Happiness is Coming

J’ai eu le grand plaisir de donner la keynote d’ouverture, sur le thème du bonheur, du 17 avril au Drupal Developer Days à Montpellier.

Voici les supports que j’ai utilisé :

Une sélection totalement partiale de tweets :


Un grand merci pour vos retours et pour les discussions qui ont suivies !

Je me sens prêt pour la prochaine DrupalCon 😉

L’opportunité Devops

Capture d’écran 2015-02-11 à 11.01.27Cela a commencé par l’intervention de John Allspaw et Paul Hammond lors de la conférence Velocity de 2009 présentant la coopération en Dev et Ops chez Flickr ayant permis de réaliser 10 déploiements par jour (L’image d’entête est issue de cette présentation).
Il y a eu ensuite la première conférence DevOpsDays fin 2009 à Gent.
Derrière cette promesse de réconciliation des objectifs d’évolution et de stabilité, de réconciliation des dev et des ops, certains y ont vu des solutions technologiques permettant de raccourcir la mise en production, de faire des mise en production sans intervention humaine.
D’autres y ont vu l’opportunité de réaliser la promesse des 20 dernières années du mouvement agile (oui je le fais commencer au début des discussions sur les méthodes de développement légères et de l’émergence de XP… déjà 20 ans…).

Capture d’écran 2015-02-11 à 10.58.37

D’autres encore se sont interrogés sur les compétences qu’allaient devoir acquérir les admin sys pour pouvoir envisager de considérer les infrastructures comme du code.
D’autres ont imaginé que ce serait aux devs de changer pour acquérir une bonne compréhension de leur code en production, en intégrant les contraintes d’exploitabilité, en intégrant la capacité de répondre elles-mêmes aux incidents, à gérer l’adaptation de l’infrastructure sous-jacente à la charge, la capacité à gérer leur évolution sans interruption de service…
D’autres ont pensé que ce serait plutôt un changement de l’ensemble du système nécessitant de revoir la façon d’envisager les évolutions des logiciels, des systèmes d’informations en les considérant fonctionnalités par fonctionnalités (en utilisant la notion de Minimal Marketable Feature (MMF) de façon continue et pas seulement la notion de Minimal Viable Product (MVP) au départ du projet.
D’autres considèrent que ce sont les technologies cloud qui permettent cette transformation de la façon d’envisager les systèmes d’information et bien sur d’autres font évoluer ces technologies pour permettre ces évolutions.
D’autres encore, un argument de recrutement indispensable pour recruter les talents des nouvelles générations qui ne seront pas prêts à accepter les silos organisationnels interdisant la collaboration.
Tous ces points de vues montrent la richesse de l’évolution en cours et les différents champs sur lesquels ces changements sont en cours : changement d’outil, changement de méthodes, changement d’organisation, changement culturel.
J’ai pu apprécier toutes ces diversités de point de vue lors du petit déjeuner réunissant des DSI, organisé par Red Hat à Paris le 6 février. Petit déjeuner ou j’intervenais pour apporter un éclairage sur le sujet et animer une session de réflexion sur le sujet entre les participants.
Maintenant, qu’eNovance a été achetée par Red Hat, le challenge de transformation de la culture des organisations (en interne ou en externe) continue avec la Red Hat Cloud Innovation Practice et l’effet de taille et la culture open source permettent des discussions passionnante sur le sujet.
Red Hat Cloud Innovation Practice

Club de Lecture

Une session du Club de Lecture de Bordeaux s’est déroulée ce samedi 28 mars 2015, de 10h30 à 12h00. L’idée de proposer cette session m’était venu suite à la participation au club de Toulouse que j’ai raconté ici.

Isabel, Claire, Guillaume, Olivier, Patrick, Philippe se sont joints pour raconter leurs impressions, opinions, expériences en rapport avec #Workout, le dernier livre de Jurgen Appelo.

20150328-Club-De-Lecture-Workout

J’ai trouvé cette heure et demie très courte. Les échanges étaient très riches. Le format, la qualité d’impression, le choix des illustrations contribuant autant à la forme qu’à la réflexion sur le fond, sont des points communs remarqués par l’ensemble des participants.

