Revenu de Vie

Le Centre des Jeunes Dirigeants a publié en novembre 2011 Objectif Oikos, un livre blanc pour mettre l’économie au service de la vie. Ce livre blanc contient 12 propositions pour 2012 destinées à interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

Parmi ces propositions, la mise en place d’une allocation universelle (un revenu de vie), une allocation versée à toute personne sans conditions.

Finalement, en termes de redistribution, nous proposons de réaliser enfin la grande synthèse de tous les mécanismes hérités de décennies de mise en place de l‟État-Providence. Remplaçons l‟accumulation actuelle de mécanismes partiels par un outil unique, simple et efficace, dont le fonctionnement est compréhensible par tous. Donnons à chacun, sans aucune condition, les moyens minimaux d‟une existence digne. Le principe de cette redistribution rénovée est simple : que chacun reçoive selon ses besoins vitaux ; que chacun contribue selon ses capacités.
Nous proposons ainsi que chaque adulte reçoive une somme de 400 euro tous les mois, la moitié pour les mineurs. Cette allocation universelle (AU), inconditionnelle, versée systématiquement à chacun, de la naissance à la mort, est le meilleur moyen d‟éliminer tout risque d‟extrême pauvreté. La quatrième partie précise comment nous envisageons de mettre en œuvre cette proposition.
La misère n‟est pas tolérable. Éradiquons-la, maintenant !

Une nouvelle occasion de vous encourager à signer l’appel pour le revenu de vie !

Et de prendre connaissance de quelques éléments d’informations :

Les indignés

A l’heure ou les indignés quittent la place qu’ils avaient investis depuis le 15 mai à Madrid, je reviens sur la revendication qui m’a le plus surpris :

Nous voulons la démocratie

Surpris, car ce que nous avions communément admis comme des revendications de démocratie pour la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, la Syrie et bien d’autres étaient à présent formulé en Espagne (et également en Grèce et en Irlande…). En cause : les institutions « non élues » suivant leur propre agenda et n’agissant pas pour le bien du peuple : Commission Européenne, BCE, FMI… Il est vrai que nos politiques se cachent depuis longtemps derrière ces institutions pour justifier leurs actions ou leur inaction.

Ces institutions qui depuis 2008 peinent à maintenir le système monétaire en fonctionnement en prolongeant la création de monnaie par la dette (dette que nous devrons bien sur rembourser plus tard lorsque la croissance sera revenue). Pour comprendre le propos, il est utile de lire La Théorie Relative de la Monnaie que j’abordais dans un précédent article.

Une grande partie des moins de 30 ans vivent de petits boulots ou de stages mal rémunérés. Certains en viennent à dire que l’abolition de l’esclavage n’a pas eu lieu et qu’à présent pour être esclave, il faut faire des études… Dans le même temps, l’écart entre les plus pauvres et les plus riches ne cessent d’augmenter (presque la moitié des français ont un revenu inférieur à 1500 € et il suffit de plus de 5000 € pour être dans les 5% les plus riches… La courbe devient verticale ensuite, plus verticale qu’elle ne l’a jamais été depuis les années 50… Le système d’impôt dégressif contribue à accroitre l’écart puisque les plus riches payent moins d’impôt en proportion que les plus pauvres).

Un monde fini

Un monde fini pour dire que la croissance ne peut être infinie et donc qu’un mode de fonctionnement ou la création monétaire se fait sur la base d’une dette générant des intérêts est un système à abandonner.

