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La croissance par le partage

La croissance par le partage

Charles-H. Schulz d’Ars Aperta, a animé  à La Cantine une table-ronde sur les modèles de développement et de collaboration au sein des projets du logiciel libre :

– Tristan Nitot, Mozilla Europe
– Nicolas Barcet,
Ubuntu (Canonical)
– Louis Montagne,
Bearstech
– John Lejeune,
Hackable Devices
– Luis Belmar,
Itaapy

Tristan Nitot fait remarquer en introduction que la notion de croissance, au sens de croissance économique, n’intéresse pas l’association fédère la communauté Mozilla, les revenus qu’elle retire de ses activités étant destinés à assurer la pérennité des projets qu’elle porte.

Cette matinée d’échanges et de découvertes des méthodes et processus à l’intérieur des communautés Open Source et de la conduite de projets en mode agile se propose de répondre aux questions :

– comment gère-t’on une communauté open source?
– projets informatiques classiques et projets open source: différences, ressemblances…
– existe-t’il des critères d’évaluation pour les projets open source?
– quelles sont les implications juridiques et opérationnelles?

Comment gère-t’on une communauté ?

Une gestion complexe très dépendante de la nature et de l’intention des acteurs. L’exemple de Collibri, communauté mise en place au sein du pôle de compétitivité Cap Digital, va regrouper des entreprises, des laboratoires de recherches, aux intentions divergentes. Cette approche est très différentes de communauté du logiciel libre qui font parfois appel à un “dictateur bienveillant”, notion qui met à mal l’approche “communataire”.

L’exemple de Mozilla, une communauté travaillant pour elle-même, c’est à dire pour accomplir la mission du Mozilla Manifesto, utilisant des méthodes d’entreprises pour atteindre cette objectif au service du bien commun : l’ouverture d’Internet.

Le “Comment ?” amène la question aux outils et aux usages, outils pour pouvoir travailler à plusieurs wiki, tracker… demandant à connaitre des usages de politesse… Etapes techniques à la création d’une communauté nécessaire mais pas suffisantes pour avoir une communauté. L’existence d’une communauté demandant à formaliser un code de conduite de cette communauté respectant les motivations diverses des acteurs : besoin, économique, gloire, utilité, réseau… Cela nécessite un animateur de la communauté, ou plutôt des animateurs de communautés comme pour Ubuntu. Cela nécessite également que l’instigateur initial, individu ou entreprise ne garde pas la main-mise sur le produit fabriqué par la communauté.

Le développement personnel de chaque individu d’une communauté est une préoccupation importante de l’animateur de la communauté. Chaque contributeur doit trouver au cours de son implication dans une communauté une rétribution correspondant à ses aspirations.

John Lejeune amène la table-ronde sur le terrain du réel, la conception, la production et la distribution de matériel, nécessitant un apport financier plus important… Et la transposition des méthodes du logiciel libre aux matériels permet de dépasser les limites physiques classiques.

Gestion des projets ?

La gestion des projets est-elle similaire ? Pas vraiment ! L’approche agile de pilotage des projets est une constante des différentes communautés qui choisissent une approche itérative, avec une publication de produit à chaque itération qui permet de coller au besoin ou à l’envie des utilisateurs.

Interpellé depuis la tribune pour expliquer ce qu’est l’agilité en trois mots… Beaucoup plus de trois mots pour le faire… Pfff… prévenez-moi la prochaine fois !

Ces utilisateurs étant parfois représentés par un dictateur bienveillant comme il arrive dans les sociétés au développement classique. Mark ShuttleWorth s’est par exemple auto-proclamé dictateur bienveillant de la communauté et à en parallèle mis en place une organisation communautaire avec un contrôle par les pairs. Cette organisation n’est pas représentative de toutes les communautés, Mozilla a par exemple une approche par méritocratie ou les acteurs doivent démontrer qu’ils savent faire avant d’obtenir un badge avalisant une fonction différente, les actions étant toujours réalisées sous le contrôle des pairs. Debian dans son organisation est lui un projet démocratique.

Evaluation d’un projet ou d’une communauté ?