Les notes de lecture de Claire
Les notes de lecture de Claire

Ils ont également notés que ce livre sur le management est accessible à tous… et même à mettre dans toutes les mains pour transmettre le désir d’essayer d’envisager les choses autrement.

Les idées proposées dans le livre sont étayées (ce qui permet de les transmettre plus facilement), illustrées d’exemples, associés à des références qui font dire aux participants qu’il y a tout (ou presque tout) dans ce livre (agile, coaching, management, communication…).

La possibilité d’adopter une lecture linéaire, en fonction du sujet recherché ou même en laissant faire le hasard fait de ce livre une référence à long terme.

Les participants avaient tous expérimentés au moins une des pratiques proposées dans la livre : guild, identity symbols, motivators, delegation poker ou board, powerful questions, feedback wrap, personal maps, happiness index, feedback door… Certaines pratiques restent « à essayer » : formule pour le salaire par exemple.

La suite du Club de lecture ?

Pour choisir la date : http://doodle.com/k7nfnwtchnzzz8zs

Un board Trello pour proposer et choisir les livres: https://trello.com/b/FIsc7Xf7/club-de-lecture-bordeaux

Le principe est :

  • de proposer des livres dans la colonne idée,
  • les livres recevant plus de 3 votes sont sélectionés
  • le livre ayant le plus de vote au moment du choix est retenu comme prochain livre du club

 

La culture Spotify

Henrik Kniberg a proposé 2 vidéos de moins de 15 minutes expliquant la culture de Spotify à quelques mois d’intervalle (et c’était long d’attendre 😉 ).

La première partie aborde l’organisation des équipes et leur mode fonctionnement.

La seconde partie aborde la culture autorisant l’échec et l’apprentissage, et favorisant ainsi l’innovation.

30 minutes à consacrer à l’étude du fonctionnement d’une entreprise qui met en oeuvre les valeurs et principes agile depuis sa création (pour le plus grand plaisir de ces plus de 30 million d’utilisateurs… oui j’en suis un)

PS: j’avais eu la chance de croiser un autre coach de Crisp intervenant chez Spotify il y a quelques mois, voir cet article : Agile est agile à grande échelle.

1500 développeurs dans mon équipe

1500 développeurs dans mon équipe est le titre de la session que j’ai eu le plaisir de donner lors de l’édition 2014 l’AgileTour à Bordeaux.

J’apprends l’agile depuis déjà longtemps en pratiquant et en partageant les valeurs, principes et pratiques avec des clients et d’autres pratiquants. Et c’est peut-être depuis que j’interviens au contact d’Openstack, un logiciel libre d’infonuagique (ou si je parle en presque français “a cloud open source software”) que j’ai appris le plus.

Ce que j’ai appris ? 

2014-10-31 15.15.17J’ai appris que l’on pouvait créer un produit avec une équipe de 1500 développeurs répartis sur tous les continents, que l’on pouvait avoir la certitude de délivrer les nouvelles versions à date fixe tous les 6 mois, que le processus de revue de code apportait beaucoup plus de bénéfices que ce que j’imaginais au départ, que la gestion des branches de développement pouvait être plus simple et plus efficace. J’ai aussi appris que la socialisation, l’accueil des nouveaux arrivants, le maintien du lien était une chose très importante… 

L’idée de cette session est de partager ces apprentissages pour que vous puissiez vous en inspirer dans vos organisations.

Et bien sur, il ne s’agit pas de « mon » équipe, mais de l’équipe qui contribue à Openstack… Et il n’était pas 1500, mais 1419 à avoir contribuer à la 10ème version JUNO publiée le 16 octobre 2014.

La photo d’entête est de Anne Gentle (License Creative Commons 2.0) Il s’agit de la vue de la salle pour la Keynote d’ouverture lors du Summit à Hong Kong en Novembre 2013.

ALE 2014 – deuxième et troisième jour

Cet article évoque les deuxième et troisième jour de la non-conférence 2014 du réseau ALE (Agile Lean Europe). Le résumé du premier jour est ici.