Plus assez de travail pour tous ET beaucoup de travail à faire

Un paradoxe de plus, il n’y a plus assez de travail pour tous, ou autrement dit, la productivité globale a suffisamment augmentée pour que le travail de quelques-uns suffisent à satisfaire les besoins de beaucoup. Et en même temps un grand nombre de besoins sont insatisfaits : accès à l’eau, à la nourriture, à l’éducation, à la santé, dépollution de la production d’énergie, nettoyage de la planète…

Dissocier le revenu et le travail

De la même façon que nous considérons en contractant une dette au niveau d’un état, que celle-ci engage les descendants habitants dans cet Etat, nous pourrions considérer qu’ils touchent un revenu (un dividende) basé sur la richesse que cet Etat à créé dans le passé : c’est le principe du revenu de vie ou du dividende universel. La création monétaire pourrait se faire par l’attribution inconditionnelle d’un revenu de vie à chaque citoyen de façon inconditionnelle.

Cela permettrait à certains de se consacrer à des travaux importants mais n’apportant pas de rémunération immédiate. Lire aussi : le revenu de vie. Cela permettrait également de revoir les principes de l’aide apporté par l’Etat aux plus défavorisés : en rendant le revenu inconditionnel, on supprime une grande part du cout de distribution, de contrôle, de fraude…

En finir avec la dette

Il est essentiel également de cesser avec le principe de dette des Etats qui montre aujourd’hui une fois de plus ces limites (les taux d’intérêts montent hors de proportion alors que le risque réel de défaut est quasi-nul car il impliquerait de mettre fin au système dans son ensemble). Il faudra donc accepter une renégociation de dette par création monétaire sur les 10 à 15 prochaines années et un abandon du système de dette des Etats (pour ceux dont les revenus dépendent de ces placements, c’est évidement une très mauvaise idée…).

Cela suppose pour un pays comme la France dont la dette atteint aujourd’hui 1600 Mds (2010) alors qu’elle était de 1150 Mds en 2006 de créer 100 Mds de monnaie par an sur 16 ans… Ce qui par rapport à la masse monétaire M3 de 9400 Mds dans la zone Euro est assez raisonnable.

Si les états dépassent leur budget et créent un déficit cela doit être dans un investissement durable augmentant le patrimoine (et donc les dividendes futurs) et pas pour rembourser des intérêts d’emprunts qui n’étaient là au départ que pour faire fonctionner le système monétaire (et qui sont aujourd’hui trop élevé par rapport au cout réel de fonctionnement).

Status Quo

La problématique de remettre en cause le système monétaire est qu’il est aujourd’hui la base de tout notre fonctionnement. Le Status Quo est donc bien plus confortable et rassurant : nous savons ce que nous avons, nous pouvons évaluer les dysfonctionnements et s’en désoler de temps à autres… Mais nous ne pouvons pas savoir avec certitude ce que nous perdrions et gagnerions dans un nouveau système… Alors nous préférons le Status Quo, jusqu’à ce que cela soit intenable et que cela explose : Les indignés nous montrent qu’il est temps de repenser le système dans son ensemble et que nous ne pourrons plus prolonger notre ancien système (qui à moins de 100 ans…) très longtemps…

Les indignés ont montrés que la situation actuelle étaient insupportable et qu’il y avait d’autres voies que la peur de l’autre vers lesquelles se tourner. A la fois enthousiasmant et effrayant comme beaucoup de changement !

De la monnaie…

La théorie relative de la monnaie de Stéphane Laborde explicite l’histoire de la monnaie depuis sa création jusqu’à nos jours et propose une nouvelle approche pour la création monétaire.

Le système monétaire 1.0, est celui à valeur de référence, l’or par exemple. Dans ce système la quantité physique d’or disponible défini la masse monétaire. Le manque de transparence dans la création de la monnaie et à propos de la quantité d’or disponible a conduit à des créations abusives de monnaie ou des raréfaction alors même que des échanges auraient été possibles entre les acteurs économiques.

Le système monétaire 2.0, est celui de l’argent-dette. La création de monnaie se fait par endettement d’un premier acteur, les banques, ce qui va permettre à d’autres acteurs économique de s’endetter auprès de ce premier. Cette inégalité dans la création monétaire favorisant une catégorie d’acteurs économiques au détriment de tous les autres conduit aux dysfonctionnements faisant notre quotidien et devenant criant à chaque «crise».

