A la recherche du bonheur

J’ai eu l’opportunité de donner deux conférences lors des derniers jours. L’une à Raleigh, Caroline du Nord, pour le Red Hat Agile Day le 20 octobre 2015. L’autre à Bordeaux, France, en conférence de clôture du premier jour de l’AgileTour Bordeaux, le 30 octobre 2015.

Les 10 jours qui séparent les deux conférences m’ont permis d’adapter le contenu et le déroulement en fonction des retours que j’avais collectés. Pour ces deux conférences, j’ai choisi de prendre pour base les sessions sur le même thème que j’avais donné en conférence d’ouverture des Drupal Developer Days et à Agile France.


 

Agile

La première phrase du manifeste agile est souvent ignorée.

Nous découvrons comment mieux développer des logiciels par la pratique et en aidant les autres à le faire.

En étudiant cette phrase on comprend mieux l’état d’esprit des rédacteurs du manifeste et les notions d’amélioration continue, d’entraide, d’écoute des autres. On voit aussi que cela pourrait s’appliquer à bien d’autres champs que le développement de logiciels. Et bien sur, qu’il n’y a pas de raison de limiter l’application à une équipe. Ce sont les pratiques et les outils proposés par certains cadres limitent l’application au développement de logiciels ou à une équipe.

Culture

La culture est la partie immergée de l’iceberg que l’on ne peut voir en observant une organisation. On ne pourra voir que les outils et les pratiques. La culture est constituée des principes et valeurs qui s’expriment au travers des actions des membres de l’organisation. Lorsque des pratiques ou des outils sont introduits d’un façon qui ne correspond pas à la culture de l’organisation, même si on peut constater une amélioration initiale, les choses reviennent à leur état précédent rapidement.

C’est ce qui fait dire à Peter Druker :

La culture mange la stratégie au petit déjeuner, la technologie au déjeuner, les produits pour diner et ensuite tout ce qu’il reste.

Une entreprise agile

Lors d’une session de travail avec l’équipe dirigeante d’une petite entreprise (ils devaient être une vingtaine à l’époque), nous recherchions quels étaient les principes et les valeurs de l’organisation. L’équipe savait que l’entreprise était appelée à grandir, et elle voulait conserver la créativité et l’innovation qui avait fait son succès. J’ai eu la surprise que lors de la conclusion de la journée le principe central retenu soit :

Le bonheur des employés

Un principe central articulant l’autonomie, la responsabilité, la confiance, la transparence, la communication et une conviction que grandir en étant agile serait la façon d’accomplir cela.

how-do-feelPour savoir si nous allions dans la bonne direction, nous avons mis en place un sondage demandant chaque jour d’évaluer le niveau de bonheur et de laisser un retour écrit sur ce qui motivait principalement ce niveau. Une façon rapide de collecter des retours sur les points d’amélioration, les choses à poursuivre etc…

C’est lors d’une des sessions régulières d’accueil des nouveaux arrivants qu’une question pourtant simple m’a donné l’envie de creuser plus avant le sujet :

Qu’est que le bonheur ?

Une question simple, à laquelle je n’avais pas de réponse. Tout le monde sait ce que c’est, mais je ne pouvais pas le définir. Je me suis donc inscrit au cours sur la science du bonheur de Dacher Keltner et Emiliana Simon-Thomas de l’université de Berkeley. J’en ai appris plus sur ce qu’était le bonheur, sur les différences entre les personnes heureuses et les autres, et surtout sur comment être heureux.

« Le bonheur est le sens et le but de la vie,le principe et la finalité de l’existence humaine »
Aristote

Pourquoi être heureux ?

Les études scientifiques menées par les chercheurs sur le bonheur montrent ce que parfois l’on devine intuitivement. Les personnes heureuses sont plus sociables, sont plus aimées des autres, plus résilientes, se sentent bien, sont plus coopératives, vivent plus longtemps, sont plus productives, plus énergétiques, ont un système immunitaire plus fort, reçoivent plus de soutien de leur entourage, sont de meilleurs leaders et négociateurs, ont un réseau d’amis plus riche, gagnent plus d’argent, sont plus charitables, sont en meilleure santé, se montrent plus flexible et ingénieux pour résoudre des problèmes.

Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

circonstances-niveau-initial-activitesLa réponse ne va peut-être pas vous surprendre, ce n’est pas une nouvelle voiture, aussi attrayante soit-elle. Ce genre de circonstance aura bien un effet sur notre niveau de bonheur, et nous retournerons ensuite à notre niveau initial plus ou moins rapidement en fonction de la nature de la circonstance. L’information la plus importante que j’ai pu collecter lorsque j’ai suivi ce cours sur la science du bonheur était que 40% de notre niveau de bonheur dépends de nos activités quotidiennes et pas de nos gènes ou des circonstances. Nous pouvons donc faire le choix d’influer sur notre niveau de bonheur.

Comment ?

Tout d’abord en étant positif. En essayant de regarder les circonstances sous d’autres angles. Et en pratiquant cela dans toutes les situations de notre vie quotidienne, dans nos relations avec les autres.

Optimisme

En étant optimiste, et en consacrant du temps en tant qu’individu et en tant qu’équipe à étudier ce que pourrait être le meilleur futur. En s’attacher à créer les conditions pour que les personnes puissent faire de leur mieux. Un des exercices proposés est par exemple d’écrire un auto-portrait de ce qui pourrait être le meilleur de soi même. En consacrant 10 minutes par jour à l’écriture de ce portrait, et en le raffinant sur une dizaine de jours, vous en apprendrez plus sur vous même et sur ce que vous pouvez faire.

Gratitude

En exprimant sa gratitude, et en créant les conditions pour que les personnes puissent le faire dans vos vies. Dans les organisations, cela peut-être à l’occasion des rétrospectives, ou cela peut se faire en mettant en place des Kudos Box, ou en donnant l’accès à des Wow cards. Cela peut-être aussi en se consacrant à l’écriture d’un journal quotidien, ou en encourageant d’autres à le faire. J’encourage les stagiaires ou les nouveaux arrivants à tenir un journal de leur vie dans une organisation, ce qui leur permet de garder une trace de leurs étonnements et de leurs apprentissages qui leur seront utiles.

Gentillesse

En pratiquant la gentillesse, les lettres de remerciement qui étaient courantes dans le passé, ont presque disparue et cela pourrait être une bonne idée de les remettre au gout du jour. Il y a même des personnes qui ont créé une journée mondiale de la gentillesse (le 13 novembre) pour promouvoir ce comportement.

Pardon

En pardonnant, une pratique plus simple à énoncer qu’à pratiquer lorsque vous êtes dans la situation de celui qui pourrait pardonner. Une pratique qui comme la gratitude ou la gentillesse bénéficient d’avantage aux émetteurs qu’aux destinataires. Et dans le cas de la gratitude ou du pardon, cela fonctionne même si les destinataires sont absents.

Carpe Diem

Profite de l’instant présent est une idée facile à comprendre et plus délicate à pratiquer. J’aborde ici différentes notions celles du flux de Mihaly Csikszentmihalyi qui permet de comprendre ces moments ou l’on constate que le temps a filer et que nous étions incroyablement concentré et efficace, des moments qui surviennent également en équipe et que l’on peut retrouver grace aux vertus de la focalisation et en minimisant les interruptions. J’ai même vu une équipe qui se synchronisait en utilisant des pomodoros pour s’affranchir des interruptions. Comme le recommande Philip Zimbardo le meilleur mix passé, présent, futur serait de vous connecter aux choses positives de votre passé qui vous constitue, de voir dans le futur ce qui vous aidera à déployer vos ailes pour de nouvelles destinations, et l’énergie de profiter du présent pour explorer, vous même, les autres, d’autres lieux…

Célébration

Savourez les petits plaisirs de la vie est une attitude de chaque instant. Célébrer ses propres succès, les succès de l’équipe ou de l’organisation est une activité importante et finalement peu habituelle. De nombreux modes de célébrations peuvent être envisagés comme créer une exposition du travail des équipes comme il est proposé dans Workout de Jurgen Appelo.

