Pas Sage en Seine

Pas Sage en Seine se tiendra les 17, 18, et 19 juin 2011 à La Cantine, Passage des Panoramas, 75002 Paris.

De nombreux présentations, ateliers, démos… se dérouleront sur ces trois jours dont une conférence sur le lifehacking avec Fabien Benetou, Tangui Morlier, Frédéric Couchet et moi-même !

Rendez-vous vendredi 17 juin de 16h30 à 18h00 à La Cantine !

mise à jour le 18 juin : les présentations sur le site de La Cantine : http://lacantine.ubicast.eu/videos/pses-lifehacking/

La technique Pomodoro

Les 25 prochaines minutes seront consacrées à l’écriture de cet article sur la technique Pomodoro.

Suite à une discussion autour de cette technique lors d’une réunion sur les astuces de vie (voir ici : http://lifehacking.grassouille.org/) j’essaie d’apprivoiser la technique pomodoro.

La technique est simple et l’outillage nécessaire pour l’adopter est basique (un minuteur, un papier et un crayon peuvent suffire).

Le processus tient en 5 étapes :

  1. Planifier au début de la journée les activités à réaliser
  2. Suivre tout au long de la journée ce que l’on fait
  3. Enregistrer à la fin de la journée les observations du jour
  4. Traiter pour transformer les données brutes en informations
  5. Visualiser à la fin de la journée les informations pour permettre d’identifier les voies d’améliorations

En écrivant cela, je me rends compte que si j’ai adopté sans peine l’étape 1 (je le faisais déjà sous forme d’une mindmap identifiant les activités à réaliser) et que je fais à peu près l’étape 2 (expérience que je vais décrire dans la suite), je suis moyen sur l’étape 3 et  je n’applique toujours pas les 2 dernières étapes du processus…

Qu’est-ce qu’un Pomodoro ?

Cela représente 25 minutes de travail sans interruption. Cela me permet de constater à quel point je suis productif lorsque je suis focalisé sur une activité et que je ne me laisse pas dériver à vouloir traiter plusieurs choses à la fois. Cela m’a permis également de mieux mesurer le temps que prennent les activités (je compte les pomodoros pour chaque branche de la mindmap)

Au bout de 25 minutes, nous avons 5 minutes de pause… Et les premières fois, c’est bien trop tôt ! Et pourtant cela fait du bien ! Je me suis mis à prendre le temps de changer de posture, de respirer, de boire un verre d’eau… De temps à autre je suis tenté de continuer à travailler malgré le signal et je comprends mieux pourquoi certains logiciels « pomodoro » bloque le clavier de l’ordinateur…

Au bout de 4 Pomodoro, nous avons une pause plus longue de 15 à 30 minutes… Et c’est très long ! Je suis même descendu à 10 minutes… C’est là que je me suis rendu compte que je ne faisais pas de pause avant d’être « trop » fatigué ou « trop » tendu… Cet enseignement est également très important. Et est à travailler !

Que ce soit pour les pauses courtes ou les pauses longues, je constate qu’il est difficile de s’arrêter et difficile de s’arrêter même de penser au travail que l’on était en train de faire… Je constate également que lorsque j’y arrive, je me détends vraiment et je suis capable de reprendre mon activité précédente instantanément.

Interruptions

Les Pomodoros doivent être des périodes de travail sans interruption. Et cela pour l’instant, j’ai encore du mal à le respecter. Le téléphone sonne, un message direct sur irc ou sur le chat, le compteur de nouveau message qui augmente d’un coup, ou simplement un collègue qui pose une question… Ce que je sais aujourd’hui c’est que quand je m’astreins à ne pas m’interrompre, j’y gagne beaucoup au final. C’est un de mes sujets d’amélioration.

Apport

L’apport principal est la focalisation sur une tache qui améliore grandement mon efficacité en m’évitant principalement de m’interrompre moi-même dans une activité.

Difficulté

La pression générée par la présence du minuteur en haut à droite sur mon écran est parfois grande. Cela intervient surtout lorsque je m’aperçois que mon évaluation de ma capacité de travail de la journée est totalement erronée et que je ne pourrais jamais avoir terminé tout ce que je voulais faire. (oui… je réponds à la question en formulant la difficulté… l’estimation est un problème récurrent de toute activité…)

Conclusion

Je vais persister encore quelques temps dans l’application de la méthode en essayant d’aller au bout de l’exploration de toutes les étapes.