La solution a ces problèmes de références arbitraires ou d’inégalité devant la création monétaire est apportée par l’auteur par la proposition de mise en place d’un système monétaire 3.0. Dans le système monétaire 3.0, la création monétaire est continue et elle est distribuée entre tous : elle ne privilégie donc pas un acteur par rapport à un autre. Ce système exige une transparence dans la quantité de monnaie en circulation et dans la quantité de monnaie créée chaque année. Cette quantité est fixée en regard de l’espérance de vie, par exemple 5% pour une espérance de vie de 80 ans.

Dans le système 3.0, on ne peut prêter que ce que l’on a, et le taux d’intérêt ne peut en aucun cas être supérieur au taux de création de monnaie. Ceci semble une évidence puisque, dans le cas contraire, il n’y aurait pas assez de monnaie en circulation pour rembourser tous les prêts (capital + intérêt).

L’auteur propose alors deux approches pour une mise en place immédiate de ce système à dividende universel, ou à revenu d’existence.

Simple et efficace, cet ouvrage est à recommander à tous ! Vous pouvez le trouver sur : www.creationmonetaire.info

 

Mise à jour juin 2011 : sortie de la version 2.0

TVA à 100% ?

Avec un produit intérieur brut d’environ 2000 milliards d’euros et un budget cumulé de l’Etat, des collectivités territoriales et des comptes sociaux d’environ 1000 milliards d’euros, c’est en effet à 100% qu’il faudrait fixer le taux de TVA afin de faire de cette taxe le seul impôt prélevé en France.

TVA à 100%

La moitié du prix des produits consommés servirait à financer l’ensemble des dépenses publiques avec une répartition pour le niveau local que l’on pourrait imaginer basée sur le nombre d’habitant.

L’avantage principal d’un impôt sur la consommation est qu’il est payé par tout ceux qui vivent dans le pays et qu’il est très difficile d’y échapper. Le coût de collecte est très faible à la fois pour les services publics, pour les entreprises, et pour les particuliers. Le système est très simple et permet de mobiliser pratiquement toute l’énergie des services publics sur les prestations.

Les professionnels, comme les experts comptables par exemple, qui aujourd’hui doivent gérer cette complexité administrative, pourront se mobiliser sur une activité de conseil en gestion à forte valeur ajoutée pour les entreprises.

Plus d’impôt sur le travail

Cet impôt sur la consommation ne pèse pas sur une seule catégorie comme par exemple sur le travail avec les cotisations sociales. Il permet donc de réduire le coût du travail et ainsi encourage une fabrication locale, positive pour les personnes et la planète.

Illustration :

Pour un produit actuellement à 100 € hors taxe, et donc vendu 120 € TTC et qui à un coût de main d’oeuvre de 70% de la valeur du produit (soit 70 €).

Avec le passage à la TVA à 100% et la suppression des cotisations sociales, de l’IS et des diverses taxes, le cout de main d’oeuvre descend à 35 €, le coût hors main d’oeuvre peut descendre à 25€… ce qui nous donne un prix TTC de 120 €…

Injuste ?

Le problème posé par une augmentation de la TVA (même progressive) est que cet impôt est injuste puisque qu’il frappe en proportion plus ceux qui « consomment » l’intégralité de leur revenu que ceux qui ont la possibilité d’épargner une partie de leur revenu.

Afin de compenser cette injustice, il suffirait de choisir de verser à tous une somme égale pour tous, suffisante pour vivre : un revenu de vie.

Revenu de vie pour tous ?

Le versement à tous permet une fois de plus une simplification du système et permet d’éviter par construction toute fraude puisque tout le monde touche ce revenu de vie.

  • Une personne ne disposant d’aucun revenu toucherait donc le revenu de vie, par exemple 1000 €.
  • Une personne disposant d’un revenu de 1000 € toucherait donc le revenu de vie, soit 1000 € et disposerait donc de 2000 €.