Ubuntu utilise des critères d’inclusion de produits dans la distribution avec les main inclusion requirements qui vont être utilisés pour évaluer ces produits. Ces critères sont bien sur évaluer par les équipes en les appréciant en fonction du besoin. Un sujet d’avenir…

Une remarque dans les questions sur l’utilisation de métrique sur le code produit comme avec le projet Ohloh.

Community management, gestion de communauté ?

Que gère-t-on ? certaines par les personnes et les membres de cette communauté ! Ce que l’on gère c’est plutôt la cohérence du groupe, la motivation des membres pour appartenir au groupe…

Interaction des entreprises avec les communautés :

  • travailler comme une communauté
  • travailler avec une communauté
  • l’entreprise veut fabriquer sa propre communauté

L’histoire de la création de Mozilla, issue de la société Netscape, rachetée par AOL (ce qui n’était pas favorable à des contributions externes) qui va véritablement démarrer à avoir une histoire communautaire à partir du moment ou AOL va jeter l’éponge et que la Fondation Mozilla va être créée.

L’approche d’Ubuntu est différente avec une société Canonical à but lucratif qui finance une communauté Ubuntu à but non lucratif.

OpenOffice.org souffre de certaine volonté de puissance au sein du projet (le rachat de Sun par Oracle va d’ailleurs probablement avoir des développements complexes pour ce projets).

Croissance ?

On en revient en conclusion sur la croissance. Quelle croissance ? Croissance des indicateurs de valeurs partagés au sein d’une communauté. Ces indicateurs ne sont bien sur par des indicateurs uniquement purement économique…

La croissance par le partage dépasse ces indicateurs et il n’y a pas à ce jour d’indicateurs communément partagés permettant de valoriser cette croissance.

Comme pour la croissance du PIB dans notre vie actuelle, les indicateurs économiques sont inadaptés à mesurer notre richesse individuelle et la richesse de nos sociétés !

Les questions et remarques à présent :

Une remarque essentielle de Sophie Gautier (OpenOffice.org) sur l’enthousiasme et le plaisir éprouvé par les contributeurs d’une communauté, et c’est probablement une des capacités essentielles d’un animateur de communauté de susciter cet enthousiasme.

Le Release early / Release often est important, il doit être pris en considération le risque d’épuisement de la communauté si le rythme est trop élevé. En corolaire, il est important de considérer la modularité du produit afin que le produit à sortir ne soit pas trop complexe et demander trop d’effort.

Jean-Baptiste Kempf à la tête du projet VideoLan (VLC) assure de la nécessité de l’enthousiasme puisque c’est le moteur des membres de VLC projet réalisé entièrement par des bénévoles. Il interroge également le release early / release often en posant la question du rythme lié à la complexité.

Plus que de la gestion, c’est plus un rôle de cristallisation de la communauté qui va permettre à l’enthousiasme de s’exprimer au sein de cette communauté.

Une autre question sur le sentiment d’appartenance à une communauté si le produit est géré et contrôlé à 100% par une entité commerciale… Est-ce une communauté ou un fan club ? Tout dépends de l’implication des membres… et de leur capacité à influer sur les orientations du produit.

Une question sur la possibilité de créer des communautés en internes dans les entreprises et même de communautés qui vont pouvoir être publier à l’extérieur de l’entreprise. Les exemples sont nombreux dans l’administration, avec la Gendarmerie nationale et OCS Inventory et GLPI, la création de l’Adullact, la BBC…

L’avantage de la communauté basée sur l’utilisation de licence libre permettant de ne pas perdre de temps à négocier des contrats puisque la licence est déjà là…

Une belle matinée vivement la prochaine !

L’agilité sur Orange-innovation.tv

L’agilité sur Orange-innovation.tv

J’ai participé pour ayeba à la présentation de StarAfrica.com pour la chaine Orange-Innovation.tv ! Une description de la démarche agile retenue pour développer le site dans un temps très court et pour continuer à l’enrichir dans l’avenir ! Merci encore à cette excellente équipe !

L’information : prochain défi pour les entreprises

L’information : prochain défi pour les entreprises

cigref

L’information : prochain défi pour les entreprises, pratiques de création de valeur par les SI et leur usage, est la dernière étude qui vient d’être publiée par le CIGREF.