Au final, cela m’aura pris 2 pomodoros d’écrire cela…

Ressources :

La photo d’entête est de Ryan McGuire.

Les cartes heuristiques

Je demande à Wikipedia un peu d’aide pour commencer cet article : « Une carte heuristique (du grec ancien εὑρίσκω, eurisko, « je trouve » ), également appelée mind map en anglais, carte des idées, schéma de pensée, carte mentale, arbre à idées ou topogramme, est un diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées, les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels. Au contraire du schéma conceptuel ou de la carte conceptuelle (concept map en anglais), la carte heuristique est le plus souvent une représentation arborescente des données. »

Quels usages ?

J’ai tout d’abord commencé à utiliser ces cartes pour prendre des notes en réunion. L’avantage a été quasiment instantané comparé à la prise de notes chronologique que j’effectuais auparavant, j’étais en mesure de plus rapidement constater l’avancement de la réunion, les points restants à traiter, les points difficiles ou certains ne cessaient de revenir, faire un compte-rendu devenait un exercice plus simple… et surtout, j’étais beaucoup plus attentif !

De cette première utilisation, j’ai ensuite étendu l’usage à la réflexion sur un thème, pour préparer l’écriture d’un document, d’un article, d’un courrier.

De là, je suis passé à l’utilisation de carte projetée sur écran pour animer et prendre des notes en cours de réunion. Cela peut paraitre étonnant, mais le fait que tout le monde voit l’ordre du jour (les différentes branches), les décisions prises, les idées enregistrées, permet d’accroitre l’efficacité de la réunion en évitant les retours en arrière et les interventions hors de l’ordre du jour…

Depuis, j’utilise ces cartes couramment sur papier et ordinateur et je constate une amélioration progressive de mon utilisation. C’est en effet une chose à retenir, les premières cartes ne seront pas si facile à faire… Aussi, quelques ressources :

Et pour finir, un exemple de carte utilisée pour faire une présentation d’ayeba :

Astuces de vie

Ce 11 janvier, j’étais invité par Fred à une réunion sur le LifeHacking…

Qu’est-ce que c’est ? Wikipedia nous dit (en anglais bien sur) : The term life hack refers to productivity tricks that programmers devise and employ to cut through information overload and organize their data.

Des astuces, des bidouilles pour améliorer sa vie ? C’est pour cela que j’ai choisi de traduire Life Hack par Astuces de vie.

Ma première réaction a été de dire que cela me semblait être tout simplement du développement personnel. Levée de bouclier de certains des geeks présents qui m’a permis de constater avec effroi la mauvaise image du développement personnel dans ces lieux : trucs de psy, négatif, secte, pas tourner vers le partage… Pour ma part, j’avais fait le rapprochement immédiatement avec altohumano.org réseau de partage et d’échange autour du développement personnel ayant pour vocation d’accompagner les personnes à révéler leurs ressources inexploitées.

Il est vrai que lors du tour de table, les astuces présentées, les habitudes à prendre tournaient autour d’outils ou de méthodes comme le GTD (getting things done), les cartes mentales, les Seinfeld Calendar, le Podomoro… La question de la motivation était abordée plus sous l’angle des facteurs externes permettant d’adopter une nouvelle habitude, comme la pression externe produite par un engagement public, comme le démarrage d’une action à plusieurs, mais pas sur la motivation interne : Qu’est-ce qui me pousse à vouloir m’améliorer ? Qu’est-ce qui me pousse à vouloir employer différemment la seule ressource réellement rare dont je dispose qui est le temps ?

La proposition faite au groupe est d’écrire un article sur une Astuce de Vie que nous utilisons d’ici un mois (11 février), de se retrouver le 15 février pour une nouvelle réunion ou seront présentées trois Astuces de Vie.

Cela me laisse un peu de temps pour décider ce que je vais raconter : mindmap, gtd, kanban…

Nous avons également ajouté sur notre liste de choses que nous ferons peut-être un jour (someday) l’organisation d’un barcamp dédié aux Astuces de Vie (Life Hacks) : un LifeCamp !