Vends moi ce stylo

L’image d’illustration de cet article est tirée du Loup de Wall Street. Je ne suis pas un grand fan de ce film. J’imagine que le message du film pouvait passer sans nécessiter de recourir à des scènes d’orgies, mais je me trompe peut-être.

L’objet de l’article n’est pas de faire une critique du film, mais de vous parler de l’élastique qui m’a rappelé une scène d’un entretien de recrutement que j’avais passé il y a très longtemps pour intégrer une société de services en ingénierie informatique, une SSII…

La scène en question : Mon interlocuteur me demande de lui vendre mon téléphone portable (alors que lui même avait posé sur la table son téléphone dernier cri…). A l’époque, j’ai du avoir l’air à peu près aussi ridicule que les personnes essayant de vendre un stylo à Jordan Belfort (Léonardo Di Caprio dans le film) lors de son séminaire pour doper les vendeurs…

Ce rappel m’a fait entrevoir une autre similitude entre les SSII et les brokers décrit dans le film… Dans la scène, d’ou est tirée l’illustration de l’article, et que j’ai intégré ci-dessous, l’ancien explique au nouveau le fonctionnement de leur métier en lui indiquant qu’ils sont là pour vendre et toucher leur commission pas pour faire gagner de l’argent à leur client, car personne ne sait si les actions vont monter, stagner ou descendre, la seule chose certaine est qu’ils vont toucher leur commission à chaque transaction.

Et bien, je crois que c’est exactement la même chose pour les prestations des SSII, la grande majorité des prestations sont réalisées en mode régie. Une personne est placée chez un client sur la base de son CV et d’un entretien pour répondre à un besoin, pour résoudre un problème. Le CV est “amélioré” pour répondre parfaitement à la demande du client, la personne est “préparée” pour l’entretien. Comme pour les actions, personne ne sait si la personne va résoudre le problème, la seule chose certaine est que le commercial de la SSII touchera sa commission si l’opération se fait.

Bien sur, le parallèle ne peut aller beaucoup plus loin, car on voit bien si la personne va résoudre le problème ou pas… En fait, c’est comme pour les actions, il faudra avoir une bonne explication pour justifier que cela ne se passe pas comme prévu et pour vendre la suite, mais cela peut marcher… Et d’ailleurs ça marche… La vente d’actions se poursuit… Et la majorité des prestations se déroulent sous forme de régie…

Un avis la dessus ?

 

 

Observation

 Isabel m’a fait remarquer hier une phrase tirée d’un ouvrage de Daniel Pink, L’homme aux deux cerveaux :

A la Yale School of Medecine, les étudiants aiguisent leurs capacités d’observation au Yale Center for British Art, parce que étudier la peinture aide à découvrir les détails subtils sur l’état de santé d’un patient.

L’importance accordée à la capacité d’observation met en lien deux aspects de mon quotidien.

Le premier, ludique, est le projet Un Jour Une Oeuvre, qui invite les visiteurs à dire ce qu’ils voient des oeuvres d’art proposées à leurs regards.

Le second, professionnel, est l’activité de conseil et d’accompagnement menée avec Ayeba mettant en avant l’impérative nécessité d’observer la réalité avant de pouvoir mener des actions destinées à améliorer le flux de valeur.

Les pointillées continuent de se connecter 😉

 

 

La photo de mise en avant de cet article est de Vea Avernalis

Le facteur humain… au coeur de l’industrie du logiciel libre

OWF 2009

Le FLOSS, l’OpenSource, le logiciel libre… Un truc de geek, de techos, de chevelus… Cette image est bien sur erronée et les Directeurs des Systèmes d’Information qui ont adoptés des solutions sous licences libres se sont également fait les farouches partisants d’un modèle qui leur permet de reprendre la maîtrise de leur système d’information.

Et d’ailleurs, lorsque l’on lit quel est le public attendu lors du forum mondial du libre qui se tiendra à Paris, les 1er et 2 octobre 2009, il n’y a pas de doute possible : ”

L’Open World Forum est au croisement des diverses communautés qui composent l’univers du Libre. Il est destiné à tous les acteurs et décideurs de l’Open Source : des membres des communauté aux responsables politiques, en passant par les dirigeants d’entreprises, les chercheurs et les universitaires. Lieu de rencontre, il permet à toutes les parties prenantes de se rencontrer et favorise le lancement de nouvelles initiatives. Rendez-vous international, il donne de la visibilité aux acteurs, aux technologies et aux nouvelles tendances. Il offre ainsi un lieu idéal pour faire des annonces et dévoiler de nouveaux projets. Avec un large éventail de conférences et d’ateliers, qui couvrent tout le spectre, de la stratégie aux technologies et aux tendances sociétales, l’Open World Forum s’adresse ainsi :

  • Aux décideurs
  • Aux investisseurs
  • Aux responsables informatiques et architectes
  • Aux chercheurs et universitaires
  • Aux experts technologiques

 

Mais alors, que sont-ils devenus ces hommes (au sens large, quoique lors de certains rassemblements… je me demande 😉 ) qui ont fait le succès de ce mode de diffusion et d’enrichissement des meilleures solutions logicielles ? Comment leurs méthodes, leurs organisations se sont diffusés ? De quelles approches se sont-elles inspirées ?