Ce deuxième jour de la non-conférence ALE 2014, débute par une session par Josef Scherer, Self-designing Feature Teams @BMW. Pour influer sur la culture d’une grande organisation, Josef explique qu’il est nécessaire d’établir une structure permettant à la culture d’exister ou d’évoluer. Josef a ensuite présenté les structures d’atelier permettant à des équipes de se recomposer en équipe dédiée à des fonctionnalités (et non plus par role dans un processus en cascade) et cela en moins d’une demi-journée.

Stephen Parry prenait la suite avec un approfondissement de sa session de la veille pour créer une organisation en capacité d’apprendre et de s’adapter. Stephen parle ici de créer les conditions, le climat permettant le développement de cette culture. Stephen a présenté l’application du diagnostique Climetrics mesurant le climat dans les organisations suivant 4 axes : Engaging, Learning, Leading, Improving. L’exemple présenté montre que pour passer d’une organisation « diriger et contrôler » il ne s’agit pas d’avoir des objectifs d’amélioration continue, mais une transformation complète de la façon de faire. Comme dans les exemples de la première session, ce sont les équipes qui ont dessiné la nouvelle organisation (et pas le management).

Paweł Pustelnik présentait comment créer et faire croitre la culture de leur organisation Future Processing. La culture se voit dans l’atmosphère, dans le climat présent dans l’équipe, dans les valeurs que les membres partagent.

Great Software… because we put people first.

J’ai trouvé intéressante l’idée d’habiller un des couloirs de l’entreprise avec les événements importants de l’entreprise depuis sa création, ainsi que celle du mur de photo de toutes les personnes de l’entreprise, également importante. Le support de Pawel est ici.

J’ai malheureusement manqué les sessions de lightning talks (probablement le meilleur me dira plus tard Pablo).

Les sessions de Pecha Kucha (20 slides x 20 secondes) était excellentes :

  • Christof Braun – Trust me – this is important
  • Alberto Brandolini – The final words about software estimation
  • Martin Klose – Coderetreat – perfect practice makes perfect
  • Pawel Brodzinski – Building Teams – We got it all wrong!

J’ai butiné au cours de ces sessions open space et participé à une seule excellente session celle de Sabina Abdulajeva qui nous faisait prendre conscience de notre corps.

Felienne Hermans concluait cette deuxième journée en proposant : « Putting the science in computer science« . C’était assez amusant d’essayer une approche scientifique sur une question troll : « quel est le meilleur langage de programmation ? ». Il s’avère que la réponse des participants ne dépends d’aucun des critères que l’on entends régulièrement cités pour défendre tel ou tel langage, mais dépends principalement de la disponibilité de librairies open source.

Le troisième jour débutait par la Keynote des enfants. J’ai oublié de préciser que ALE est une conférence à laquelle les époux(ses) et les enfants sont invités à participer ce qui contribue également à une ambiance particulière. Les enfants ont donc préparés une keynote au cours de laquelle l’ensemble des participants ont contribué à peindre une fresque avec leurs mains.

J’ai ensuite proposé une session « The Agile and Open Source Way » et j’ai obtenu enfin les feedbacks qui vont me permettre de faire évoluer radicalement le contenu de la session et d’augmenter son impact et son utilité (un grand merci pour ceux qui ont pris le temps de me donner des feedbacks).

C’est Olaf Lewitz qui a gagné l’opportunité de proposer un talk surprise. Il a choisi de nous proposer sa session « De-scaling your organization« . C’était excellent et inspirant, à la fois sur le contenu et la façon de le proposer.

Pour les lightning talks, l’émotion du moment ne fait retenir que le talk que ma fille Emma (12 ans) a donné (et en anglais). Merci à tous les participants pour leur enthousiasmes et leurs retours positifs.

Les sessions de Pecha Kucha du jour étaient excellentes également :

  • Oana Juncu – Key ingredients of storytelling
  • Antonio López – Using Social Network Analysis for an Agile transformation
  • Shannon Jean Ewan – Agile processes evolve. Agility is here to stay

J’ai participé à deux sessions open space, celle proposée par Olaf Lewitz nous a fait découvrir le personality poker et nous nous sommes dit avec Pablo que nous allions le traduire en français, et une en vue de la préparation de la conférence de l’année prochaine : ALE15 (oui j’y pense déjà et j’y serai).

