exemple), avec le groupe (si si…) et commencé à explorer à travers Internet (etherpad, twitter #vicg, flickr… )  la construction d’un groupe de « proches » éloignés physiquement.

Une journée dont je repars avec plein d’idées à transposer dans mon activité de réussite de projets !

Vite, une relance verte !

Vite, une relance verte ! C’est la couverture du n°954 de Courrier International.

L’article d’ouverture de ce dossier, tiré du New Scientist, est un scénario qui présente le monde en 2020, alors qu’il a profité de la crise économique pour changer vers une économie durable.

Nous sommes en 2020, dix ans après le lancement de l’énorme expérience visant à donner à notre pays une économie durable. Nous suivons deux principes de base : nous n’utilisons pas les ressources naturelles plus vite qu’elles ne se renouvellent et nous ne rejetons pas nos déchets plus vite qu’ils ne peuvent être absorbés. [...]

Lire la traduction de l’article et la version originale du New Scientist.

La photo est de dupo-x-y sous licence creative commons.

Faire son cinéma

Accepter et mettre en oeuvre un changement d’approche est souvent difficile pour chaque individu d’une organisation. Formation et accompagnement aide à comprendre les problématiques et à lever les incertitudes liées à ce changement.

L’externalisation de tout ou partie d’une activité fait partie de ces changements d’approches potentiellement traumatisants. Alors, pour apprendre comment cela se passe, quoi de plus parlant que de regarder une petite série ?

C’est ce que propose l’Outsourcing Institute avec la série The Transaction ! L’épisode 1 est en ligne, regardons ce qui se passe chez Kodak :

The transaction

Echec ou changement concerté ?

Je viens de découvrir le livre vert de l’APRAT[1] publié au début de l’année 2008 et intitulé : « Réforme de la sphère publique : échec ou changement concerté ? ». Le titre laisse entrevoir un ton direct et c’est bien le cas pour ce livre vert de 21 pages.

Suivant un plan en 5 points, ce livre vert développe sa proposition d’envisager une autre manière de mettre en œuvre les réformes publiques : le changement concerté.

  1. Donner du sens à la performance publique
  2. Installer les managers de proximité comme animateurs du changement
  3. Donner des marges de manœuvre aux agents
  4. Rendre les partenaires sociaux acteurs de la réforme
  5. Intégrer les usagers dans le processus de changement

Le livre vert est illustré de nombreux exemples que l’on peut reconnaître (lorsqu’on les connait).

Une lecture à recommander à tous ceux qui souhaite accompagner un changement dans une organisation publique (ou privée…).

[1] L’APRAT est l’association pour l’échange et l’amélioration des PRATiques de conseil, elle regroupe 23 cabinets de conseil en management et 2500 consultants. (http://www.aprat.com )