La conférence “Le facteur humain… au coeur de l’industrie du logiciel libre” abordera ces différents sujets :

  • Lean, agilité et organisation cellulaire – Alexis Monville – Confirmé
  • Collective Intelligence – JF Noubel – Confirmé
  • Andi Gutmans – CEO, Zend – à confirmer
  • Florence Devouard – former Chair of the Board of Trustees of the Wikimedia Foundation (2006-2008) – à confirmer
  • Marie Vorgan le Barzic – Silicon Sentier / la cantine
  • Table-ronde : Entreprises et communautés : Xavier Boileau – Generali (Confirmé), Emmanuel Faber – Danone Communities (à confirmer), Christophe Aguiton – Orange Labs (à confirmer) – Olivier Réaud – In Principo (Confirmé)
  • Laurent Bouffies – Blue Child Foundation – confirmé
  • Echanges avec la salle

Rendez-vous le 2 octobre de 14h à 16h à l’Open World Forum !


5 stratégies pour réussir votre projet informatique


Une belle promesse que fait Michael Krigsman de ZDNet (IT Project Failures) publié cette fois sur TechRepublic.com.

Quelles sont ces 5 stratégies pour que votre projet ne fasse pas parti des 2/3 de projets qui vont échouer ?

1- Répondre aux besoins métiers : En engageant une véritable conversation avec les métiers pour y chercher les orientations pour le programme d’actions IT.

2- Innover : En travaillant main dans la main avec les métiers, il faut savoir être prêt à accepter le changement, et adopter une culture d’amélioration continue.

3- Être honnête : Accepter ses faiblesses pour pouvoir mener des actions correctives. Le déni est la marque de fabrique des échecs.

4- Aligner les fournisseurs : Les projets informatique mettent en scène trois catégories d’acteurs, les clients, les fournisseurs de technologies et les sociétés de services. Leurs feuilles de route sont probablement divergentes, assurez-vous de mettre en place les relations qui vous permettront de maintenir vos fournisseurs dans le sens de votre projet.

5- Avoir un sponsor : Avoir un sponsor passionné par les résultats du projet, positionné au top de la hiérarchie.

Il me semble que tout le monde verra facilement l’intérêt de ces 5 stratégies… La question qui subsiste (et qui n’est pas traité dans l’article original) est bien sur : “Comment mettre en œuvre ces stratégies pour mon projet ?” et pour cela je suis prêt à vous aider ! (oui c’est de la pub 😉 )

Le syndrome Chuck Norris

Je ne pouvais pas rater cette occasion de publier une photo de Chuck Norris ici…

Surtout lorsque cela provient d’un blog dédié aux échecs des projets informatiques : http://blogs.zdnet.com/projectfailures/?p=3322#more-3322

Une bonne occasion de rire… Puis de se poser sérieusement la question pour savoir si votre organisation souffre du syndrome Chuck Norris : “Est-ce que nos projets sont en retard, coûtent plus chers que prévus et ne satisfont pas aux exigences prévues au départ ?”

Echec ou changement concerté ?

Je viens de découvrir le livre vert de l’APRAT[1] publié au début de l’année 2008 et intitulé : « Réforme de la sphère publique : échec ou changement concerté ? ». Le titre laisse entrevoir un ton direct et c’est bien le cas pour ce livre vert de 21 pages.

Suivant un plan en 5 points, ce livre vert développe sa proposition d’envisager une autre manière de mettre en œuvre les réformes publiques : le changement concerté.

  1. Donner du sens à la performance publique
  2. Installer les managers de proximité comme animateurs du changement
  3. Donner des marges de manœuvre aux agents
  4. Rendre les partenaires sociaux acteurs de la réforme
  5. Intégrer les usagers dans le processus de changement

Le livre vert est illustré de nombreux exemples que l’on peut reconnaître (lorsqu’on les connait).

Une lecture à recommander à tous ceux qui souhaite accompagner un changement dans une organisation publique (ou privée…).

[1] L’APRAT est l’association pour l’échange et l’amélioration des PRATiques de conseil, elle regroupe 23 cabinets de conseil en management et 2500 consultants. (http://www.aprat.com )

Conseil et numérique

A l’heure ou mon premier article sur le sujet vient d’être publié sur Agoravox, une question demeure : « Pourquoi ? ».
Un élément de réponse vient d’un autre témoignage d’une personne en charge d’organiser le partage des connaissances pour un grand cabinet de conseil anglo-saxon. Son diagnostique de la situation est simple. L’organisation des cabinets est une organisation extrêmement hiérarchique construite par les associés pour eux-mêmes. Leurs efforts pour se constituer un réseau externe de clients et un réseau interne de compétences se voient rétribués lorsqu’ils atteignent cette position d’associé. Ils vivent donc dans une organisation ou l’information est le pouvoir, et il sera donc très difficile de passer à une organisation ou l’information n’a de valeur que si elle est partagée.
A titre d’illustration, prenez un livre blanc publié par un cabinet de conseil…cherchez l’auteur…vous ne trouverez qu’une page contact avec le nom de l’associé et éventuellement son secrétariat… mais pas les contributeurs…

Comme pour tous les métiers, certains acteurs éprouvent plus de difficultés que d’autres à changer de modèle d’organisation, effet d’histoire, de taille, de conviction des dirigeants…

Certains acteurs ouvriront donc la voie en mettant en place ce que Laurent Salsé*, de BSA Conseil, appelle l’ERP du cabinet de conseil, gérant « tout » depuis les imputations horaires à la gestion des connaissances…

* voir article du magazine CIO de novembre 2007