Jennie Jepsen assurait la Keynote de cloture et faisait une nouvelle fois référence à la science (celle du fonctionnement de notre cerveau cette fois) pour expliquer nos problématiques de transformation.  Cela a au moins le mérite de rappeler que lorsque l’on dit science, on dit approche scientifique et qu’avant de s’intéresser à des résultats, il faut s’intéresser aux protocoles des expériences.

Un grand merci à Future Processing pour ces actions dans le cadre du sponsoring de cette édition ALE : Massage (avec les masseuses qui travaillent habituellement chez eux à temps plein), Soirée… et j’ai même gagné un cadeau en donnant une définition de ce qu’était faire du développement agile : « Build a product with all the emotions and intelligence of the team ».

Un grand merci à tous les participants, intervenants, organisateurs (quelque soit leurs roles) pour cette excellente édition !

Les liens depuis les noms des intervenants cités pointent sur leurs comptes Twitter, et je vous encourage à les suivre !

Les photos d’Olaf, de Pablo, de Tomek, de Antonio

ALE 2014 – premier jour

Ce premier jour de la non-conférence 2014 du réseau ALE (Agile Lean Europe) était particulièrement riche ! Une richesse que je ne fais qu’effleurer dans ce compte-rendu rapide. Le programme est un mix entre des sessions préparées et sélectionnées par les participants du sofa « programme » et un open space (pour ceux qui veulent contribuer aux éditions suivantes, tout le monde peut participer aux Sofas d’organisation de la conférence, ce qui en fait une non-conférence).

La keynote de Stephen Parry présentait l’importance de créer les conditions de la confiance dans l’organisation pour lui permettre de se développer. Créer ces conditions va permettre à une organisation « Commander et Contrôler » ou plutôt comme le dit Stephen, une organisation « Diriger et Espérer » de passer à une organisation « Ecouter et Adapter ». Le support de présentation est publié ici.

J’ai particulièrement apprécié ensuite la présentation de Petri Heiramo sur l’évolution de l’organisation de Futurice. La croissance de l’organisation ayant détruit le bien être et la performance de l’organisation, la conduite d’une transformation façon agile (c’est à dire en faisant prendre les décisions par les personnes elles-mêmes) vers une organisation en Tribut (Tribes) est très intéressante. Cela va me faire une page de plus à créer dans la catégorie « Inspiration » du wiki d’eNovance (désolé cette partie est réservée aux eNovancers pour l’instant). Les Tributs font de 30 à 50 personnes et doivent en tous les cas se scinder si elles atteignent la taille de 60. Les Tributs sont pluridisciplinaires de façon à traiter une prestation pour un client de bout en bout. 3 à 4 chefs de tributs sont sélectionnés par les membres de chaque tributs pour : représenter la tribut à l’extérieur, s’assurer de la construction des équipes pour les projets clients, faire que les clients soient heureux, que les employés soient heureux, définir une stratégie de développement. Le développement des compétences est de la responsabilité de l’employé avec le support des chefs de tribut et des 2 personnes du HC (Human Care, ce ne sont pas des RH ici…).

La présentation de Pawel Wrzeszcz (Software Mill) expliquant comment ils ont aplati la hiérarchie de leur entreprise de 20 personnes (20 CEOs company) tombait ensuite bien pour aborder certaines questions comme la transparence des informations. Sur la transparence des salaires leur démarche a été :

  1. ouvrir les informations comptables
  2. publier les salaires
  3. déterminer ensemble un algorithme pertinent pour gérer les augmentations de rémunération

Alors que des disparités notables existaient dans les rémunérations, leurs publications n’a produit une tempête qu’à retardement. Ils ont trouvés le moyen de gérer cela en définissant un algorithme définissant la rémunération cible de chacun, en explicitant les règles qui définissaient qui seraient augmentés en premier quand les revenus augmenteraient. Cela a permis de focaliser toute l’équipe sur l’augmentation des revenus de l’entreprise (tout en donnant du temps pour résorber les écarts justifiés seulement par les fluctuations du marché de l’emploi dans l’IT).

Après le déjeuner, j’enchainais avec 3 sessions de l’open space. La première pour approfondir la transformation de l’organisation de Futurice, la seconde pour discuter de la difficulté à accepter l’incertitude des estimations dans l’entreprise (ou nous avons parlé du processus d’élaboration de budget Beyond Budgeting) et la troisième pour approfondir les discussions autour de la transparence dans l’entreprise.