Cette étude rapporte que 37% des entreprises pensent que l’usage qu’elles font des SI et de l’information représente un atout concurrentiel. Un taux extrêmement faible et qui renforce la nécessité de positionner le numérique, les technologies de l’information, en créateur de valeur pour les entreprises.

Le portrait robot de la maturité des entreprises est dressé comme par le Professeur Donald Marchand comme décrit dans le tableau ci-dessous.

maturiteIO

La création de valeur par un usage efficace de l’information permet à ce rapport d’effleurer le web 2.0 (cité une fois) et les pratiques novatrices de partage et d’enrichissement de l’information transposable dans l’entreprise. Cela montre également le chemin à parcourir en terme de maturité pour parvenir à positionner son organisation dans la dernière colonne du tableau.

Le rapport et sa synthèse sont téléchargeable sur le site du CIGREF en cliquant ici.

Nos Députés

Nos Députés

nodeputes.frLe site Intenet nosdeputes.fr publie les données de participation des députés aux travaux de l’assemblée.

Lors de l’OpenDataCamp qui s’est tenu samedi 12 décembre à La Cantine, nous nous sommes interrogés sur la meilleure façon de visualiser les données.

Une solution pourrait être de laisser l’utilisateur analyser les données en choisissant la représentation qu’il souhaite à l’aide d’un graphique dynamique comme celui-ci ?

Pour retrouver la bulle de votre député, sélectionnez le dans la liste !

Légende :

Semaines d’activité : Nombre de semaines où le député a été relevé présent en commission ou a pris la parole (même brièvement) en hémicycle

Commission séances : Nombre de séances de commission où le député a été relevé présent

Commission interventions : Nombre d’interventions prononcées par le député en commissions

Hémicycle Interventions longues : Nombre d’interventions de plus de 20 mots prononcées par le député en hémicycle

Hémicycle Interventions courtes : Nombre d’interventions de 20 mots et moins prononcées par le député en hémicycle

Amendements signés : Nombre d’amendements signés ou co-signés par le député

Amendements adoptés : Nombre d’amendements adoptés qui ont été signés ou cosignés par le député

Amendements rejetés : Nombre d’amendements rejetés qui ont été signés ou cosignés par le député

Questions écrites : Nombre de questions écrites soumises par le député

Questions orales : Nombre de questions orales posées par le député

Accès aux données publiques

Accès aux données publiques

La première fois que j’ai vu Hans Rossling dévoiler des statistiques extraordinaires lors d’une session TED, je me suis dit que “nous” tenions une démonstration de l’intérêt de donner accès aux données publiques afin que “nous” puissions tous les utiliser.

Depuis, les choses ont évoluées et de nombreux pays ont fait de la transparence des actions de l’administration par la publication des données un élément important de leur action comme au Canada par exemple avec le programme de  divulgation proactive par exemple.

Ce ne sont bien sur pas les seules données publiques et de nombreuses données statistiques ou informatives produites par le service public au sens large peuvent être utilisées à diverses fins. De nombreuses initiatives réclament l’ouverture des données arguants que leur représentation par chaque département du service public coutent cher et n’est pas nécessairement pertinente (difficulté de représentation de données Etat, hoptiaux, collectivité sur un même fond de carte par exemple).

A lire par exemple cet article plaidant pour l’ouverture large des données public aux Etats-Unis : Data expert to feds: Open wide or fail et bien sur l’article sur le blog de la maison blanche de l’Open Governement Initiative.

Tout cela pour vous encourager à participer au barcamp qui se tiendra le 12 décembre 2009 à La Cantine : OpenDataCamp

L’informatisation croissante de la société entraîne de profonds changements : tous les services, toutes les décisions se fondent désormais sur des données numériques et en génèrent de nouvelles. Le fonctionnement quotidien des organisations, les échanges entre elles et avec leurs usagers ou clients, engendrent des masses considérables de données informatisées. Les entreprises ont vite appris à s’en servir, en interne comme avec leurs partenaires, mais les acteurs publics tels que les collectivités locales, l’Etat ou les organismes sociaux sont moins avancés. Pourtant les données qu’ils gèrent au quotidien représentent un formidable gisement de connaissance et d’innovation qui pourrait bénéficier à la collectivité au nom de laquelle elles sont produites.
L’Europe et la France ont inscrit dans le droit la possibilité d’accès et de réutilisation des données publiques. Dans le monde, plusieurs gouvernements et métropoles “libérent” leurs données pour favoriser l’émergence de nouveaux services et enrichir le débat démocratique. Le plan “France numérique 2012” et le volet numérique du “Plan de relance” prévoient des actions en faveur de l’accès aux données publiques. Pourtant, sur le terrain, la situation apparaît bloquée. Les données demeurent inaccessibles, ou alors d’une manière parcellaire et souvent coûteuse. Or il y a là un véritable potentiel d’innovation facilement mobilisable.