Un revenu progressif pour les enfants ?

J’imagine que le revenu devrait être progressif pour les enfants afin de répondre à une inquiétude : « mais les gens feraient des enfants pour toucher 1000 € de plus par mois… ». Le revenu de vie pourrait être indexé linéairement sur l’age jusqu’à 20 ans, ce qui, toujours pour une hypothèse de revenu de vie à 1000 €, ferait 50 € par mois à partir de 1 an, 250 € par mois à 5 ans etc…

Le coût direct de la mesure reviendrait pour 65 millions d’habitant dont 25% ont moins de 20 ans à 680 milliards par an… ce qui suppose de mettre en oeuvre effectivement les économies permises par la simplification de la collecte des taxes et impôts et du versement des prestations.

J’imagine que les jeunes seraient moins nombreux à choisir de rester chez leurs parents (c’est aujourd’hui 18% dans les pays nordiques offrants de bonnes prestations pour les jeunes et 35% dans les pays du sud de l’Europe ne les offrants pas…)

Plus personne ne travaillerait ?

C’est à peu près ce que l’on me dit chaque fois que je parle du revenu de vie, et pourtant lorsque je pose la question directement : « est-ce que toi tu, tu arrêterais de travailler si l’on te donnait 1000 € par mois ? », la réponse est en général : « non pas moi, mais… ». En fait une étude a montré que 10% de la population active choisirait probablement la sieste… mais que c’est probablement ce qu’elle fait déjà aujourd’hui… et que pour 60% de la population active cela ne changerait rien… Ce ne sont que les 30 derniers % qui renégocieraient leur emploi actuel pour un meilleur salaire, pour reprendre des études, pour une activité à temps partiel…

Substitution à toutes les prestations sociales actuelles

Le revenu de vie se substituerait à toutes les prestations actuelles, RSA bien sur, allocations familiales, allocation logement, allocation chomage et allocation retraite. Cette substitution serait la plus délicate pour les plus haut revenus qui perdraient la différence entre les prestations versées actuellement et le revenu de vie. La transition serait donc probablement nécessairement progressive.

On commence maintenant ?

Pour aller plus loin :

Education profitable ?

Dans un article du 30 avril 2010, Skills for life, paru dans le supplément littéraire du Times, Martha Nussbaum de l’université de Chivago alerte sur une dérive tendant à supprimer l’enseignement des humanités au profit d’enseignement profitable à court terme.

Cet article (heureusement) traduit par Courrier International, dans son édition 1025 du 24 au 30 juin 2010, fait l’introduction du dossier « Où va l’Université ?« .

L’alerte de Matha Nussbaum provient du fait que les humanités et les arts ne cessent de perdre du terrain, tant dans l’enseignement primaire, secondaire qu’à l’université. La quête conjuguée d’économie et de compétences actionnables immédiatement tend à supprimer des programmes ces enseignements.

Pour mémoire, les humanités désignent l’étude de la langue et de la littérature grecques et latines, dans son acceptation actuelle, le terme regroupe également : l’histoire, la géographie, la philosophie, le droit, les langues et la littérature, soit toutes les disciplines qui n’entrent pas dans les sciences exactes.

Ces enseignements, exigeants par la nécessaire participation active et critique qu’ils requièrent pour être délivrés, sont de ceux qui permettent aux étudiants d’acquérir justement cet esprit critique, cette imagination qui leur permettra d’entrer en relation avec les autres et de faire vivre la démocratie.

L’enseignement de l’art est également sur la touche même si la musique arrive à se faire une petite place dans quelques familles.

Ces enseignements seront bien sur de ceux qui ne feront pas de ces étudiants des travailleurs dociles et efficaces.

Pour la démocratie, la liberté de parole, le respect de la différence et la compréhension des autres, demandons à ce que ces enseignements face partie du socle indispensable de tous les enseignements sans exception.