But

Célébrer des succès sous entends que vous avez défini des buts. Les multiples études scientifiques sur le sujet démontrent que ces buts doivent correspondre à des motivations intrinsèques et que les incitations extrinsèques comme l’argent par exemple ne fonctionnent pas. Dans la définition de vos buts, préférez des choses qui vous approche de quelque chose, que des buts destinés à vous éloigner de la situation actuelle. C’est pour cette raison que j’apprécie l’approche des OKR (Objectives and Key Results) car la définition des objectifs et des résultats clés est le fruit d’une conversation avec l’ensemble des équipes et non pas quelque chose d’imposé hiérarchiquement. C’est aussi l’opportunité de ne pas regarder les objectifs comme étant atteint ou non, succès ou échecs, mais de considérer que l’on cherche à se diriger dans une direction et que chaque pas dans cette direction est un succès partiel que l’on peut donc célébrer.

Nourrir les relations

Contribuer à un objectif plus grand que soi. Le faire avec des personnes avec lesquelles vous appréciez être. Constituer votre tribu, votre troupe, le groupe avec lequel vous pouvez être connecté, avec lequel vous pouvez partager, apprendre. Votre environnement a une importance importante sur votre capacité à faire. Vous entourez de personnes passionnées est un moteur extraordinaire. Vous pouvez donc être ce moteur pour les personnes qui vous entourent.

Corps et Esprit

« Un esprit sain dans un corps sain. »

Cette citation de Juvenal que l’on répète depuis… Faites pour nous rappeler que nous avons un corps et que lorsque nous en prenons soin cela a une influence sur notre esprit, et que l’inverse est également vrai. Au delà du sport, une activité idéale à pratiquer à plusieurs, avec des relations personnelles ou professionnelles, la méditation est une porte pour avancer sur le chemin du bonheur.

L’équilibre

Le bonheur au travail sous entends que nous pourrions être heureux ou malheureux en fonction de l’endroit ou l’on est. L’idée d’équilibre vie privé, vie professionnelle créé une frontière entre deux mondes ou nous ne seriont pas les mêmes personnes. Peut-être est-il temps de n’être qu’une seule personne pour cette vie, sans devoir afficher un masque professionnel qui nous ferait souffrir et ferait souffrir les autres ? Peut-être est-il temps d’être nous-même heureux dans la vie ? Et peut-être que cela commence par nous et par notre sourire ?

 

Un grand merci pour les retours dont vous m’avez fait part lors des conférences et pour vos messages sur twitter.

 

Quelques références pour aller plus loin :

ALE15 meilleure conférence de l’année

Je suis tout juste de retour de ALE15, la cinquième édition de la conférence auto-organisée du réseau Agile Lean Europe. Comme toujours, je me sens vraiment bien lorsque je suis de retour, et je trouve que cette édition était la meilleure… Je commence à m’habituer à ce ressenti, comme je n’ai manqué qu’une édition, en 2013, depuis le début de l’aventure.

Pourquoi est-ce si spécial ? Que se passe-t-il dans cette conférence ?

Bien, il y a de nombreuses choses que je pourrais mettre en avant.

La première, c’est auto-organisé. Cela signifie que tout le monde peut contribuer à l’organisation de l’événement. Pour chaque édition, plusieurs personnes se rassemble sur un sofa pour accomplir la mission de ce sofa. Par exemple, j’étais (avec d’autres) impliqué dans le sofa dédié au programme de la conférence, d’autres étaient impliqués dans le sofa de la finance, d’autres encore dans celui du marketing et d’autres dans celui des époux et enfants.
Lorsque vous choisissez de contribuer à un sofa, vous pouvez contribuer 5 minutes de votre temps pour une suggestion, ou investir bien plus, c’est votre choix, pensez juste à informer les autres lorsque vous lâcher un sujet afin qu’ils puissent s’adapter.
Sur la photo, vous pouvez voir la liste des organisateurs de cette année. Un grand bravo à mes pairs ! C’était top de faire cela avec vous !