Les sessions préparées ont repris ensuite avec le « How to quit your job » de Sergey Kotlov, que je remercie pour son idée de capturer sa satisfaction au jour le jour en fixant un seuil, si 75% de choses étaient satisfaisantes dans la journée alors il choisi le vert, sinon ce sera rouge. Je pourrais ajouter une proposition pour le Happiness Index d’eNovance en disant que si 75% de choses sont satisfaisantes alors ce serait le smiley :), si 50% ce serait le 😐 et à moins alors ce serait 🙁 en associant à cela qu’un feedback rédigé est appréciable et utile dans les 3 cas.

L’approche de Wiktor Żołnowski nous disant que nous sommes tous géniaux (tous les êtres humains) était très intéressante pour faire comprendre la nécessité de la confiance à priori dans nos capacités, et la nécessité de partager les informations dont nous disposons plutôt que d’essayer de convaincre l’autre qu’il a tort.

J’ai apprécié pour terminer la présentation #noemployees de Juha Heimonen and Antti Kirjavainen sur leur expérimentation en cours chez Flowa. Cela m’a rappelé la réflexion de Fabrice Aimetti, un des associés d’Ayeba, émettant l’idée que la société ne devrait peut-être être qu’une société d’associés.

BveHLJ-IIAAIl0iDe nombreuses choses donc, qui me donnent envie de retoucher mon intervention planifiée vendredi matin… à suivre donc 🙂 Je remercie au passage Target Process pour le Tshirt qu’ils ont édité pour ma session !

Les liens depuis les noms des intervenants cités pointent sur leurs comptes Twitter, et je vous encourage à les suivre !

La Joie

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Douglas McGregor présentait sa théorie Y en explicitant une croyance : « travailler est aussi naturel que jouer ou se reposer ». Richard Sheridan, co-fondateur et CEO de Menlo Innovations, explique que la joie dont il parle dans son livre Joy, Inc. est cette sorte de joie.

Joy, Inc. est le meilleure défenseur du binomage que j’ai lu jusqu’à présent. Par binomage, j’entends 2 personnes qui travaillent assises au même bureau sur le même ordinateur. J’aimerais dire que cette approche a été popularisée par le Pair Programming. Il se trouve que l’efficacité de la plus petite boucle d’apprentissage possible n’a pas la popularité qu’elle devrait avoir. Le paralèlle exposé du binomage dans la chirurgie est intéressant à réutiliser.

Richard Sheridan présente les pratiques à l’oeuvre à Menlo. Les praticiens Agile en reconnaitront certaines, ou découvriront des façons alternatives de mettre en oeuvre des valeurs et principes similaires. Pour donner quelques exemples :

  • Un espace de travail ouvert et reconfigurable facilement permettant au personne de rassembler leurs bureaux lorsqu’elles travaillent ensembles sur le même projet
  • Une réunion quotidienne réunissant l’ensemble de l’entreprise tous les jours à 10h (un cercle de 70 personnes…)
  • Walkies, un rituel pour couper l’après-midi ou l’ensemble de l’entreprise fait une promenade à pied ensemble
  • Show & Tell, la revue d’itération… à l’envers… car c’est le client qui présente à l’équipe ce qui a été réalisé…
  • Un processus d’entretien, de recrutement et d’accueil qui place l’adéquation de la culture en priorité. Il n’y a pas de système de cooptation chez Menlo.
  • Un attachement à la compréhension des objectifs des utilisateurs, avec l’usage des personas… bien avant que l’on en parle dans le logiciel, avec en prime un titre amusant : high tech anthropologists
  • Faire des erreurs rapidement, comme une façon de faire croitre les personnes et les affaires
  • Bébés et enfants au bureau

A leader is best when people barely know he exists. When his work is done, his aim fulfilled, they will say: we did it ourselves. Lao Tzu