Au programme et pour construire cette démonstration :

  • des retours d’expérience sur la mise à disposition et la réutilisation de données publiques, en France, en Europe, aux Etats-Unis,

  • des innovations (de service, d’usage, de processus…) directement dérivées de la diffusion des données d’acteurs publics et privés,

  • des mises en perspectives sur les impacts (juridiques, sociologiques, économiques, etc.) de cette ouverture des données.
Le facteur humain… coeur de l’Industrie du logiciel libre

Le facteur humain… coeur de l’Industrie du logiciel libre

OWF 2009

Paris, le 2 octobre 2009, dans le cadre du forum mondial du libre (Open World Forum) se tiendra la conférence : “Le facteur humain… coeur de l’Industrie du logiciel libre.”

Comment la dimension humaine collaborative et le mode de croissance organique du Logiciel Libre peuvent transformer en profondeur le monde économique et avoir un impact sociétal tangible.

Dans une période où l’importance des enjeux humains et le besoin d’énergie collaborative, n’ont jamais été si présents dans le monde économique, cette conférence donnera la parole à des représentants de projets pionniers et emblématiques, en lien avec la sphère du Logiciel Libre, qui doivent leurs succès à de nouveaux modes de collaboration. Ils partageront leurs expériences, leurs analyses et leurs initiatives pour : illustrer le rôle prépondérant du facteur humain et de l’intelligence collective dans l’industrie du Logiciel Libre, et comment cette dynamique s’étend à d’autres approches de construction collaborative. Cette conférence propose de prendre la mesure de l’apport du modèle organique open source pour faire émerger un nouveau mode cellulaire d’organisation des entreprises, diffuser et démultiplier cet état d’esprit dans les autres secteurs de la société.

14.00 – Alexis Monville (ayeba) – Introduction – C’est déjà Deming ?
14.15 – Jean-François Noubel (The Transitioner.org) – Collective Intelligence
14.30 – Luis Suarez Potts (Sun Microsystems) – OpenOffice.org community
14.45 – Florence Devouard (Consultant) – Wikimedia Foundation
15.00 – Marie Vorgan le Barzic (Silicon Sentier) – La Cantine Numérique
15.15 – Roundtable discussion – Enterprises and open communities:

  • Xavier Boileau (Generali),
  • Olivier Maurel (Danone),
  • Alain Raynaud (Founder Institute),
  • Olivier Réaud (In Principo),
  • Jim Zemlin (The Linux foundation)

15.45 – Juliette Compagnion, Laurent Bouffies – Appel à contribution de la Fondation umana æ

Cette conférence s’adresse aux décideurs, aux managers, aux acteurs des entreprises, organisations, services publics qui souhaitent évoluer vers de nouveaux modèles inspirés de ceux qui ont fait le succès des logiciels libres.

Quelles histoires !

Quelles histoires !

user-storyCe ne sont que des histoires ! De toutes petites histoires, qui pourtant vont permettre de faire de grandes choses ! Je parle de « User Stories », et je ne suis pas le seul à m’interroger (depuis un certain temps déjà) sur la traduction adéquate de ces histoires d’utilisateurs [ Comment traduire User Story en français ? et Des histoires d’utilisateurs].