Le seconde, il y a un programme pour les époux et enfants, cela veut dire que vous allez voir des enfants courir dans les allées des salles de conférence, jouer à des jeux, ou monter sur la scène pour une keynote. Cela veut dire que pour cette conférence vous pouvez être vous même parmi vos pairs et votre famille. Les enfants adorent, ma fille demande chaque année si nous allons bien à l’édition suivante avant même que nous soyons partis de celle en cours. La conférence est planifiée fin août, juste avant le retour des enfants à l’école spécialement pour cela.

La troisième, une partie du programme est réservée à un forum ouvert (open space), ainsi le programme de la conférence est défini en fonction des choses les plus importantes pour les participants sur le moment. Cette année, j’ai eu le plaisir de faciliter l’open space avec mon ami Pablo. C’était top et nos expérimentations ont plutôt bien fonctionnées.

Première expérimentation, comme les participants viennent de toute l’Europe (et plus) nous leur avons demandé de montrer l’opportunité babel en présentant leurs sujets d’abord dans leur langue maternelle puis en anglais. C’était étonnant de constater la différence de langage corporelle entre les deux présentations, et c’était bien plus énergisant et amusant d’entendre des langues que nous ne sommes pas habitués à entendre (voir pas du tout pour certaines).

Deuxième expérimentation, comme nous étions environ 180 personnes pour l’open space, nous savions que nous aurions au moins 12 groupes en parallèle et nous voulions que les groupes partagent leurs découvertes avec tous. Nous leur avons demandé de préparer une restitution de leurs travaux sur une feuille de paperboard et de résumer leur découverte en un tweet avec le hashtag #ale15. Nous avons organisé 20 minutes de restitution globale après chaque session de 40 minutes en sous-groupe.

Troisième expérimentation, comme nous partagions l’avis avec Pablo qu’un des grands bénéfices de l’utilisation du format open space est le but commun, nous avons tenté de proposer un but commun pour l’open space d’ALE15… et cela n’a pas du tout fonctionné… Mais nous avons survécu car c’était une expérimentation 😉

Et bien sur, un peu de magie de la part de grands orateurs et en provenance de grandes discussions.

2015-08-26 09.44.26Chris Matts a mis des mots sur un étrange ressenti lors de son discours d’ouverture le premier jour, il a expliqué l’évolution du mouvement agile en utilisant le modèle d’adoption de produit et d’autres modèles, et expliqué que l’arrivée de cadre permettant de passer l’agile à l’échelle avant que les histoires permettant d’inventer ces cadres n’existent. Plus sur cette idée dans son article.

Dans son discours d’ouverture du deuxième jour, Olaf Lewitz, nous a fait expérimenter un exercice de mémorisation qui a bien fontionné : « options have value, options expires, never commit early unless you know why » a été twitté de nombreuses fois, il a démontré dans son discours les méfaits de la polirasation et notre responsabilité dans la recherche d’intégration.

Beaucoup d’inspiration pour nos métiers que nous devrons ramener doucement dans nos organisations comme le recommande Rachel Davies dans son discours de clôture de la conférence.

J’ai également eu le grand plaisir de jouer une nouvelle fois l’expérience des billes rouges de Deming, une belle expérience et une belle conversation, les principes de Deming sont tellement actuels.

La suite ?

ALE16 bien sur, vous allez pouvoir contribuer à l’organisation de la prochaine édition de l’événement en vous asseyant sur l’un des sofas. Suivez :
Agile Lean Europe (ALE) sur linkedin et ou sur Twitter

PS : Cette édition était un peu difficile sur un plan personnel car Isabel, mon amour de partenaire (dans la vie et dans les affaires) a du supporter un épisode médical dévastateur. Je la remercie pour son support car elle m’a demandé de respecter l’engagement que j’avais fait à la communauté ALE et aussi pour permettre à notre fille de venir s’amuser avec ces pairs dans le programme pour les enfants.

