Création monétaire

Suite à une discussion sur les différentes façon de financer le revenu de base (que j’ai abordé à plusieurs reprises sur ce blog), nous en sommes venu à parler de la façon de créer de la monnaie aujourd’hui.

La monnaie est de nos jours créée par jeu d’écriture entre les banques et les emprunteurs, la création de monnaie se fait sous forme de dette, le remboursement détruit de la monnaie.

Les Etats ne peuvent pas créer de monnaie sans s’endetter sur le marché bancaire. Il est souvent fait référence à la loi de 1973 clarifiant la relation entre l’Etat et la Banque de France pour expliquer cela.

Autoriser les Etats à emprunter sans intérêt directement auprès de la banque centrale afin que leur besoin en finances ne s’assortissent pas d’un poids d’intérêt complémentaire aurait un effet intéressant sur l’assainissement de nos finances publiques (en 2011 la France avait une dette de 1700 milliards d’euros… et avait en 40 ans payé 1400 milliards d’intérêts).

La création monétaire est synonyme d’inflation (l’élément unitaire de monnaie vaut moins si il y a plus de monnaie en circulation) les intérêts que payent les états lorsqu’ils empruntent protègent de l’inflation ceux qui disposent de capitaux initialement.

A la vue de l’accumulation de richesse qui s’est produite depuis que ce système est en place, on ne peut que constater son efficacité. L’accroissement rapide des inégalités qui l’accompagne, risque de conduire à une explosion du système. Le fait que les plus riches soient plus riches ne rend pas les plus pauvres moins pauvres comme il a été dit de nombreuses fois, lorsque l’on a progressivement plafonné ou supprimé les impôts pour les plus riches.

Utiliser la création monétaire pour financer une part du revenu de vie permettrait de mettre en circulation la nouvelle monnaie créée directement dans les mains des Européens.

L’effet de circulation de cette nouvelle monnaie serait probablement libérateur de beaucoup d’énergie.

Pour en savoir plus, l’article de Wikipedia sur la Création Monétaire peut-être une première base de lecture.