Scénario idéal (qui se renouvelle en ce moment pour mon plus grand plaisir !) : Un client appelle ayeba, il veut sortir un nouveau site Internet dans 5 mois, il commence à avoir une bonne idée de ce qu’il veut, il a eu le « go » pour le budget avec un peu de retard, le cahier des charges n’est pas encore commencé… Et… Cela commence a être un peu serré en terme de délai pour pouvoir profiter du prochain évènement idéal pour le lancement du site…

Après analyse, c’est tout à fait faisable en méthode classique (waterfall) : 1 mois pour le cahier des charges, quelques propositions de prestataires, sélection, un peu de temps de validation interne, 1 mois pour faire des spécifications, un peu de temps de validation, on attaque le développement, réception du développement, mise en production… et GO, c’est lancé ! Si tout se passe bien alors cela devrait marcher… Humm… Même mon client, me fait remarquer que le dernier mois… eh bien… il faudra gérer la crise…

En regardant de plus près, les personnes qui me présentent le projet lors de la réunion de lancement ne me parlent pas exactement du même projet… Ils n’emploient pas les mêmes mots, n’ont pas exactement les mêmes références sur Internet… La rédaction d’un cahier des charges avec une approche classique risque fortement de conduire à des déceptions de certains des acteurs du projet (avant même d’avoir commencé) et peut-être même de tous lorsque le développement sera engagé, ou terminé, et qu’ils ne pourront plus modifier leur demande initiale…

L’approche « user story » : « en tant qu’utilisateur, je veux … ainsi j’obtiens… » va permettre de faire converger l’équipe client vers le même projet, de tirer partie de toutes les idées… Et bien sur d’obtenir des propositions des prestataires plus ajustées au besoin réel. Chaque histoire, indépendante des autres, peut-être priorisée en fonction du bénéfice que l’utilisateur va en tirer et ainsi déterminer plus facilement un plan de sortie général des prochaines livraisons du site, avec en premier ce qu’il faut, puis ce qu’il faudrait, puis ce que l’on pourrait avoir… et évitant de passer du temps sur ce qu’il n’est pas nécessaire d’avoir cette fois.

La suite ? Je vous la raconte bientôt !

En attendant je vous recommande la lecture de : User Stories Applied et/ou Agile Estimating and Planning de Mike Cohn pour débuter dans l’utilisation de petites histoires qui vous feront réussir à avoir un bon produit.

Publié sur ayeba.fr : http://ayeba.fr/2009/08/16/user-story-stories-quelles-histoires/

Le facteur humain… au coeur de l’industrie du logiciel libre

Le facteur humain… au coeur de l’industrie du logiciel libre

OWF 2009

Le FLOSS, l’OpenSource, le logiciel libre… Un truc de geek, de techos, de chevelus… Cette image est bien sur erronée et les Directeurs des Systèmes d’Information qui ont adoptés des solutions sous licences libres se sont également fait les farouches partisants d’un modèle qui leur permet de reprendre la maîtrise de leur système d’information.

Et d’ailleurs, lorsque l’on lit quel est le public attendu lors du forum mondial du libre qui se tiendra à Paris, les 1er et 2 octobre 2009, il n’y a pas de doute possible : ”

L’Open World Forum est au croisement des diverses communautés qui composent l’univers du Libre. Il est destiné à tous les acteurs et décideurs de l’Open Source : des membres des communauté aux responsables politiques, en passant par les dirigeants d’entreprises, les chercheurs et les universitaires. Lieu de rencontre, il permet à toutes les parties prenantes de se rencontrer et favorise le lancement de nouvelles initiatives. Rendez-vous international, il donne de la visibilité aux acteurs, aux technologies et aux nouvelles tendances. Il offre ainsi un lieu idéal pour faire des annonces et dévoiler de nouveaux projets. Avec un large éventail de conférences et d’ateliers, qui couvrent tout le spectre, de la stratégie aux technologies et aux tendances sociétales, l’Open World Forum s’adresse ainsi :

  • Aux décideurs
  • Aux investisseurs
  • Aux responsables informatiques et architectes
  • Aux chercheurs et universitaires
  • Aux experts technologiques

 

Mais alors, que sont-ils devenus ces hommes (au sens large, quoique lors de certains rassemblements… je me demande 😉 ) qui ont fait le succès de ce mode de diffusion et d’enrichissement des meilleures solutions logicielles ? Comment leurs méthodes, leurs organisations se sont diffusés ? De quelles approches se sont-elles inspirées ?