ScrumWine #15.2

Une nouvelle édition du ScrumWine s’est déroulée le jeudi 4 juin 2015. Nous étions pour l’occasion accueilli par CDiscount. Je remercie au passage Isabel pour l’organisation et adresse toutes mes félicitations à Damien Tourette, papa depuis la veille ! Notre hôte, Lionel Richer, expliquait dans son introduction que malgré une découverte récente de l’agile, 60 personnes travaillaient à présent en agile et que le bénéfice du rapprochement des métiers et des équipes de développement était remarquable.
Les actualités ont permis ensuite de mettre en avant les prochains événements consacrés à l’agile. Agile France bien sur, programmé pour les 18 et 19 juin, et pour lequel j’aurais le plaisir de donner une version courte et en français de ma conférence sur le bonheur au travail (Happiness is Coming). ALE 2015 qui se déroulera cette année à Sofia, toujours au cours de la dernière semaine d’aout, évènement remarquable puisqu’il inclut époux et enfants, ce qui augmente le niveau d’énergie positive de l’événement. Je termine par une mention pour AgileTour Bordeaux qui a annoncé la date de la prochaine édition pour les 30 et 31 octobre 2015.
Olivier Patou a relevé avec succès le challenge de la présentation en 5 minutes avec une présentation sur les histoires utilisateur : Comment faire de bonnes User Stories ?
Le programme proposait ensuite 2 sujets en parallèle :
– de l’OODA loop à l’innovation collaborative par Emmanuel Henriot, session qui a reçu un très bon accueil, et j’ai donc essayé de convaincre Emmanuel de la proposer pour AgileTour Bordeaux, car je n’ai pu y assister… puisque je proposais aux participants de jouer à :
Lego4Devops, un jeu simulatif utilisant les mêmes boites de Lego que le célèbre Lego4Scrum et dont j’avais participé à la mise au point lors de la dernière édition de Agile Games France. La version 1.0 est donc bien jouable sur un temps court, moins de 60 minutes, mais il semble préférable de pouvoir y consacrer plus de temps afin d’être moins pressé pour les explications initiales et avoir l’opportunité de réaliser plus d’itérations. Nous avons eu la possibilité d’avoir 2 équipes de 7 joueurs en parallèle, ce qui nous a également permis d’identifier de nombreuses possibilités d’amélioration. Nous sommes en train de compiler de façon collective ces idées d’amélioration afin de les proposer pour une prochaine version. Merci à Christophe Héral pour avoir contribué à la facilitation du jeu, et bien sur merci à tous les participants !
Rejoignez le groupe pour poursuivre la conversation et construire la prochaine édition :
https://groups.google.com/forum/#!forum/sug-bordeaux

2015-06-04 18.26.30Et merci à Emma pour son aide 🙂

Open Space @ AgileTour Bordeaux

L’édition 2014 de l’AgileTour Bordeaux se déroulait pour la première fois sur 2 jours.  Le samedi après-midi était consacré à un Open Space (ou Forum Ouvert) que l’équipe d’organisation m’a proposé de faciliter.

Qu’est-ce qu’un Open Space ?

L’Open Space est une méthode pour structurer les conversations d’un groupe de personnes. Vous pouvez trouver plus d’information sur la fiche Wikipedia ou sur la fiche OpenSpaceWorld.

Le déroulement de celui de Bordeaux :

  • Ouverture
  • Proposition des sujets et construction de la place de marché
  • Première session d’ateliers (4 en parallèle) – 45 minutes
  • Restitution à l’ensemble du groupe
  • Revue de la place de marché
  • Deuxième session d’ateliers (5 en parallèle) – 45 minutes
  • Restitution à l’ensemble du groupe
  • Cloture

 

De très bons retours sur cet Open Space avec notamment :

  • L’envie d’en organiser d’autres au cours de l’année (et même dans d’autres domaines que l’agilité)
  • L’envie d’utiliser le principe des  restitutions à l’ensemble du groupe pour d’autres événements
  • La satisfaction des personnes ayant participé (qui voulait tous recommender à leurs amis de participer à un Open Space)
  • Les retours de Chris Deniaud
  • Les retours d’Isabel Monville

Très heureux que cela ait bien fonctionné pour ce deuxième Open Space de la semaine pour moi, puisque j’en avais facilité un le mercredi pour l’équipe eNovance à Paris 🙂

1500 développeurs dans mon équipe

1500 développeurs dans mon équipe est le titre de la session que j’ai eu le plaisir de donner lors de l’édition 2014 l’AgileTour à Bordeaux.

