ScrumWine #15.2

Une nouvelle édition du ScrumWine s’est déroulée le jeudi 4 juin 2015. Nous étions pour l’occasion accueilli par CDiscount. Je remercie au passage Isabel pour l’organisation et adresse toutes mes félicitations à Damien Tourette, papa depuis la veille ! Notre hôte, Lionel Richer, expliquait dans son introduction que malgré une découverte récente de l’agile, 60 personnes travaillaient à présent en agile et que le bénéfice du rapprochement des métiers et des équipes de développement était remarquable.
Les actualités ont permis ensuite de mettre en avant les prochains événements consacrés à l’agile. Agile France bien sur, programmé pour les 18 et 19 juin, et pour lequel j’aurais le plaisir de donner une version courte et en français de ma conférence sur le bonheur au travail (Happiness is Coming). ALE 2015 qui se déroulera cette année à Sofia, toujours au cours de la dernière semaine d’aout, évènement remarquable puisqu’il inclut époux et enfants, ce qui augmente le niveau d’énergie positive de l’événement. Je termine par une mention pour AgileTour Bordeaux qui a annoncé la date de la prochaine édition pour les 30 et 31 octobre 2015.
Olivier Patou a relevé avec succès le challenge de la présentation en 5 minutes avec une présentation sur les histoires utilisateur : Comment faire de bonnes User Stories ?
Le programme proposait ensuite 2 sujets en parallèle :
– de l’OODA loop à l’innovation collaborative par Emmanuel Henriot, session qui a reçu un très bon accueil, et j’ai donc essayé de convaincre Emmanuel de la proposer pour AgileTour Bordeaux, car je n’ai pu y assister… puisque je proposais aux participants de jouer à :
Lego4Devops, un jeu simulatif utilisant les mêmes boites de Lego que le célèbre Lego4Scrum et dont j’avais participé à la mise au point lors de la dernière édition de Agile Games France. La version 1.0 est donc bien jouable sur un temps court, moins de 60 minutes, mais il semble préférable de pouvoir y consacrer plus de temps afin d’être moins pressé pour les explications initiales et avoir l’opportunité de réaliser plus d’itérations. Nous avons eu la possibilité d’avoir 2 équipes de 7 joueurs en parallèle, ce qui nous a également permis d’identifier de nombreuses possibilités d’amélioration. Nous sommes en train de compiler de façon collective ces idées d’amélioration afin de les proposer pour une prochaine version. Merci à Christophe Héral pour avoir contribué à la facilitation du jeu, et bien sur merci à tous les participants !
Rejoignez le groupe pour poursuivre la conversation et construire la prochaine édition :
https://groups.google.com/forum/#!forum/sug-bordeaux

2015-06-04 18.26.30Et merci à Emma pour son aide 🙂

L’opportunité Devops

Capture d’écran 2015-02-11 à 11.01.27Cela a commencé par l’intervention de John Allspaw et Paul Hammond lors de la conférence Velocity de 2009 présentant la coopération en Dev et Ops chez Flickr ayant permis de réaliser 10 déploiements par jour (L’image d’entête est issue de cette présentation).
Il y a eu ensuite la première conférence DevOpsDays fin 2009 à Gent.
Derrière cette promesse de réconciliation des objectifs d’évolution et de stabilité, de réconciliation des dev et des ops, certains y ont vu des solutions technologiques permettant de raccourcir la mise en production, de faire des mise en production sans intervention humaine.
D’autres y ont vu l’opportunité de réaliser la promesse des 20 dernières années du mouvement agile (oui je le fais commencer au début des discussions sur les méthodes de développement légères et de l’émergence de XP… déjà 20 ans…).

Capture d’écran 2015-02-11 à 10.58.37

D’autres encore se sont interrogés sur les compétences qu’allaient devoir acquérir les admin sys pour pouvoir envisager de considérer les infrastructures comme du code.
D’autres ont imaginé que ce serait aux devs de changer pour acquérir une bonne compréhension de leur code en production, en intégrant les contraintes d’exploitabilité, en intégrant la capacité de répondre elles-mêmes aux incidents, à gérer l’adaptation de l’infrastructure sous-jacente à la charge, la capacité à gérer leur évolution sans interruption de service…
D’autres ont pensé que ce serait plutôt un changement de l’ensemble du système nécessitant de revoir la façon d’envisager les évolutions des logiciels, des systèmes d’informations en les considérant fonctionnalités par fonctionnalités (en utilisant la notion de Minimal Marketable Feature (MMF) de façon continue et pas seulement la notion de Minimal Viable Product (MVP) au départ du projet.
D’autres considèrent que ce sont les technologies cloud qui permettent cette transformation de la façon d’envisager les systèmes d’information et bien sur d’autres font évoluer ces technologies pour permettre ces évolutions.
D’autres encore, un argument de recrutement indispensable pour recruter les talents des nouvelles générations qui ne seront pas prêts à accepter les silos organisationnels interdisant la collaboration.
Tous ces points de vues montrent la richesse de l’évolution en cours et les différents champs sur lesquels ces changements sont en cours : changement d’outil, changement de méthodes, changement d’organisation, changement culturel.
J’ai pu apprécier toutes ces diversités de point de vue lors du petit déjeuner réunissant des DSI, organisé par Red Hat à Paris le 6 février. Petit déjeuner ou j’intervenais pour apporter un éclairage sur le sujet et animer une session de réflexion sur le sujet entre les participants.
Maintenant, qu’eNovance a été achetée par Red Hat, le challenge de transformation de la culture des organisations (en interne ou en externe) continue avec la Red Hat Cloud Innovation Practice et l’effet de taille et la culture open source permettent des discussions passionnante sur le sujet.
Red Hat Cloud Innovation Practice