La conférence “Le facteur humain… au coeur de l’industrie du logiciel libre” abordera ces différents sujets :

  • Lean, agilité et organisation cellulaire – Alexis Monville – Confirmé
  • Collective Intelligence – JF Noubel – Confirmé
  • Andi Gutmans – CEO, Zend – à confirmer
  • Florence Devouard – former Chair of the Board of Trustees of the Wikimedia Foundation (2006-2008) – à confirmer
  • Marie Vorgan le Barzic – Silicon Sentier / la cantine
  • Table-ronde : Entreprises et communautés : Xavier Boileau – Generali (Confirmé), Emmanuel Faber – Danone Communities (à confirmer), Christophe Aguiton – Orange Labs (à confirmer) – Olivier Réaud – In Principo (Confirmé)
  • Laurent Bouffies – Blue Child Foundation – confirmé
  • Echanges avec la salle

Rendez-vous le 2 octobre de 14h à 16h à l’Open World Forum !


Dans la Dèche au Royaume Enchanté

Dans la Dèche au Royaume Enchanté

Dans la Dèche au Royaume Enchanté est une livre de Cory Doctorow (boingboing). Ce roman m’a été recommandé par Julien Dorra lors d’une soirée des Explorateurs Du Web consacrée au monnaies complémentaires. Pour cela un très grand merci !

Le livre est sorti depuis longtemps, aussi je me bornerais à vous dire : “lisez le et vous comprendrez la puissance des monnaies complémentaires dites d’appréciation et vous aurez vous aussi envie de les adopter !”.

Une anecdote malgré tout, la description en une page de l’intérêt de dépasser l’approche classique des projets (cascade, cycle en V) pour aller vers l’agilité est excellente ! La voici en anglais :

“Okay, so tell me, if we came to you with this plan and asked you to pull together a production schedule—one that didn’t have any review, just take the idea and run with it—and then pull it off, how long would it take you to execute it?”
Lil smiled primly. She’d dealt with Imagineering before.
“About five years,” he said, almost instantly.
“Five years?” I squawked. “Why five years? Debra’s people overhauled the Hall in a month!”
“Oh, wait,” he said. “No review at all?”
“No review. Just come up with the best way you can to do this, and do it. And we can provide you with unlimited, skilled labor, three shifts around the clock.”
He rolled his eyes back and ticked off days on his fingers while muttering under his breath. He was a tall, thin man with a shock of curly dark hair that he smoothed unconsciously with surprisingly stubby fingers while he thought.
“About eight weeks,” he said. “Barring accidents, assuming off-the-shelf parts, unlimited labor, capable management, material availability . . .”
He trailed off again, and his short fingers waggled as he pulled up a HUD and started making a list.
“Wait,” Lil said, alarmed. “How do you get from five years to eight weeks?”
Now it was my turn to smirk. I’d seen how Imagineering worked when they were on their own, building prototypes and conceptual mockups—I knew that the real bottleneck was the constant review and revisions, the ever-fluctuating groupmind consensus of the ad-hoc that commissioned their work.
Suneep looked sheepish. “Well, if all I have to do is satisfy myself that my plans are good and my buildings won’t fall down, I can make it happen very fast. Of course, my plans aren’t perfect. Sometimes, I’ll be halfway through a project when someone suggests a new flourish or approach that makes the whole thing immeasurably better. Then it’s back to the drawing board . . . So I stay at the drawing board for a long time at the start, get feedback from other Imagineers, from the ad-hocs, from focus groups and the Net. Then we do reviews at every stage of construction, check to see if anyone has had a great idea we haven’t thought of and incorporate it, sometimes rolling back the work.
“It’s slow, but it works.”
Lil was flustered. “But if you can do a complete revision in eight weeks, why not just finish it, then plan another revision, do that one in eight weeks, and so on? Why take five years before anyone can ride the thing?”
“Because that’s how it’s done,” I said to Lil. “But that’s not how it has to be done. That’s how we’ll save the Mansion.”

La source est ici : http://craphound.com/down/download.php

En français et en poche, c’est ici : Dans la Dèche au Royaume Enchanté

Scrumy

Scrumy

scrumyScrumy est une outil en ligne permettant de représenter le tableau et les post-it typiques d’un projet piloté avec une méthode agile (comme SCRUM).

En trois minutes pour jouer cela donne cela : http://scrumy.com/ayeba

Evidement, il y a une version PRO qui fait tout… Et que je n’ai pas testé… Si quelqu’un à un retour cela m’intéresse !

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