J’apprends l’agile depuis déjà longtemps en pratiquant et en partageant les valeurs, principes et pratiques avec des clients et d’autres pratiquants. Et c’est peut-être depuis que j’interviens au contact d’Openstack, un logiciel libre d’infonuagique (ou si je parle en presque français “a cloud open source software”) que j’ai appris le plus.

Ce que j’ai appris ? 

2014-10-31 15.15.17J’ai appris que l’on pouvait créer un produit avec une équipe de 1500 développeurs répartis sur tous les continents, que l’on pouvait avoir la certitude de délivrer les nouvelles versions à date fixe tous les 6 mois, que le processus de revue de code apportait beaucoup plus de bénéfices que ce que j’imaginais au départ, que la gestion des branches de développement pouvait être plus simple et plus efficace. J’ai aussi appris que la socialisation, l’accueil des nouveaux arrivants, le maintien du lien était une chose très importante… 

L’idée de cette session est de partager ces apprentissages pour que vous puissiez vous en inspirer dans vos organisations.

Et bien sur, il ne s’agit pas de « mon » équipe, mais de l’équipe qui contribue à Openstack… Et il n’était pas 1500, mais 1419 à avoir contribuer à la 10ème version JUNO publiée le 16 octobre 2014.

La photo d’entête est de Anne Gentle (License Creative Commons 2.0) Il s’agit de la vue de la salle pour la Keynote d’ouverture lors du Summit à Hong Kong en Novembre 2013.

ALE 2014 – deuxième et troisième jour

Cet article évoque les deuxième et troisième jour de la non-conférence 2014 du réseau ALE (Agile Lean Europe). Le résumé du premier jour est ici.

Ce deuxième jour de la non-conférence ALE 2014, débute par une session par Josef Scherer, Self-designing Feature Teams @BMW. Pour influer sur la culture d’une grande organisation, Josef explique qu’il est nécessaire d’établir une structure permettant à la culture d’exister ou d’évoluer. Josef a ensuite présenté les structures d’atelier permettant à des équipes de se recomposer en équipe dédiée à des fonctionnalités (et non plus par role dans un processus en cascade) et cela en moins d’une demi-journée.

Stephen Parry prenait la suite avec un approfondissement de sa session de la veille pour créer une organisation en capacité d’apprendre et de s’adapter. Stephen parle ici de créer les conditions, le climat permettant le développement de cette culture. Stephen a présenté l’application du diagnostique Climetrics mesurant le climat dans les organisations suivant 4 axes : Engaging, Learning, Leading, Improving. L’exemple présenté montre que pour passer d’une organisation « diriger et contrôler » il ne s’agit pas d’avoir des objectifs d’amélioration continue, mais une transformation complète de la façon de faire. Comme dans les exemples de la première session, ce sont les équipes qui ont dessiné la nouvelle organisation (et pas le management).

Paweł Pustelnik présentait comment créer et faire croitre la culture de leur organisation Future Processing. La culture se voit dans l’atmosphère, dans le climat présent dans l’équipe, dans les valeurs que les membres partagent.

Great Software… because we put people first.

J’ai trouvé intéressante l’idée d’habiller un des couloirs de l’entreprise avec les événements importants de l’entreprise depuis sa création, ainsi que celle du mur de photo de toutes les personnes de l’entreprise, également importante. Le support de Pawel est ici.

J’ai malheureusement manqué les sessions de lightning talks (probablement le meilleur me dira plus tard Pablo).

Les sessions de Pecha Kucha (20 slides x 20 secondes) était excellentes :

  • Christof Braun – Trust me – this is important
  • Alberto Brandolini – The final words about software estimation
  • Martin Klose – Coderetreat – perfect practice makes perfect
  • Pawel Brodzinski – Building Teams – We got it all wrong!

J’ai butiné au cours de ces sessions open space et participé à une seule excellente session celle de Sabina Abdulajeva qui nous faisait prendre conscience de notre corps.