Mon expérience personnelle d’orientation dans une filière technique (bac E) a fait que je n’ai plus eu d’enseignement d’histoire et de géographie dès la fin de la 3ème et que par le jeu des coefficients, le français, les langues et la philosophie n’avaient pas d’intérêt…

Cette hiérarchisation des enseignements est de nature à inhiber notre créativité et à nous empêcher d’exprimer nos talents, comme le raconte Sir Ken Robinson dans la conférence qu’il a donnée aux conférences TED : l’école tue la créativité.

Et pourtant, ma vie au quotidien me démontre tous les jours le contraire… et si j’ai remplacé l’histoire et la géographie par les DVD du dessous des cartes… et les arts par l’exercice de l’attention avec UJUOComment acquérir toutes ces autres compétences indispensables pour vivre en société ?

Revenu de Vie

Avez-vous déjà entendu parler du Revenu de Vie ? Peut-être êtes-vous déjà signataire de l’Appel pour un Revenu de Vie ? Peut-être avez-vous envie d’en savoir plus avant de vous engager dans la promotion de cette évolution de notre société ?

Qu’est-ce que le Revenu de Vie ?

L’idée du Revenu de Vie est simple. Elle consiste à considérer que le droit à la vie est le droit le plus important. Et donc, elle consiste à verser à tous les citoyens un revenu de sa naissance à sa mort qui lui permet de vivre décemment.

Est-ce possible ?

La première question que l’on me pose généralement lorsque je parle du Revenu de Vie est : Cela couterait très cher, comment le financerais-tu ? La France étant la 5ème économie mondiale en PIB, la 8ème en terme de développement humain, cela doit être possible. La France comptant 8 millions de pauvres, ce n’est pas seulement possible c’est indispensable. Pour connaitre le coût total de l’opération, il faudrait définir le montant de ce revenu et trouver le moyen le plus économique pour le verser aux 65,1 millions d’habitants du pays. A 1000 € par mois par exemple, cela représenterait 65 Mds € par mois ! A titre de comparaison, les dépenses annuelles consacrées à la protection sociale aujourd’hui représentent environ 30 % du PIB soit environ 600 Mds €… Même en imaginant que ce revenu puisse se substituer à de nombreuses prestations sociales, il faudra un peu d’imagination pour réaliser le financement. A voir ici une simulation des revenus disponibles.

Et puis, il y a des personnes qui n’en auraient pas besoin et qui en profiteraient quand même ?

Cette deuxième question est posée presque à chaque fois ! La fraude est systématiquement associée aux prestations sociales voir par exemple la Fraude aux allocations familiales. Un des avantages du Revenu de Vie est qu’il ne pourrait y avoir de fraude puisqu’il est versé à tous et sans conditions. Pas de fraude, pas de contrôle, c’est aussi une source importante d’économie !

Mais que feraient les gens ? Ils n’auraient plus envie de travailler ?

En effet, notre rapport au travail serait probablement transformé par cette évolution. Pour savoir ce que pourraient faire « les gens », vous pouvez par exemple lire l’article de Courrier International sur la mise en place du Revenu Minimum Garanti en Namibie. Le fait de ne pas travailler n’est pas nécessairement de la paresse… mais peut-être simplement le fait qu’il n’y a pas de travail. Le revenu de vie a un impact sur la demande et sur la production car il libère les possibilités d’initiative. Et l’expérience de la Namibie montre l’impact extrêmement positif en termes de santé, d’éducation, de baisse de la criminalité et de réduction la pauvreté et en terme de création d’activité.

J’espère que ces premiers éléments vous auront donné envie d’en savoir plus, de contribuer à la promotion de cette approche et de contribuer à la réflexion pour permettre rapidement sa mise place !

Sources :

Appel pour le revenu de vie

Le Revenu de Vie sur Twitter et Identica

Les miracles du Revenu Minimum Garanti

Fraude aux allocations familiales

Allocation Universelle