  • Une culture pour développer des leaders pas des chefs
  • Le planning en utilisant des cartes proportionnelles à l’effort (et de l’espace pour la semaine proportionnel à la capacité)
  • L’utilisation de couleur pour différentier la maintenance des nouveaux produits
  • L’utilisation du TDD (Test driven development) ou développement piloté par les tests (on code le test avant la fonctionnalité)
  • Livrer un logiciel fonctionnel chaque semaine au client
  • Uniquement des équipes colocalisée, considérant qu’aucune technologie ne peut actuellement remplacer le fait d’être présent
  • Durée et horaire de travail fixe (40 heures par semaine), considérant que le travail flexible ne l’est pas tant que cela et fait déborder le temps de travail au détriment du reste (et donc n’est pas soutenable pour les personnes… et donc pour l’entreprise). Lorsque les personnes sont hors du bureau, elles le sont totalement (ou Menlo trouve un arrangement temporaire pour permettre le travail depuis la maison pour une période spécifique)
  • Importance de connaitre la façon de répéter quelque chose de la même façon (standard, checklist) permettant l’amélioration
  • Responsabilisation (Accountability), en illustrant l’exemple du processus d’estimation, n’incluant aucune peur et de la transparence en interne et en externe
  • Communication alignée entre l’interne et l’externe. Si vous ne pouvez dire la vérité au monde… alors vous devez changer votre culture…
  • 50% de réduction sur les factures en échange d’actions ou de royalties (gros succès enregistré sur ce point)
  • Réduction de 25% pour de la flexibilité sur la date de livraison (inventé durant la récession de 2008)
  • L’impact important de réussir à « terminer » les choses sur le bonheur des employées

Vous comprenez à la lecture de cette liste que je pense que ce livre mérite d’être lu, même si je vais continuer à travailler pour démontrer la valeur des équipes distribuées et du travail asynchrone sur l’efficacité et le bonheur des équipes.


La photo des bureaux de Menlo Innovation illustrant l’article est issue de l’article de J.D. Booth pour Corpmagazine.com

Etre l’entreprise agile de demain

Ce jeudi 5 juin 2014, j’ai donné une conférence sur le thème du management et de l’organisation, lors du ScrumWine hébergé par Lectra.

Pour illustrer mes propos, j’ai utilisé le cas de eNovance une entreprise qui grandi en restant agile.

Les retours sur la conférence étaient excellents et je remercie tout ceux qui se sont manifestés. Je suis très heureux d’être parvenu à faire passé les messages sur l’évolution des modèles de management au 21ème siècle.

Je suis aussi flatté par les retours indiquant que cette conférence mériterait d’être donné sur de plus gros événements, peut-être même en conférence d’ouverture !

Un grand merci à tous !

Merci également à l’équipe Ayeba qui a contribué à préparer cette présentation.

J’inclus dans cet article le support de présentation que j’ai utilisé pour cette session pour permettre à ceux qui y ont assistés de récupérer les références que j’ai proposé.

Le support n’est pas très explicite sans le discours associé.

Agile et Openstack

Atlanta-How-do-youCe mardi 13 mai 2014, j’ai donné une conférence avec Frédéric Lepied (VP Software Engineering chez eNovance) à l’Openstack Summit qui se tenait ce printemps à Atlanta.

L’objectif de la session était de présenter comment, chez eNovance, nous combinions Agile et Open Source pour faire grandir les équipes et contribuer à Openstack.

are-you-too-busy-to-improve2Pour illustrer les pratiques agiles, j’ai utilisé deux illustrations issues du blog de Hakan Forss dont je vous recommande la lecture. Hakan explique les pratiques et les situations qu’il rencontre en utilisant des briques Lego. L’illustration sur la rétrospective « Too busy to improve » a fait le tour du monde.

Les pratiques agiles misent sur la localisation de l’équipe dans un seul lieu, alors même que les projets open source accueillent des contributeurs de toutes les parties du monde.

De cette contradiction apparente nous avons développé des pratiques dont l’adoption nous semble être une bonne approche pour développer une organisation agile à grande échelle.

Pour ceux qui ont participé aux sessions que j’avais eu le plaisir de donner au Scrumday ou à Mix-IT, le contenu est bien sur très différents puisqu’il n’était pas nécessaire d’expliquer le fonctionnement du projet Openstack.

La vidéo de l’intervention :

 

La photographie d’illustration de l’article est de Cédric Soulas.