Felienne Hermans concluait cette deuxième journée en proposant : « Putting the science in computer science« . C’était assez amusant d’essayer une approche scientifique sur une question troll : « quel est le meilleur langage de programmation ? ». Il s’avère que la réponse des participants ne dépends d’aucun des critères que l’on entends régulièrement cités pour défendre tel ou tel langage, mais dépends principalement de la disponibilité de librairies open source.

Le troisième jour débutait par la Keynote des enfants. J’ai oublié de préciser que ALE est une conférence à laquelle les époux(ses) et les enfants sont invités à participer ce qui contribue également à une ambiance particulière. Les enfants ont donc préparés une keynote au cours de laquelle l’ensemble des participants ont contribué à peindre une fresque avec leurs mains.

J’ai ensuite proposé une session « The Agile and Open Source Way » et j’ai obtenu enfin les feedbacks qui vont me permettre de faire évoluer radicalement le contenu de la session et d’augmenter son impact et son utilité (un grand merci pour ceux qui ont pris le temps de me donner des feedbacks).

C’est Olaf Lewitz qui a gagné l’opportunité de proposer un talk surprise. Il a choisi de nous proposer sa session « De-scaling your organization« . C’était excellent et inspirant, à la fois sur le contenu et la façon de le proposer.

Pour les lightning talks, l’émotion du moment ne fait retenir que le talk que ma fille Emma (12 ans) a donné (et en anglais). Merci à tous les participants pour leur enthousiasmes et leurs retours positifs.

Les sessions de Pecha Kucha du jour étaient excellentes également :

  • Oana Juncu – Key ingredients of storytelling
  • Antonio López – Using Social Network Analysis for an Agile transformation
  • Shannon Jean Ewan – Agile processes evolve. Agility is here to stay

J’ai participé à deux sessions open space, celle proposée par Olaf Lewitz nous a fait découvrir le personality poker et nous nous sommes dit avec Pablo que nous allions le traduire en français, et une en vue de la préparation de la conférence de l’année prochaine : ALE15 (oui j’y pense déjà et j’y serai).

Jennie Jepsen assurait la Keynote de cloture et faisait une nouvelle fois référence à la science (celle du fonctionnement de notre cerveau cette fois) pour expliquer nos problématiques de transformation.  Cela a au moins le mérite de rappeler que lorsque l’on dit science, on dit approche scientifique et qu’avant de s’intéresser à des résultats, il faut s’intéresser aux protocoles des expériences.

Un grand merci à Future Processing pour ces actions dans le cadre du sponsoring de cette édition ALE : Massage (avec les masseuses qui travaillent habituellement chez eux à temps plein), Soirée… et j’ai même gagné un cadeau en donnant une définition de ce qu’était faire du développement agile : « Build a product with all the emotions and intelligence of the team ».

Un grand merci à tous les participants, intervenants, organisateurs (quelque soit leurs roles) pour cette excellente édition !

Les liens depuis les noms des intervenants cités pointent sur leurs comptes Twitter, et je vous encourage à les suivre !

Les photos d’Olaf, de Pablo, de Tomek, de Antonio

Etre l’entreprise agile de demain

Ce jeudi 5 juin 2014, j’ai donné une conférence sur le thème du management et de l’organisation, lors du ScrumWine hébergé par Lectra.

Pour illustrer mes propos, j’ai utilisé le cas de eNovance une entreprise qui grandi en restant agile.

Les retours sur la conférence étaient excellents et je remercie tout ceux qui se sont manifestés. Je suis très heureux d’être parvenu à faire passé les messages sur l’évolution des modèles de management au 21ème siècle.

Je suis aussi flatté par les retours indiquant que cette conférence mériterait d’être donné sur de plus gros événements, peut-être même en conférence d’ouverture !

Un grand merci à tous !

Merci également à l’équipe Ayeba qui a contribué à préparer cette présentation.

J’inclus dans cet article le support de présentation que j’ai utilisé pour cette session pour permettre à ceux qui y ont assistés de récupérer les références que j’ai proposé.

Le support n’est pas très explicite sans le discours associé.